‹ Traité de photographie sur papierChapitre 8 sur 59 · II. ACIDE ACÉTIQUE · texte numérisé non relu

II. ACIDE ACÉTIQUE

L’acide acétique employé clans la photographie est l’acide pur et cristallisable. Cet acide est incolore, d’une odeur vive et pénétrante. 11 cristallise à une température de 17 degrés au-dessus de zéro.

On le prépare de la manière suivante :

Acétate de soude desséché. . . lk.ôOOg.

Acide sulfurique . . . 4 500

On dessèche l’acétate de soude à une douce chaleur dans une marmite de fer ou de terre, en évitant de faire entrer le sel en fusion, puis, lorsqu’il est sec et pulvérulent, on l’introduit dans une cornue lubulée de 3 litres de capacité au moins, munie d’une allonge dont le bec recourbé vient s’engager dans des flacons droits ordinaires, qui servent de récipient et que l’on peut changer à volonté.

Lorsqu’on a versé l’acide sulfurique dans la cornue, on remue par la tubulure avec une baguette de verre, aussitôt

la masse s’échauffe et la distillation commence ; lorsque la distillation se ralentit, on place quelques charbons allumés sous la cornue et on continue ainsi l’opération; elle est terminée lorsque toute la masse est en pleine fusion.

L’acide acétique obtenu par le procédé n’est pas pur; il contient des traces d’acide sulfurique, qui pourraient nuire au succès des opérations. On s’en débarrasse en soumettant l’acide acétique à une nouvelle distillation, après y avoir ajouté trente grammes d’acétate de soude.

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