‹ Traité de physiologie comparée des animaux; considérée dans ses rapports avec les sciences naturelles, la médecine, la zootechnie, et l'économie rurale (volume 3)Chapitre 99 sur 239 · VASCULAIRE · texte numérisé non relu

VASCULAIRE

Le système vasculaire, réduit à son expression essentielle et élémentaire, a pour oEBce de prendre les matériaux du fluide nutritif en divers points de l'organisme, de porter ce fluide au contact de l'air qui le viviûe, et enfin de le distribuer à toutes les parties du corps. Aussi, dans le végétal, ce système est-il formé de deux séries de voies continues entre elles : les premières, chargées de porter la sève, des racines où elle est absorbée, aux feuilles où elle s'élabore ; les secondes, destinées à prendre cette sève dans les feuilles et à la répartir dans les tissus auxquels elle esl nécessaire. De môme, dans l'animal, si compliqué qu'il soit, il constitue, en dernière analyse, un ensemble de voies que le fluide nutritif parcourt, des parties où il est puisé à celles où il est vivifié au contact de l'air, et entin de celles-ci à tous les tissus où il est employé à l'assimilation et aux sécrétions.

jVIais dans les animaux, la disposition générale, la configuration, la structure et les rapports de ses difl'érentes parties sont extrêmement variées. Chez les plus simples, le système vasculaire semble formé seulement par les interstices ou les lacunes plus oi^ moins irrégulières de la trame organique, car partout les matériaux sont recueillis, partout ils sont exposés à l'action de l'oxygène et partout employés aux actions vitales. Alors ce fluide dispersé, pour ainsi dire, dans des lacunes sans parois propres et distinctes, baigne toutes les parties et n'a pas encore de courants réguliers et bien déterminés.' A un degré plus élevé, ces voies ne forment plus de

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