‹ Traité de phrénologie humaine et comparéeChapitre 24 sur 87 · XXIV · texte numérisé non relu

XXIV

Os sphénoïde des carnassiers, ri. XIV, %. 4,5, 10 el 11. Chat.

L’os sphénoïde des carnassiers se compose, comme celui du singe, de deux pièces que l’on peut aisément désarticuler chez l’animal adulte : une antérieure, fig. 5, et une postérieure, tig. A. Elles occupent la partie moyenne antérieure et moyenne latérale de la hase du crâne. Voir la pi. III bis, fig. 2, représentant la base du crâne du chat.

Vue par sa face supérieure, la portion sphénoïdale antérieure présente, au milieu, une légère dépression sur laquelle reposent les nerfs olfactifs, q, q, q, fig. 5; vers le tiers postérieur, deux trous dirigés de dedans en dehors destinés au passage des nerfs optiques; en devant, une échancrure séparée par une cloison , b, else terminant par deux appendices, a, a. C’est dans les deux cavités qui séparent la cloison que se trouvent logés les cornets placés sur les côtés du vomer , id. pi. , fig. 12.

En arrière se remarque une surface plane, o, o ; elle s’articule avec la portion antérieure du corps du sphénoïde.

Vue par sa face inférieure , la portion sphénoïdale antérieure, fig. 11, offre une crête osseuse assez prononcée, x, x, x, et de chaque côté deux légères dépressions tapissées, dans l’état frais, par la membrane gutturale.

La face supérieure de la portion sphénoïdale postérieure, présente une surface assez étendue, id. pl. , fig. A : elle est fort irrégulière. Voici les objets que l’on y remarque , en procédant d’avant en arrière : deux lames plates , b, b, échancrècs à leur bord antérieur, présentant, vers leur tiers interne, deux surfaces, a, a, destinées à s’articuler avec deux surfaces placées de chaque côté de la crête qui se voit âla partie moyenne de la face inférieure de la portion sphénoïdale antérieure, fig. 11, a, a.

A la partie moyenne de la face supérieure delà portion sphénoïdale postérieure, se remarque une dépression, p, logeant le corps pituitaire ; derrière elle, une cavité articulaire, n ; les parties latérales, ou les ailes de la partie moyenne, sont assez étendues et un peu excavées : elles se trouvent en contact avec une partie des circonvolutions placées à la face inférieure du cerveau, et appartenant au lobe moyen. A la base des ailes se voient , comme chez l’homme et le singe, des trous destinés au passage de quelques nerfs.

la fente connue sous le nom de sphénoïdale, pl. XI bis , fig. 6 : elle y existe cependant , comme chez l’homme, mais beaucoup plus petite ; ou pour mieux dire , elle forme un véritable trou iormé , d une part, par l’échancrure qui se remarque à la base de la grande aile , et de l’autre, par le bord postérieur de la petite lame osseuse concourant à former le trou optique. On voit que cette lente ou ce trou ne peut s’apercevoir que lorsque les deux portions qui composent le sphénoïde se trouvent réunies.

TRAITÉ

Vue par sa face inférieure, la portion sphénoïdale postérieure présente beaucoup d’irrégularité : elle donne attache à quelques muscles et à la membrane gutturale. Sur ses parties latérales moyennes, se remarquent deux espèces de petits crochets, représentant les apophyses ptérygoïdes du sphénoïde de l’homme , et en dehors de celles-ci , les orifices inférieurs des trous que nous ayons vus à la base des grandes ailes. Le sphénoïde du chat s’articule avec les mômes os du crâne que chez l’homme elle singe; seulement, il s’articule doublement avec l’os pariétal : d’abord, par son angle antérieur et inférieur, comme chez l’homme ; et ensuite, par la lame osseuse que nous avons vue diviser l’os pariétal en deux parties chez cet animal, pi. XIII, fig. 4. Ainsi que celui du singe, le sphénoïde du chat se trouve dépourvu de sinus frontaux. Le corps ou la partie moyenne de la portion postérieure , contient un peu de tissu spongieux ; les ailes ou ses parties latérales et toute la portion sphénoïdale antérieure, sont presque entièrement composées de substance compacte.

Page 1