CHAPITRE LXXVllI
Des iiisti>iime»ts propres s\ cléteroiiiier la. tciiii»érsttiire des aiiiiusiiix. — On se sert, pour mesurer la température de l'homme et des animaux, soit de thermomètres ordinaires très sensibles, marquant au moins les dixièmes de degrés, soit de thermomètres métastatiques à maxima et à échelle arbitraire, soit, enlin, d'appareils thermo-électriques d'une grande sensibilité.
Les thermomètres ordinaires, gradués sur tige, à réservoir très petit et à tube presque capillaire, conviennent parfaitement dans un grand nombre de circonstances. Ils se mettent très vite en équilibre de température avec les parties explorées sans leur enlever beaucoup de calorique, et indiquent, s'ils sont un peu sensibles, des cinquièmes, des dixièmes, même de plus faibles fractions de degré. Ils peuvent, s'ils ont une tige assez longue, être portés dans les cavités naturelles, sous la peau, dans les muscles, les viscères, le cœur des petits animaux, et permettre à l'observateur de lire leurs indications, pendant qu'ils sont en place ; mais il est impossible de s'en servir, sans les briser, pour prendre la température des parties profondes sur les grands animaux; d'ailleurs, leur tige est généralement trop courte pour que leurs indications soient lisibles dès que leur boule parvient à une certaine profondeur.
C'est pour les observations à faire sur les grands animaux et dans les cavités