ipltal ries oispauT
[1. XVn . fig, 7 et 14. Corutiiic m..nii;i(:c.
L'occipKal des oiseaux diffère complètement de celui des quadrupèdes pour 83 forme et les parlies du système nerveux avec lesquelles il se trouve en. co?i- (act. Nous n'outrerons pas ici dans les détails de toutes les variétés de forme qu'ilprêsenlc dans les nombreuses familles des «enres, des ordres, des classes et des espèces ; nous ferons seulement ressortir les caractères généraux qui lui sont propres. Avant d'catrer dans aucune description' , nous croyons nécessaire d'avertir qu'il sera seulement question ici de l'occipital sépafè des os du crâne, lorsque l'oiseaa est déjà arrivé à un certain âge, c'est-à-dire lorsque les es, bien que désarliculables , ont à peu près le volume qu'ils présenlafont clicz l'animal adulte. Nous faisons cette observalion afin que les personnes qui ont consulté les ouvroges des anatomises qui oui ttudié les os des animaux, lors de leur naissance, ou même quelque, temps avant, soit sous le point de vue de leur développement scuicmcul, ou pour mieux saisir les analogies'que ces os présentaient dans les diverses classes des vertébrés; afin, disons-nous, que ces personnes sachent bien que notre travail s'éloignant complètement du genre de celui auquel ces savans se sont livrés , nous avons dû nécessairement passer sous sileuTce l'histoire des analogies de forme et de situation do ces os; analogies qui sont bien loin d'être démonfrées , puisque tous les auteurs qui ont écrit sur ce sujet ne sont pas encore parfaitement d'accord (]).
Après avoir désarticulé avec soin les tètes de quatorze jeunes oiseaux ap-
parleuaat à diverses espèces, nous avons cooslammeiit, obtenu, huit pdeoes
comme celles qui sont représentées, pi. XYU, vuesen dehors..et> par leur
face interne. Elles se composent , 1" des fig. 1 et 2, représentant lès frontaux ;
; doi ûg. y et 4, lés ptiriélaùx; des fig. S et 6, les temporaux, enfin; de la fig. 7,
l'os occipital. Nous ferons nos descriptions sur ces pièces, telles qu'elles nous
r-iont été présentées par la nature; nous nous attacherons st^rtout, mais.lors-
uqu'ilsera question des variétés de fonctions cérébrales chez les oiseaux , nous
-nous attacherons, disons-nous, à faire voir les rapports qui existent entre
ces fonctions et la conformation du cerveau, et consèquerament celles des os
da crâne. ' .
L'occipital , comme on le voit , parait fermé chez les oiseaux de deux parties
(I) On peut ron.'iiiltcr , pour l'histoire îles analoî;ies enlre les os du crâne des oiseanx et ceux lies {[uailr.ipèdcs, les ouvra2;es suivans : Cl'Vier, Analoniie comparée; Geoi froy-St.-Hi- LAir.E. Aimalis du Mii.<;éiim; Hî'rissakt, Mémoire de l'Acadcmie des Séieiices ; Yicqd'Azir, Meiiuùrs suti'aualumie des oistâux. ,
DE pnatiNOl-OGlK.
bien dislincleâ : rune largo, fig. 7 , indiquée par les w o , îi, 5 , et les lettres c, a, a ; l'autre mince , longue ,n , n , n , ayant la forme d'un triangle dont la base se trouve en arrii?re. Voici quelles sont les choses essentielles à connaître dans l'une et l'autre de ces deux parties : l-au milieu et en haut, une surface arrondie et renflée , c ; elle répond au cervelet qui se trouve composé d'anneaux transversaux , voir la pi. LXX. Dans la famille des becs-fmsoii le crâne offre peu d'épaisseur, on aperçoit aisément ceux-ci à travers cette partie du crâne (1).
Au-dessous de la saillie cérébelleuse, se remarque le trou occipital, p,dont hî forme est arrondie dans celte espèce ; sur les côtés du trou occipital, deux surfaces bombées, répondant aux canaux demi-circulaires, très-développés cliez cet oiseau ; voir la fig. 2 de la pi. I his. La partie moyenne du bord inférieur du trou occipital, présente une espèce de petit tubercule arrondi, y, destiné à s'articuler avec la première vertèbre cervicale. Toute la surface marquée S, S, 5, est assez inégale : elle se termine à l'épine triangulaire dont nous avons déjà parlé, n, n, n; celle-ci n'offre rien do remarquable pour le phrénologistc ; elle s'articule vers sa partie moyenne avec les os palatins.
Vu par sa face interne, fig. 14, l'occipital des oiseaux nous présente les objets suivans , en procédant de haut en bas : au milieu , une cavité, c , logeant le cervelet et présentant des dépressions transversales, répondant aux divisions de cet organe; au-dessous de cette fosse, l'orifice interne du trou occipital, p, sur les côtés duquel, et plus en dehors, se voient deux fosses assez profondes, k, k, elles sont occupées par les lobes postérieurs des hémisphères cérébraux. Devant le trou occipital se remarque une dépression assez large, m : elle loge la partie la plus renflée de la moelle alougée , et se trouve en contact avec sa face inférieure ; devant cette dépression , s'en remarque une autre beaucoup plus petite , 9 : elle est occupée, dans l'état frais , parle corps appelé glande pitui'aire ; sur les cotes de la cavité logeant ce corps, s'en voient deux autres beaucoup plus grandes et plus profondes, b, b. Leur étendue est toujours proportionnée au volume des parties des corps bijumeaux qu'elles reçoivent ; voir la pi. LXX , fig. S ; en dehors de ces cavités et dans le point marqué z, l'occipital parait formé de deux lames, l'une externe et l'autre interne, entre lesquelles se trouve reçu le bord postérieur du temporal. La lame externe est la plus saillante , elle dépasse l'autre , et forme , du moins dans cette espèce, une sorte de petite conque à l'orifice du conduit auditif externe.
La surface interne de l'appendice triangulaire, o, o, o , n'offre rien de remarquable : c'est sur elle et vers sa partie moyenne que repose une petite lame osseuse appartenant à l'os clhmoïde , et qui se soude avec elle dans l'âge adulte.
(1) Dans certaines espèces d'oiseaux , tels que les canards, les oies , pi Lî et pi. LUI , ou trouve deux trous ovalaircs placés Je cLafjue côté de cette saillie.
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II résiille des observalions précédentes, que l'occipital des oiseaux diffère surtout do celui de riionime , du singe et des quadrujièdes, en ce qu'il renferme des jtarlies que nous ne relrouvons pas chez eux , dans la mémo régiou du criine : ce sont les tubercules Lijumcaux elles organes de l'ouïe.