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indépendants de la volonté. Le D r A. Combe a examiné tin nombre considérable île suicidés déposés à la morgue, à Paris, et a constaté que chez tous l'espérance était en général faible, la circonspection et la destruetivUé très-fortes; j'ai Tait moimême un grand nombril d'ohseri-atious de «■ne espèce.
On trouve des cas de maladie de cet organe non-seulement dans les hospices d'aliénés, mais encore dans la vie privée. Gall rapporte qu'à Vienne il donnait des soins à deux pèresde famille , vivant dans l'aisance , et qui néanmoins étaient nuit et
jour tourineuiùs par tics appréhendons sur le sort de leurs femmes et de leurs enfants, qu'ils croyaient exposés à mourir de faim; les assurances les plus positives do la part de leurs amis ne purent jamais leur faire eo m prendre que leurs craintes étaient chimériques. Après leur suérison, ils no souffraient j.l.i , .|.i"..r, |- ur p>rl.1t •!•< I> m' nul. ■-[■•'. d ■«*■ !.■ - i l * ■ ■ tomber. Leur caractère avilit toujours été mélancolique.
Pïuel, en traitant de la mélancolie, rapporte plusieurs cas de maladies de l'organe de la circonspection, i Un militaire distingué, • dit-il , • après avoir sui vi sou pays pendant cinquante ans, fut attaqué du celte maladie; il fut d'abord sujet à de vives émotions pour les causes Its plus légères ; si , p;ir exemple, il entendait parler de quelque maladie, il croyait aussitôt on être attaqué; s'il était question de folie, il croyait sa ru'- n tpr(» i l s* r. dr jil ■ li. ? lui |.l,-.r, ■ l'ir,.-|in.-|ir.|. ï . | ■> ui . monté d'idées mélancoliques; luui était pour lui sujet d'alarmes; cntrail-il dans une maison , il craignait qmr le parquet ne s'affaissât sous ses pieds; il ne passait pas un jour sans frayeur; cependant il se munirait brave lorsque l'honneur l'exigeait. •
Les maladies de cet organe affectent des formes variées; il est toujours inutile de cbcrelier à a^ù' sur le mural du malade par le raisonnement; car la maladie consiste dans un dérangement physique d'un organe corporel, et tout ce qu'on pourrait retirer d'une démonstration bien évidente de l'absurdité des
craintes, ce serait peut-être un changement d'objet de terreur, mais aucun allégement dans l'appréhension douloureuse même (i).
Gall assure que cet orgùne est très-développé chez les animaux qui ne sortent que la nuit: tels que le chat-huant, la chauve-souris; de même que chez ceui qui ont coutume d'4tablir des sentinelles pendant qu'ils paissent: tels que l'oie, le chamois, la grue, l'élourneau et la busc.Ilest, en général, plus fort dans la femelle que dans le mâle. Gall l'apporte plusieurs faits curieux destinés à prouver que son action est plus énergiquechei la femelle. Ainsi, sur vingt écureuils tués par lui à lu chasse, il ne se trouvait pas une seule femelle, quoique lu saison pendant laquelle elles nourrissaient leurs petits fut passée. Sur quiiruiKe-qiiiilrc cluls qu'il prit 'Unis l'espace du li'uis mus ibus son jardin, il se trouvait seulement cinq femelles. On tua, pendant la durée d'un hiver, cinq cents ours dans deux provinces de Virginie, au nombre desquels il se trouva seulement deux femelles. Un rapport officiel sur les loups détruits en France depuis le I" janvier 18IG jusqu'au 1" janvier 1817, publié par ordre du comte de Girurdin, capitaine des chasses royales, porte le nombre des loups à 189i, sur 522 louves. C'est toujours une femelle qui marche à la léle d'un troupeau de chèvres, et on sait avec quelle circonspection elle veille à la sûreté do tous. Les troupeaux de bœufs, lus chevaux et les autres animaux qui sont assez courageux pour se défendre, sont conduits pur un mâle , parce que la combativité est généralement plus forte chez ces derniers. Le fait de la plus grande circonspection des femelles, résulte encore de divers articles du Journal des régions arctiques, publié par le capitaine
(l)Voyei A. Comhe, Obsercatiant «r l'aUéantirn mentait, p. ilil , 381; et ton Enaitar ikypocowlrii iiiïi'n 1 flans lu JuhnkiI t'bTcttiihyiqur , III. M. \ iiii.M Triinsticùntii ,1.- lu .uTi-'-l,- il- t'Iif'-Hniaqie. Mil] iiih.ni i f, P, S13.
Franklin. <Un fait extraordinaire,» dit-il, ■ c'est que de Ions les Indiens que j'ai interrogés sur leur chasse, je n'en ai trouvé qu'un seul qui m'ait dit avoir tué une ourse pleine. >
On pourrait objecter que le nombre des mâles est plus grand que celui des femelles; mais cet excédant des miles n'alleint pas à la vingtième partie de la différence qu'on remarque dans le nombre de ecux que les chasseurs tuent.
Eu général, les métaphysiciens ne traitent pas de la < crainte ■ ou de la tendance instinctive à prendre des précautions, comme étant un principe spécial de l'esprit ; néanmoins , son existence et son utilité sont reconnues par lord Kamcs. • Il n'est pas, > dit-il, ■ au pouvoir de rinn^iiiatii'ui do concevoir une chose plus propre à atteindre son but, que le sentiment instinctif de la crainte; car son action s'éveille instantanément à la moindre apparence de danger. Cette passion résulte si peu de la raison, qu'elle agit fréquemment contradicloircment ù elle: Un homme pourra (lillii'ilemutit s'ouijul-ulior de baissur la tète pour éviter un coup qu'on feint de lui porter, quoiqu'il sache que ce n'est qu'un jeu. Il ne pourra pas non plus s'empêcher de formel 1 les yeux à l'approche d'un coup dirigé vers ces organes, quand mémo sa raison lui dit qu'il n'y a pas le moindre danger (i). ■ Le D r Thomas Bronn range la mélancolie parmi les émotions primitives; elle est un effet de celte faculté dans un état d'activité modérée mais constante.
Cet organe est plus fort chez les Anglais, les Écossais et les Allemands, que chez les Français de la race celtique; il csiégalemcnt plus proéminent sur la tête des Anglais qne sur celle des Turcs. M. Forster, employé civil dans les établissements anglais à Madras, revint par terre du Bengale en Angleterre, en 1782, déguisé en Turc. Dans les aventures sans nombrequi lui arrivèrent, Il sut toujours maintenir son déguisement, exil) Klrmrnfj of Crilicitm , 8' Mit., 180S, vol. I, fl. 08.
ceplé dans une seule circonstance où il fut reconnu comme étranger parcenii'i'i riavail pas une téle turque. <Un marchand géorgien, • dit M. Forster, t qui occupait une chambre voisine de In mienne ( il clait à Cachemire ) et qui élailun Tort agréable voisin, ne me paraissait pas ajcntei beaucoup de foi a mon histoire; cl, un jour, luayti ni demande la permission d'examiner ma léie, il me dit quu j'élais chrétien. Quelques jours après, il m'expliqua cime prouva, par corn parai son, que les télés des chrétiens étaient plus large» en arrière et plus aplaties au sommet; <|iic celles des inalnimétans étaient plus étroites, et affectaient une forme clinique semblable à celle de la léle des singes.- Celle description indique la largeur plus considérable de In circonspcclion chei les chrétiens.
Cet organe élail large chei Bruce, Welle, Biirns, dm le