‹ Traité de physiologie comparée des animaux; considérée dans ses rapports avec les sciences naturelles, la médecine, la zootechnie, et l'économie rurale (volume 3)Chapitre 42 sur 239 · DE ^A LYMPHE · texte numérisé non relu

DE ^A LYMPHE

La lymphe est, comme le chyle, un liquide.de transition dont l'histoire a été semée d'ane foule d'erreurs. Pour s'en faire une idée exacte, il faut éviter de la prendre, comme on l'a fait, soit dans le canal (horacique où elle est mêlée à du chyle et souvent à du sang apporté par le reflux, soit dans les vaisseaux du cadavre où elle s'altère vite, ou enfin à la surface de certaines plaies qui la donnent plus ou moins impare. On doit la recueillir en établissant une fistule à un lymphatique superficiel.

Il est plusieurs régions où l'emploi de ce moyen, que j'ai imaginé depuis long^^ temps, est tr^facile,

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C'est dans la purtie moyenne du con que les beaux lymphatiques satellites de l'artère carotide se prêtent admirabletuent aux études. On incise la peau, puis le mastoïdo-buméral en avant de la jugulaire, et parallèlement à cette veine, puis on attire en avant le stcrno-maxlllain} de manière à découvrir la face latérale de la trachée et la carotide. Alors on passe une ligature autour des lymphatiques accolés à l'artère afin de les gonfler, on en ponctionne le plus dilaté, et Ton y introduit, du côté delà tête, le bout d'un tube d'argent que Ton maintient en place par un nouveau fil noué circulairemcnt. Â peine placé et tenu dans une direction convenable, ce tube se remplit et la lytiiphe vient perler, en belles gouttelettes, à son extrémité libre. L'écoulement devient abondant si on donne à manger à l'animal ou si, par tout autre moyeu, on provoque le mouvement des mâchoires ; il se continue pendant des heures et des jours pourvu qu'on évite les déplacements du tube et la coagulation de la lymphe dans sa cavité.

On peut de même^sur les grands animaux, établir des fistules aux lymphatiques qui sortent des ganglions pré-scapulaires, à ceux qui, à la cuisse, suivent le trajet de la saphèue, et à quelques autres.

La lymphe donnée par ces fistules est, sauf les premières gouttes qui balayent le tube, absolument pure. On doit, si elle est destinée à des études micrographiques, i*examiner ft l'instant même de son extraction, et, pour cela, on en reçoit direote^ ment les gouttes sur les lames de verre.

Il a été possible^ sur l'homme, de la recueillir dans quelques circonstances. Sœmmering, Masse^Krimer, l'ontobteuueparla ponction des dilatations variqueuses des lymphatiques superiiciels ; d'autres l'ont recueillie sur des plaies de l'aine, delà cuisse ou du pied qui avaient intéressé quelques vaisseaux blancs ; mais il est probable que cette lymphe a dû être, dans ia plupart des cas, altérée par l'irritation on mêlée à des produits pathologiques.

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