XIII
Os occipital fies rongeurs.
PI. XV, fig. 5, 6, 11 et 13.
L’os occipital des rongeurs est généralement composé de deux pièces , comme dans les carnivores : une supérieure, fig. fi, représentant l’os interpariétal, une inférieure, fig. 12, ou l’os occipital proprement dit. Dans le crâne de l’animal dont nous donnons ici la description, la première partie, ainsi qu’on le voit, est fortpefite. Il n’en est pas de même chez plusieurs espèces de la même famille, et nous citerons pour exemple le cabiais , pi. XXXVII,
Dlî PII il ÉCOLOGIE.
fig. %, le castor, pl. XLI , fig. ] . Dans le rat, il est énorme et forme près du tiers de la cavité du crâne (1), pl. XX XVI! , lig. 2.
La face externe de l’occipital du lapin est assez irrégulière; voici les objets les plus remarquables qu’elle nous présente : une large surface marquée 1 , 2 et 8, présentant fréquemment une multitude de petites cavités, fig. 12 : la partie supérieure, 1, 1, est beaucoup plus épaisse que l’inférieure; celle-ci se trouve recouverte , dans l’état frais, par des muscles appartenant au cou et à la tète. Plus bas et au milieu se voit le trou occipital, p, dont la direction est verticale ; sa forme diffère un peu de celle de l’occipital du chat : on voit constamment, au milieu de son bord supérieur, du moins dans le lièvre et le lapin, une légère échancrure. De chaque côté existent deux condyles qui s’articulent avec la première vertèbre. Au-dessous l’appendice basilaire , k.
La face interne de l’occipital , id., pl., fig. 15 et 6, offre de haut en bas: l°la surface interne de l’os inter-pariétal ; au-dessous, une dépression assez large logeant le lobe moyen du cervelet ; 2" de chaque côté , 3, SB , deux rainures ou gouttières, et en dehors de celle-ci et de chaque côté, deux larges surfaces lisses bornées en dehors par le bord , o, o , o , o , o ; elles s’articulent avec la portion acoustique de l’os temporal représentée pl. XYI , fig. 9. Devant le trou occipital se voit l’apophyse basilaire, a, a, présentant au milieu une échancrure destinée à loger le commencement de la moelle épinière.*
L’occipital du lapin s’articule , comme celui du "that, avec les pariétaux, par les parties latérales de son bord supérieur , 9, 5, 5, avec les temporaux par ses bords latéraux , o, o, o, o, o ; avec le sphénoïde , par l’apophyse basilaire , a, a, et avec la première vertèbre, par les condyles de l’occipital.
Si on jette les yeux sur les planches XV et XVI, représentant les o? qui composent le crâne du lapin, on sera frappé de l’étendue que présente l’occipital comparé avec les autres : il forme plus du tiers de cette boite osseuse. Aucune partie de sa surface interne, ainsi que chez le chat , ne se trouve en contact avec l’encéphale ; sa plus grande portion répond au cervelet, qui forme chez les rongeurs plus du tiers et quelquefois même plus de la moitié du système cérébro-spinal.
Avant determiner ce qui a rapport à l’occipital des quadrupèdes, je ferai observer qu’il ne m’est pas arrivé de trouver, entre l’occipital et les pariétaux de l’immense collection de rongeurs et de carnivores que je possède., aucune trace des os que nous avons trouvés chez l’homme, et désignés sous le nom d’os vormiens; à moins que l’on ne veuille considérer comme tel l’os interpariétal. Sur, douze têtes de singes faisant partie de ma collection, je n'en ai pas trouvé non plus , bien que leur crâne se rapproche beaucoup de celui de l’homme.
(1) J’ai trouvé l’os inter-pariétal chez un lièvre tl’un jour, composé de deux pièces bien distinctes, pl. VIII, tandis que, chez les chats et les chiens dont j’ai fait représenter les têtes, id. pl,, %. 1, 2, il et 4, il n’était composé que d’une seule.
GG
TRAITÉ