SECTION DE LA MOELLE
nasales.
bâillements.
Cheval..
adulte.
Décapitation.
Indéterm.
2 minutes.
Che-val..
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Section de la moelle.
Cheval. .
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Cheval..
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Cheval..
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Cheval..
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S. de la moelle et des vagues.
Mouton.
5 mois.
Décapitation.
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Brebis..
5 mois.
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Chien. . .
adulte.
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Indéterm.
1 minute.
Chien...
1 an.
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Chat....
adulte.
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Souris. .
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Cm. 30 s.
Chien.. .
3 jours.
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7 minutes.
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Indéterm.
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Chat...,
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Souris. .
très jeune.
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Souris . .
très jeune.
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Ainsi c'est bien au bulbe rachidien ou à la moelle allongée que réside le principe excitateur et régulateur des mouvements respiratoires ; car le jeu des puissances affectées à la respiration cesse dès qu'elles ne sont plus en communication avec cette partie centrale, et si toutes ces puissances n'en sont pas à la fois séparées, celles qui restent en rapport avec elle continuent à agir pendant que les autres, qui en sont isolées, tombent dans l'inertie; tels les naseaux, la bouche, le larynx, qui fonctionnent avec harmonie à la suite de la décapitation ou d'une simple section en arrière de l'occipital, alors que les parois costales, le diaphragme, les muscles abdominaux ont suspendu leur action.
Les mouvements respiratoires, distincts les uns des autres par les muscles qui les effectuent, par les nerfs qui transmettent à ces mômes muscles l'influence excitatrice du premier moteur, par la diversité d'origine de ces nerfs, les mouvements respiratoires, susceptibles d'être isolés les uns des autres, abolis un à un ou tous ensemble, s'unissent et conspirent, suivant les expressions de M. Flourens, avec un ordre merveilleux à l'exécution du mécanisme de la fonction ù laquelle ils sont affectés. Le principe de leur association, de leur harmonie, de leurs connexions réciproques si intimes, est le même que le principe qui les excite et leur donne leurs caractères respectifs.
Charles Bell avait essayé, avant que la science fût fixée sur la centralisation du premier moteur et régulateur des agents respiratoires, de rattacher tous les nerfs affectés aux muscles de la respiration à une partie distincte de celle qui, sur le trajet de la moelle épinière et de la moelle allongée, donne naissance aux autres nerfs sensitifs et moteurs. L'habile observateur avait été frappé aussi de cette harmonie, dont nous connaissons maintenant la source. Dans l'acte de la respiration, on voit, dit-il, une succession de mouvements réguliers s'étendre à une grande partie de la machine animale ; on reconnaît d'un coup d'œil qu'elle forme une nouvelle espèce d'activité, et que cette nouvelle énergie doit venir d'une source dilïérente de celle du pouvoir locomoteur. Si l'on considère les mouvements simultanés de l'abdomen, du thorax, du col, de la gorge, des lèvres et des narines, il devient évident qu'ils doivent dépendre des nerfs qui possèdent les mêmes pouvoirs, et que ces nerfs doivent avoir un centre commun, afin qu'ils puissent être excités simultanément, également, et donner une impulsion uniforme aux muscles de la respiration.» De plus, il avait compris que le mécanisme respiratoire doit dériver d'une impulsion, d'une excitation automatique et involontaire qui, dans une foule de circonstances, peut s'associer à des actes volontaires. Or, en se basant sur des recherches anatomiques et des données rationnelles et expérimentales, Ch. Bell avance qu'il y a, sur la longueur de la moelle allongée et de la moelle épinière, un cordon latéral intermédiaire au cordon supérieur affecté à la sensibilité, et au cordon inférieur préposé au mouvement, cordon latéral d'où dérivent, selon lui : 1° les nerfs vagues; 2« le facial, ou nerf respiratoire de la face; 3° l'accessoire, ou nerf respiratoire supérieur du tronc; 4° le phrénique, ou nerf respiratoire interne; 5° le nerf respiratoire externe, ou le principal des thoraco-musculaires. Le glosso-pharyngien est aussi annexé à cette série. Ces cordons nerveux se distingueraient des autres en ce qu'ils auraient une racine simple, émanée du faisceau latéral du bulbe rachidien ou de la moelle épinière, et en ce qu'ils seraient dépourvus de ganglions à leur origine.
Suivant Bell, les muscles de la respiration agiraient, d'une part, involontairement ou d'une manière automatique sous l'influence des nerfs respirateurs précités, et ils agiraient d'autre part, volontairement sous l'influence des nerfs de la sensibilité et de la motricité générales, soit pour modifier le rhythme de la respiration, soit pour concourir à des actions étrangères à la respiration. Par suite de cette double source d'innervation, la plupart des muscles respirateurs pourraient être privés de la faculté d'agir pour le mécanisme de la respiration, tout en conservant l'aptitude à remplir leur rôle relatif à d'autres fonctions.
Le systèmo ingénieux do Kell a été depuis longtemps sapé dans ses bases. Il ne saurait être admis, ni au point de vue de l'anatomie, ni à celui de la physiologie. Rien ne démontre qu'il y ait, sur chaque cùté de la moelle allongée et de la moelle épinière, un faisceau spécialement alfecté à la naissance des nerfs respiratoires. Ceux-ci n'ont pas réellement un mode d'origine dillérent de tous les autres. Chaque nerf respiratoire en particulier ne jouit pas d'une spécialité d'action absolue. Le facial, qui règle le jeu des narines, des lèvres, des joues dans le mécanisme respiratoire, anime aussi la contraction de ces mêmes parties pour la préhension des aliments, la mastication, la phonation, l'expression; il n'est point remplacé dans ces derniers actes par les divisions émanant d'autres nerfs. Le vague n'est pas seulement respiratoire par ses divisions laryngiennes, trachéales, pulmonaires, il est encore moteur pour le cœur et Testomac. Le spinal préside à la contraction du sterno-maxillaire, du mastoïdo-huméral, du trapèze cervical, aussi bien quand ces muscles concourent aux mouvements généraux de la tête, des membres antérieurs, que lorsqu'ils agissent pour la respiration. Le respirateur externe du tronc, ramifié dans le grand dentelé, est confondu avec les autres divisions du plexus brachial et offre le même mode d'émergence que ces dernières; il n'a d'ailleurs pas d'attributions distinctes de celles des thoracomusculaires émanés du plexus. Le phrénique a des racines motrices et des racines sensitives, comme ceux des paires desquelles il se détache. Entin on ne saurait démontrer, a l'aide de l'analyse expérimentale, que les muscles de la respiration agissent involontairement, sous l'influence des nerfs précités, tandis qu'ils agiraient volontairement, soit pour la respiration, soit pour la locomotion générale, sous l'influence d'autres nerts. Elle ne démontre pas davantage que ces muscles puissent être privés de la faculté de concourir à la respiration pendant qu'ils pourraient servir encore aux mouvements généraux, et réciproquement. Ce qui établit l'unité d'action des puissances respiratoires, l'harmonie, la corrélation intime qui existe entre elles, ce n'est point cette prétendue spécialité d'origine dont nous venons de parler, mais c'est l'influence motrice et régulatrice de la moelle allongée.
On tend à admettre aujourd'hui dans la moelle allongée, dans la moelle épinière, comme dans les diverses parties de l'encéphale, des centres d'activité distincts et indépendants. L'un de ces centres du bulbe serait à l'origine des vagues, et il agirait d'une façon rhythmique. On pourrait leur en donner de multiples, puisque ces nerfs contribuent à régler plusieurs fonctions distinctes, la respiration, la circulation cardiaque, et, comme la respiration influence la circulation et s'y trouve liée par d'étroites sympathies, on incline à voir des relations intimes entre les centres respiratoires et ceux de l'action du cœur. On dit, et la proposition va de soi : ces centres agissent rhythmiquement; ils agissent aussi alternativement. Ces assertions sont admissibles à titre d'images des actes physiologiques, comme les tracés donnés par les appareils enregistreurs. Elles peuvent entrer dans le courant des explications pour une valeur conventionnelle, non pour une valeur réelle et intrinsèque. Nous verrons bientôt que de telles explications sont données pour la circulation, quand il s'agit de rendre compte du rhythme de l'action du cœur.
Le mécanisme respiratoire, régi par le bulbe rachidien, s'exécute sans le concours de la volonté, et cependant la volonté a sur lui une inQuence incontestable ; elle peut l'accélérer ou le ralentir , l'exagérer ou l'affaiblir ; elle peut môme le suspendre pendant un certain temps, au delà duquel son intervention n'a plus d'empire. L'influence de la volonté, quand elle se fait sentir, émane des lobes cérébraux et est portée par le bulbe rachidien dans la moelle épinière, qui la répartit entre les différents nerfs respiratoires. Quelques physiologistes, Marshal- Hall entre autres, lui attribuent une action continue qu'elle ne paraît pas avoir, de telle sorte qu'une fois les pneumogastriques coupés et les hémisphères cérébraux détruits, la respiration serait immédiatement abolie; mais il n'en est pas ainsi. Déjà Flourens, par des expériences faites sur des pigeons et des lapins, a reconnu contrairement à l'assertion du savant observateur anglais, que les mouvements respiratoires survivent au retranchement combiné des nerfs vagues et des lobes cérébraux. J'ai constaté le même fait sur le cheval. Seulement l'animal ainsi mutilé ne vit plus longtemps, surtout si l'on n'a pas pris la précaution de lui ouvrir la trachée pour prévenir les effets de la paralysie du larynx : sa respiration est excessivement ralentie et irrégulière, comme cela arrive, du reste, toutes les fois que l'on a pratiqué l'ablation d'une grande partie de l'encéphale.
Les mouvements respiratoires se modifient dans quelques actes spéciaux, tels que le bâillement, la toux, l'ébrouement, qui paraît être pour les animaux l'analogue de l'éternuement dans l'espèce humaine. Enfin ils se mettent au service d'une foule d'actions différentes. Ils jouent^ comme nous l'avons vu, un rôle important dans la production des efforts, de la voix, et de plusieurs manifestations expressives ; ils concourent au vomissement, à la rumination, à laparturition, à l'expulsion de l'urine, etc. Ils sont alors mis en jeu, soit par l'influence delà volonté, soit par suite des actions nerveuses réflexes. Dans ce dernier cas, les organes qui ont besoin d'auxiliaires, en réclament le secours par leurs nerfs spéciaux, et aussitôt les centres règlent la nature et les limites de l'intervention, puis, avec une rapidité électrique, ils en départissent le principe excitateur aux nerfs qui animent les muscles de la respiration. Ainsi l'admirable mécanisme respiratoire, tout en remplissant son rôle, coopère à l'accomplissement d'une foule d'actions diverses qui, sans lui, seraient difficiles et souvent même impossibles. C'est l'athlète puissant qui prête main-forte oi!i son assistance est nécessaire.