MOUVEMENTS DE L'INTESTIN. 8A
Galien, de donner de la solidité aux parois intestinales. Quant à ces rubans euxmêmes, ils ne paraissent pas se contracter sur le côlon replié et le caecum, mais leur contraction devient parfois sensible sur le côlon flottant, où ils sont très-évidertiment et exclusivement de nature musculaire.
Les matières parvenues dans le côlon flottant ont cédé aux absorbants une grande partie des liquides qui les imprégnaient. Â mesure qu'elles cheminent dans cette dernière section du tube digestif, elles acquièrent une plus grande, consistance* Les valvules conntventes divisent la masse en petites pelotes qui se tassent progrès? sivement et se recouvrent d'une légère couche de macus. En passant d'une cellule dans la cellule suivante, chaque pelote conserve sa forme et son volume, sans jamais se réunir avec celles qui Tavoisinent. Elles s'entassent dans le rectum en quantité plus ou moins considérable, jusqu'au moment de leur, élimination. .
Chez un grand nombre d'animaux, le côlon, au lieu d'offrir la disposition sire* marquàble qui appartient aux solipèdes, aux |)acbydermes et à quelques rongeurs* conserve l'aspect de l'intestin grêle. Il n'a dans les ruminants, et les carnassiers^ par exemple, ni dilatations ni resserrements alternatifs; il y est dépourvu de bosselures^ de valvules, de bandes Johgitudinales. Cependant les matières stercorales s'y rassemblent en petites pelotes, comme on le voit chez le mouton, la chèvre, le dromadaire, le lièvre, le lapin, etc. Ce résultat, dont la cause ne réside; point dalis une disposition anàtomique, tient au mode spécial de contraction des dernières parties du gros intestin qui s'étra^nglent de distance en distance,de manière à prendre l'as* pect moniliforme d'une corde noueuse. Les pelotes, souvent assez espacées, peuvent s'amasser dans le rectum sans se -confondre les unes avec les autres.
Chez les carnivores dont le côlon est extrêmement court, ce mode de contraC'tion ne s'observe pas. Le gros intestin reste dilaté uniformément. Lçà excréments, s'ils sont consistants, s'y moulent sous la forme d'un cylindre ;que coupent en plu-* sieurs segments les contractions du sphiticter.
Les matières stercorales, lorsqu'elles se sont entassées dans le rectum, font naître une sensation spéciale qui exprime; le besoin de la. défécation. Le. sphincter de' l'anus, jusqu'alors resserré, sans l'Intervention de la volonté, se relâche volontairement; le rectum se contracte d'avant en: arrière; le diaphragme -et les muscles abdominaux viennent an secours du: dernier segment intestinal, dont l'action isolée resterait le plus souvent impuissante,- bien qu'elle ne manque/pas d'énergie, car Haller, Legallois et d'autres l'ont vue chez le chien suffire à l'expulsion des fèces, pendant que l'abdomen était ouvert. Il est à noter que souvent cette évacuation a lieu sans que le rectum soit rempli sur toute sa longueur. On voit, en effet, assez fréquemment chet le bœuf, au moment où l'anus s'ouvre, les matières venir de loin et remplir bientôt les parties postérieures de cet intestin momentanément dilatées.
Les matières alimentaires, pour traverser toutes les sections du tube digestif^ c'est-à-dire pour parcourir, chez le cheval, un trajet moyen de 30 mètres, chez le tnouton, de 32 mètres, et chez l^bceuf, de 56 mètres, n'emploient pas un teipps bien considérable. Nous avons vu, en effets que les petits tubes, les boules creuses, que Réaumur et Spallanzani faisaient avaler à des moutons, étaient quelquefois rendus avec les excrén»cnts, trente, trente-trois heures après leur ingestion, et pour* G. coLiif. — Pbysiol. comp., 2® édit, i. .^ 5^
8à8 DE LA DIGESTIOn.
considérable, puisqu'elles font remonter dans le. côlon les balles de-ftotah^lrnï^ de marbre assez lourdes qu'on fait avaler au cheval. Peut-être ne sooi-diei p étrangères au développement de cette invagination par laquelle la pcMnCedcTef^K remonte dans l'arc et vient sortir dans le oôlou replié.
I^ disposition si remarquable du cscum des solipèdes n*est pas fort UHunu parmi les mammifères : elle se rapproche beaucoup de celle du caecam âm lient du lapin et de plusieurs pachydermes; mais elle n'a plus rien de common aveccdk qu'on observe chez les ruminants et les carnivores, car cbex cenx-ci le can est cylindrique, sans replis, sans bosselures ni bandes loogitodioales ; et A n'y ci séparé du côlon par aucun étranglement qui puisse empêcher les matières alîBSlaires de passer aisément de l'un dans l'autre. D'ailleurs chez les raminaiits et ki carnassiers il est réduit à un rôle d'une minime importance.
Les aliments, une fois arrivés dans le côlon, s'y accumulent en grande surtout chez les vieux chevaux et les animaux qui digèrent mal. Ils très-délayés dans les premières sections, depuis le caecum jusqq'à la coiiiiwre sternale et de celle-ci à la courbure pelvienne ; mais ils prennent de la à mesure qu'ils se rapprochent du côlon flottant. Leur marche est favorisée, aa in d'être ralentie, par les plis appelés improprement valvtUes carmiventes^ YàtmkM ^ divisent la masse, l'ébranient portion par portion, par un mécanîsnie anal^gae i celui, des palettes d'une roue hydraulique. Le ralentissement de cette tient à l'étendue du trajet que les matières parcourent, puis au courbure pelvienne, et de l'origine du côlon flottant, dans lequel elles ne parri qu'après avoir été privées d'une forte proportion de leur véhicule aqueux. BHess'ai^ rétent même au niveau des rétrécissements si elles sont sèches ; dies s'y dnrcisKSt et forment les pelotes stercorales qui occasionnent si fréquemment des ooliqucs graves ou mortelles ; mais ce n'est pas dans ces points que s^ooment ces énormes dont le poids s'élève jusqu'à 8 à 10 kilogranmies, sans quelenr incompatible avec l'entretien régoUer des fonctions digestives.
Les contractions du gros intestin n'ont pas la vivacité qui appartient à oefles de Tintestin grêle ; cependant leur énergie est quelquefois très-considérabie. Oo la voit très-bien sur un animal tué depuis quelques minutes et dont Tîntestin est étalé hors de la cavité abdominale. On les voit de même sur un animal rivant doot le côlon modérément leisté est mis à découvert. Dès que l'impression de Tair s*C5t fait sentir depuis quelques instants, les contractions, auparavant très-faibles, nent une vivacité graduellement croissante. Les bosselures se changent en sions, les dépressions deviennent des bosselures, suivant une soccession sonvesc assez rapide. Le côlon, dans ses parties déjà rétrécies, se resserre et se dilaté tosr à tour, au point que, par moments, la courbure pelvienne arrive à n'avoir plos qm e tiers de son diamètre normal.
Ces contractions, d'autant plus sensibles que l'intestin est moins distendu, ont besoin d'une grande énergie pour faire progresser des masses énormes d'alimeots, et souvent contre les lois de la pesanteur, comme de la courbure sns-stemale à h courbure pelvienne, et delà courbure diaphragmatique à la naissance du côlon Isllant. Les fibres circulaires qui les déterminent prennent des pmnts d'appvî sur 1» fortes bandes longitudinales dont l'usage essentiel est, comme l'avait ranarqué
MOUVJSftIENTS DE L*1NTESTIN. 8A9
Galien, de donner de la soKdiié aux parois inleslinales. Quant à ces rubans euxmêmes, Us ne paraissent pas se contracter sur le côlon repUé et le caecum, maïs leur contraction devient parfois sensible sur le côlon flottant, où ils sont très-évideitiment et exclusivement de nature musculaire.
Les matières parvenues dans le côlon flottant ont cédé aux ai)$orbants une grande partie des liquides qui les imprégnaient. A mesure qu*elles cheminent dans cette dernière section du tube digestif, elles acquièrent une plus grande, consistance. Les valvules connWentes divisent la masse en petites pelotes qui se tassent progressivement et se recouvrent d'une légère couche de mucus. En passanit d'une cellule dans la cellule suivante, chaque pelote conserve sa forme et son volume, sans jamais se réunir avec celles qui Tavoisinent. Elles s*entassent dans le rectum en quantité plus ou moins considérable, jusqu'au moment de leur,élimination.^
Chez un grand nombre d'animaux, le côlon, au lieu d'off'rir la disppsitiou si.re« marquabte qui appartient aux solipèdes, aux pachydermes et à quelques rongeqrs* conserve l'aspect de l'intestin grêle. Il na dans les ruminants et les carqassiers^ par exemple, ni dilatations ni resserrements alternatifs; il y est dépourvu de bosselures^ de valvules, de bandes longitudinales. Cependant les matières siercorales s*y rassemblent en petites pelotes, comme on le voit chez le mouton, la chèvre, le dromadaire, le lièvre, le lapin, etc. Ce résultat, dont la cause ne réside; point dafis une disposition anàtomîque, tient au mode spécial de contraction des dernières parties du gros intestin qui s*étr2\iiglent de distance eu distance,de manière à prendre l'aspect moniliforme d'une corde noueuse. Les pelotes, souvent assez espacées, peuvent s'amasser dans le rectum sans se «confondre les unes avec les autres.
Chez les carnivores dont le côlon est extrêmement court, ce mode de contrac-* tion ne s'observe pas. Le gros intestin reste dilaté uniformément. Leâ excréments, sHlssont consistants, s'y moulent sous la forme d'un cylindre/que coupent en plu-* sieurs segments les contractions du sphincter.
Les matières stercoralés, lorsqu'elles se sont entassées dans le rectum, font naître une sensation spéciale qui exprime; le besoin de la défécation. Le. sphincter de ' l'anus, jusqu'alors resserré, sans l'interyéntion de la volonté, se relâche volontairement; le rectum se contracte d'avant en: arrière; le diaphragment les muscles abdominaux viennent an secours du dernier segment intestinal, dont l'action isolée resterait le plus souvent impuissante,* bien qu'elle ne manque pas d'énergie, car Haller, Legallois et d'autres l'ont vue chez le chien suffire à l'expulsion des fèces, pendant que l'abdomen était ouvert. Il est à noter que souvent cette évacuation a lieu sans que le rectum soit rempli sur toute sa longueur. On voit, en effet, assez fréquemment chez le bœuf, au moment où l'anus s'ouvre, les matières venir de loin et remplir bientôt les parties postérieures de cet intestin momentanément dilatées.
Les matières alimentaires, pour traverser toutes les sections du tube digestif, c*cst-à-dire pour parcourir, chez le cheval, un trajet moyen de 30 mètres, chez le tnouton, de 32 mètres, et chez l»bœuf, de 56 mètres, n'emploient pas un temps bien considérable. Nous avons vu, en effets que les petits tubes, les boules creuses, que Réaumur et Spallanzani faisaient avaler à des moutons, étaient quelquefois rendus avec les excréments, trente, trente-trois heures après leur ingestion, et pour-
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considérable, puisqu'elles font remonter dans le.c61on les balles de-pkMiib, Isifc de marbre assez lourdes qu'on fait avaler au cheval. Peut-être ne «mt-cMs fi étrangères au développement de cette invagination par laquelle la poiiHe de I* remonte dans Tare et vient sortir dans le côlon replié.
I^ disposition si remarquable du cscum des solipèdes n*est pas fort parmi les mammifères : elle se rapproche beaucoup de celle du caecom da iêvn, du lapin et de plusieurs pachydermes; mais elle n*a plus rien de commun qu'on observe chez les ruminants et les carnivores, car cbei cenxnâ le est cylindrique, sans replis, sans bosselures ni bandes longitadînales ; et il ■> et séparé du côlon par aucun étranglement qui puisse empêcher les malières atinataires de passer aisément de l'un dans l'autre. D'ailleurs chez les ruminants ei Ib carnassiers il est réduit à un rôle d'une minime importance.
Les aliments, une fois arrivés dans le côlon, s'y accumulent en grande qoÊÊtià, surtout chez les vieux chevaux et les animaux qui digèrent mal. Ils sont très-délayés dans les premières sections, depuis le caecum jusqt^'à la coorbore sternale et de celle-ci à la courbure pelvienne ; mais ils prennent de la à mesure qu'ils se rapprochent du côlon flottant. Leur marche est faTorisée* an liai d'être ralentie, par les plis appelés improprement valvuks amniventes^ valvolesqa divisent la masse, l'ébranlent portion par portion, par un mécanîsoie analogae ï celui, des palettes d'une roue hydraulique. Le ralentissement de celte {Mugican tient à l'étendue du trajet que les matières parcourent, puis au rétrécissement de k courbure pelvienne, et de l'origine du côlon flotuint, dans lequel elles ne parrimnwi qu'après avoir été privées d'une forte proportion de leurTéhicule aqneox. Elks s'arrêtent même au niveau des rétrécissements si elles sont sèches; elles s'y dorâsMat et forment les pelotes siercorales qni occasionneni si fréquemment des oolîqno graves ou mortelles ; mais ce n'est pas dans ces points que ajournent ces énormes dont le poids s'élève jusqu'à 8 à 1 0 kilogrammes, sans que leur incompatible avec l'entretien réguUer des fonctions digestives.
Les contractions do gros intestin n'ont pas la vivacité qui appartient \ oeHei et l'intestin grêle ; cependant leur énergie est quelquefois très-considérable. On ks voit très-bien sur un animal tué depuis quelques minutes et dont Tintestin est étalé hors de la cavité abdominale. On les voit de même sur un animal virant dont le côlon modérément lesté est mis à découvert. Dès que l'impression de Tair s'est fait sentir depuis quelques instants, les contractions, auparavant très-faibles, pmnent une vivacité graduellement croissante. Les bosselures se changent en d^irosions, les dépressions deviennent des bosselures, suivant une succession sonvcot assez rapide. Le côlon, dans ses parties déjà rétrécies, se resserre et se dilaté toor à tour, au point que, par moments, la courbure pelvienne arrive à n'avoir pins fit e tiers de son diamètre normal.
Ces contractions, d'autant plus sensibles que l'intestin est moins distendu, oac besoin d'une grande énergie pour faire progresser des masses énormes d'aliments, et souvent contre les lois de la pesanteur, comme de la courbure sns-stemale ï li courbure pelvienne, et de la courbure diaphragmatique à la naissance dn côlon iettant. Les fibres circulaires qui les déterminent prennent des points d'appni sur to fortes bandes longitudinales dont l'usage essentiel est, comme l'avait
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Galien, de donner de la solidiié aax parois inleslinales. Quant à ces rubans euxmêmes, ils ne paraissent pas se contracter sur le côlon replié et le caecum, mais leur contraction devient parfois sensible sur le côlon flottant, où ils sont très-éTi« deitiment et exclusivement de nature musculaire.
Les matières parvenues dans le côlon flottant ont cédé aux absorbants une grande partie des liquides qui les imprégnaient. A mesure qu'elles cheminent dans cette dernière section du tube digestif, elles acquièrent une plus grande consistance. Les valvules conniventes divisent la masse en petites pelotes qui se tassent progressivement et se recouvrent d'une légère couche de mucus. En passant d'une cellule dans la cellule suivante, chaque pelote conserve sa forme et son volume, sans jamais se réunir avec celles qui Tavoisinent. Elles s'entassent dans le rectum en quantité plus ou moins considérable, jusqu'au moment de leur, élimination. ^
Chez un grand nombre d'animaux, le côlon, au lieu d'offrir la disposition si. re* marqoahle qui appartient aux solipèdes, aux ()achydermes et à quelques rongeurs^ conserve l'aspect de l'intestin grêle. Il n a dans les ruminants et les carnassiers^ par exemple, ni dilatations ni resserrements alternatifs; il y est dépourvu de bosselures^ de valvules, de bandes Joiigitudinales. Cependant les matières siercorales s'y rassemblent en petites pelotes, comme on le voit chez le mouton, la chèvre, le dro* madairf , le lièvre, le lapin, etc. Ce résultat, dont la cause ne réside, point dahs une disposition anatomique, tient au mode spécial de contraction des dernières parties du gros intestin qui s'étranglent de distance eu distancc,de manière à prendre l'as* pect ooonillforme d'une corde noueuse. Les pelotes, souvent assez espacées, peuvent s'amasser dans le rectum sans se -confondre les unes avec les autres.
Chez les carnivores dont le côlun est extrêmement court, ce mode de contraction ne s'observe pas. Le gros intestin reste dilaté uniformément. Leà excréments, s^ls sont consistants, s'y moulent sous la forme d'un cylindre^que coupent en plu<* sieurs segments les- contractions du sphincter.
Les matières stercoralés, lorsqu'elles se sont entassées dans le rectum, font naître une sensation spéciale qui exprime; le besoin de la. défécation. Le. sphincter de ' l'anus, jusqu'alors resserré, sans l'intervention de la volonté, se relâche volontairement; le rectum se contracte d'avant en: arrière; le diaphragment les muscles abdominaux viennent an secours du dernier segment intestinal, dont l'action isolée resterait le plus souvent impulsiante,'bien qu'elle ne manque/pas d'énergie, car Haller, Lçgallois et d'autres l'ont vue chez le chien suffire à l'expulsion des fèces, pendant que l'abdomen était ouvert. Il est à noter que souvent cette évacuation a lieu sans que le rectum soit rempli sur toute sa longueur. On voit, en effet, assez fréquemment chez le bœuf, au moment où l'anus s'ouvre, les matières venir de loin et remplir bientôt les parties postérieures de cet intestin momentanément dilatées.
Les matières alimentaires, pour traverser toutes les sections du tube digestif, c*cst-à-dire pour parcourir, chez le cheval, un trajet moyen de 30 mètres, chez le tnouton, de 32 mètres, et chez l^bœuf, de 56 mètres, n'emploient pas un teipps bien considérable. Nous avons vu, en effets que les petits tubes, les boules creuses, que Réaumur et Spallauzani faisaient avaler à des moutons, étaient quelquefois rendus avec les excréments, trente, trente-trois heures après leur ingestion, et pour-