‹ Traité de physiologie comparée des animaux considérée dans ses rapports avec les sciences naturelles, la médecine, la zootechnie et l'économie ruraleChapitre 255 sur 310 · SÉCRÉTION SPERMATIQUE · texte numérisé non relu

SÉCRÉTION SPERMATIQUE

L'excitation qui caractérise le rut et les phénomènes qui l'accompagnent ont leur point de départ, non dans les centres nerveux, comme Gall l'avait pensé, mais dans les organes génitaux. Nous verrons bientôt que, chez les femelles, le travail essentiel qui s'opère au moment des chaleurs est la déhiscence spontanée d'un ovule arrivé à sa maturité. Chez le mâle, l'excitation part d'abord, soit du système nerveux, soit des organes génitaux : du système nerveux, pour réagir sur ces organes lorsque le mâle est impressionné par la présence et les émanations de la femelle ; et, au contraire, des organes génitaux pour réagir sur les centres sensitifs, lorsque les lluides élaborés dans les premiers, n'étant point éliminés, y déterminent une irritation plus ou moins vive. Quant à la périodicité de cette excitation, elle est réglée par la nature en vue de la conservation des espèces. Aristote, si profond observateur, avait bien remarqué que l'époque du rut et de raccou[)lement est celle qui permet aux jeunes animaux de naître dans les saisons où ils trouvent une nourriture assurée'. Seulement, dans les pays chauds, où l'alimentation ne fait jamais défaut, les animaux tels que les cerfs et les antilopes, l'hippopotame, entrent en rut à toutes les époques de l'année, privilège qui, dans tous les climats, appartient aussi à l'espèce humaine.

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