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RAPPORT
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Poids des cherau
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Cheval entier. . . .
Jument, 16 Jument, 13 Jument, 13 Cheval entier, ià Cheval hongre, 15
Jument
Cheval hongre, 1 A Cheval entier, 15 Cheval hongre . . .
Jument, 16
rieure à celle qui est versée par la carotide libremcul ouverte. L'écouleuienl suîi une progression décroissante régulière, telle qu*à la première minute il s'écoule la dixième partie de la masse totale, à la cinquième la douzième partie, à la dixième, la vingt-quatrième partie, à la quinzième, la quarante-troisième partie, à la vingtième la cent quarante-deuxième partie.
Enfin, dans la quatrième série (voy. le tableau, page 509], Tartère fémorale est ouverte Zi ou 5 centimètres au-dessous de Tarcade crurale, et eu une durée moyenne de six minutes, elle donne une masse de sang qui représente de la treizième à la vittgt-cincjuîème partie du poids du corps. Mais Thémorrbagie, extrêmement abondante dans les premiers moments, laisse couler plus de la moitié de la masse totale dans la première minute, la cinquième partie dans la seconde, la dixième dans la troisième, la seizième dans la quatrième, la trente-troisième dans la cinquième, la cinquante-cinquième dans la sixième; ce qui est sensiblement différent du résultat donné par l'incision de la carotide.
L'interprétation des résultats fournis par les expériences dans lesquelles on détermine la quantité de sang qui passe par une artère ouverte prouve que cette quantité est beaucoup plus considérable que celle qui y passe à Tétat normal. En effet, comme la carotide, dont l'aire est dix- huit fois plus petite que celle de l'aorte primitive, iaisse passer, une fois blessée, le tiers de la masse totale, l'aorte primitive devrait dans le même temps en laisser passer dix-huit fois autant, c'est-à-dire une quantité six fois égale è la masse totale, ce qui est matériellement impassible, attendu que le cœur n'en reçoit ni n'en chasse autant pendant une minute dans le système artériel. De même, comme il passe en une minute dans la fémorale ouverte plus de la moitié de la masse susceptible d'être obtenue par hémorrbagie, il devrait en passer dans le même temps une quantité égale à la première par l'autre fémorale, ce qui, avec le produit des carotides, représenterait pour ces quatre artères seulement une masse supérieure à celle qui est donnée par les émissions mortelles.
La proportion si grande des fluides qui passent dans une artère blessée est un fait extrêmement remarquable, digne de toute l'attention des physiologistes, bien qu'il n'ait pas, comme moyen de mesurer la vitesse de la circulation, la valeur qu'on a pu lui attribuer. Ce fait s'explique par l'accroissement de vitesse qu'éprouve le sang sous l'influence des trois causes suivantes : V la suppression de la résistance opposée au courant artériel par le sang contenu au delà du point blessé et dans le système capillaire; T la diminution de la pression supportée par les fluides au niveau de la solution de continuité vers laquelle la réaction élastique de tout le système pousse le sang qui tend à se mettre en équilibre de pression, et qui se meut alors en se dirigeant de toutes parts vers ce point blessé; 3*" enfin l'accélération des mouvements du cœur qui, dans cette circonstance, devient très-grande au bout d'un certain temps ; mais cette dernière cause a \ye\i d'influence, puisque dans les premiers moments de l'hémorrhagie l'accélération est peu sensible, et que d'ailleurs le cœur ne lance dans les artères que le sang rapporté par les veines, en quantité notablement réduite.
En somme, c'est par trois moyens seulement que nous pouvons évaluer la rapidité de la circulation; savoir : la valeur des ondées systolaires do cœur, le temps que les sels injectés mettent à décrire un cercle complet, et^ enfin, le délai néces-
VntSSE nu sang dans la ClRCULAtlON. 5il
saire à la iiianifestation des effets des poisons iDJeccés dans les veines. Mais Tun seulement, celui de Hering, permet d'évaluer la vitesse moyenne des molécules sanguines dans un cercle vascuiaire donné. Ce cercle, formé d'une section artérielle où la vitesse est de 260 millimètres par seconde, d*une section veineuse où elle est deux ou trois fois moindre, et d'une section capillaire dans laquelle elle n'est plus que d'un demi -millimètre, est donc parcouru par un courant dont la vitesse moyenne nous sera connue si nous déterminons l'étendue de ce cercle. Or, sur le cheval, le cercle de la circulation pulmonaire et celui de la tête, parla carotide et la jugulaire, peuvent avoir environ 3 mètres 1/2. Comme ils sont parcourus en une demi-minute, la vitesse moyenne peut être estimée à 116 millimètres par seconde ou a 7 mètres par minute.
Mais comme tous les cercles vasculaires n'ont pas, à beaucoup près, la même étendue, tontes les molécules sanguines ne mettent pas le même temps à faire un tour complet de circulation. En effet, le système vascuiaire se compose d'une infinité de cercles, qui sont d'autant plus longs qu'ils appartiennent à des parties plus éloignées du cœur. Ainsi le cercle des vaisseaux du cœur est le plus petit, celui des vaisseaux de la tête, de l'estomac, du foie^ de la rate, plus grand, pois les cercles de l'intestin, des viscères de la cavité pelvienne, et enlin les plus étendus sont ceux des pieds antérieurs et postérieurs. Les molécules sanguines qui, parties du ventricule gauche, s'engagent dans les artères coronaires, ont tout au plus un trajet de 2 ou 3 décimètres pour arriver aux capillaires, puis un trajet égal au premier pour revenir par les veines cardiaques à l'oreillette droite. Les molécules qui pénètrent dans l'artère bronchique n'ont au plus à franchir qu'un espace de UO ou 50 centimètres {X)or parvenir à la partie postérieure du poumon et autant i)our revenir au cœur. Celles qui vont au rein ont un trajet artériel de 1 mètre, enfin celles qui se rendent au pied de derrière ont a parcourir un trajet artériel de plus de 2 mètres 1/2, et par conséquent les molécules sanguines de la même ondée, sorties ensemble du cœur, n'y reviennent pas toutes à la fois ou après un laps de temps égal : celles qui s'engagent dans les petits cercles peuvent être de retour à l'organe central avant que les autres aient parcouru le tiers, la moitié, les trois quarts du leur; les premières peuvent par là recommencer un second tour de circulation avant que les antres aient achevé le leur.
Quant à déterminer les \itesses relatives de la grande et de la petite circulation, on ne le peut guère actuellement. Puisque, dans des temps égaux, les quantités de sang chassées par le cœur gauche, dans le cercle général, sont égales à celles que le poumon verse dans les cavités droites, les molécules sanguines doivent marcher plus vite dans le grand cercle que dans le second. Tandis qu'une moitié de la masse du sang parcourt le cercle pulmonaire d'une étendue de 1 mètre, l'autre moitié, dans le même temps, doit forcément parcourir le cercle général qui en a 5 ù 6. Kii d^autres termes, la relation de débit entre les deux cœurs est telle que dans le temps (fu'emploie une ondée pour passer de l'entrée de l'artère pulmonaire à l'oriGce des veines du même nom, une ondée égale à la première passe de l'entrée de l'aorte à l'orifice des veines caves. Si le cercle moyen du système aortique a, je suppose, quatre fois l'étendue du cercle pulmonaire, la vitesse des molécules devra être, dans le premier^ quatre fois aussi grande que dans le second. C'est ce que j'ai établi
avec les développemenls que le sujet comporte, dans ua mémoire de 186/i(l). D*ailleai8, ce n'est pas seulement par Tinégalité de vitesse que les deux circulations se différencient I^ pulmonaire, outre sa lenteur, est rendue très-irrégulière par le jeu du thorax, qui la modère ou la précipite alternativement. Le caractère saccadé de ses courants est surtout exagéré par le fait des efforts, même les moins violents. TransfosloD*. — En terminant l'analyse de la circulation, disons (juelques mots de l'opération par laquelle on fait passer dans les vaisseaux d'un animal du sang provenant d'un autre animal de même espèce ou d'e8[)èce différente.
Après la découverte du cours du sang, la transfusion fut tentée par un grand nombre d'expérimentateurs sur l'homme et les animaux. I>'abord on lit passer daos les veines d'un chien le sang d'une brebis, et dans celles d'un cheval le sang de plusieurs agneaux, sans qu'il en résultât d'accidents, puis on injecta dans les veines de l'homme, soit le sang veineux, soit le sang artériel de divers animaux.
lies procédés que l'on peut employer pour effectuer cette opération sont nombreux : leur perfection a une importance capitale dont il faut bien se pénétrer lorsqu'on veut se servir de la transfusion comme moyen thérapeutique.
Le plus ancien de ces procédés, imaginé par Lower, consiste à adapter, à l'aide d'un tube, la carotide d'un animal à la jugulaire de celui auquel on veut faire passer du sang. Il devient d'une grande simplicité, si l'on se sert dans ce but d'un tube de caoutchouc de plusieurs décimètres de longueur poiMpnt à chacune de ses extrémités un petit tube métallique, l'un destiné à s'engager dans la carotide de l'animal qui doit fournir le sang, et l'autre à pénétrer par la simple ouverture d'une lancette dans la veine de celui qui doit recevoir le fluide. Pour opérer la transfusion, on commence par adapter le tube à la carotide du premier sujet, et on le laisse se remplir de sang avant de l'introduire dans la veine du second, afin que l'air qui se trouvait dans ce tube ne soit pas poussé dans les veines. Le petit appareil une fois fixé, l'impulsion communiquée au sang de la carotide pousse rapidement ce fluide dans la veine du deuxième animal, qui, en un temps très-court, en reçoit de grandes quantités. La promptitude de cotte transfusion oblige à l'interrompre de temps en temps, en retirant l'extrémité du tube engagée dans la jugulaire; mais alors il faut avoir soin, avant de le remettre en place, de faire tomber le caillot, qui souvent peut être entraîné par la seule force impulsive du sang. C'est de cette manière que j'ai plusieurs fois transfusé, en quantités considérables, le sang d'un animal h uii autre animal de même espèce ou d'espèce différente.
Un second procédé> dû à King, contemporain de Lower, consiste à faire passer le sang, non plus d'une artère dans une veine, mais d'une veine dans une autre veine, en réunissant, par exemple, au moyen d'un tube, la jugulaire de celui qui doit donner le sang à la jugulaire de l'animal destiné à le recevoir. Alors, pourvu que l'une des extrémités du tube soit tournée vers les capillaires sur le sujet qui donne le sang, et l'autre extrémité vers le cœur sur celui qui reçoit ce fluide, la transfusion s'opère d'elle-même avec lenteur. Enfin, par un dernier procédé, le sang est retiré des vaisseaux, puis injecté
(1) G. Colin^ Hecheixhes expérimentales sur la circulatioti pulmonaire et sur lès différences d'action qui existent entre les cavités droites et les cavités gauches du cœur (Comptes rendus de l'Académie des sciences^ 5 décembre 1864).
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■p^ chien ; mais ce sang d'une
intilé; il détermine plus ou
^CËftl^^roporiion au propre sang de
'M^^tfaîblis par des béinoirhagics
4^!S|gM^d^ï@û''S^I transfusé du sang humain.
•«L.Bir.Ba. us ^l^^j'gj nroi-meme tu mourir un
__-.»--^jr^'^ï^i>g, avait refu, au moyen du
^I^EÎaî^S^i^du sang artériel d'une vache.
'""^'^/gt^inconvénient, de A ï 5 kilu-
~ ^' 'laminifères tue promptement
|^t^â£ÎI!^£^^^^>^4>ar les différences qui existent,
:-. . . g|jj|ju|gj^ igj propritiés phy-
ns les circonstances oil il y a uincs, ne sont pas doateux.
51 /i DE LA GlRCOLATIOIf.
Ua gnnd nombre d'exemples rassemUés dans le savant onvrage de M. le prote* senr Bérard en donnent la preuve. Mais il ne bat pas attendre de ce moyen des eflets merveilleux, tels que ceux qui ont été signalés par les anciens expériroentatétars. Il est fort douteux que la transfusion du sang à on chien devenu sourd lui ait rendu l'ouïe meilleure, que le sang de quelques agneaux ait donné beaucoup de force à un vieux cheval, que celui d'un chien vigoureux ait guéri un alitre chien malade. Enfin, il serait presque ridicule d'espérer que le sang d'un sojet sain reA* drait la vigueur k un animal épuisé, que celui d'un animal jeune rendrait I un animal vieilli l'ardeur des premières années. Il ne serait pas moins absurde de penser que le sang de la brebis pût rendre le loup paisible, ou que celui d'un carnassier pût faire perdre à l'herbivore ses mœurs pacifiques. La transfusion faite dans de pareilles conditions ne peut que donner au physiologiste un sujet intéressant d'études. La seule qui soit susceptible de rendre des services est celle du sang d'un animal à un autre de la même espèce affaibli par des émissions accidentelles abondantes : encore faut-il qu'elle n'introduise que de médiocres quantités de sang chez les animaux affaiblis. En 1862, sur la demande de M. Bouley, nous avons transfusé 3600 grammes de sang dans la jugulaire d'un cheval anémique, par un tube de caoutchouc qui en prenait 550 grammes à la minute dans la jugulaire d'un antre très-vigoureux; il ne se produisit aucun changement dans l'état du malade pendant les deux jours qui suivirent l'opération ; le surlendemain, environ douze heures après une nouvelle transfusion à peu près égale à la première, l'anémique succomba à une congestion pulmonaire et à une congestion intestinale très-violentes. Il serait curieux de voir si l'on ne pourrait pas conjurer le dévebppement des maladies contagieuses dont les virus se trouvent dans le sang pendant la période d'Incubation^ en remplaçant ce fluide par du sang d'animal sain de même espèce.