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l'artère cl la veine, qui déjà, avant la naissance, n'avaient plus de lumière, disparaissent totalement. Néanmoins on les voit encore très bien sur les chiens de un i deux mois.
Le thymus ne larde pas à diminuer de volume relativement au reste du corib, mais il ne disparaît cependant pas très vile; car, sur les chiens et les chatsdedtui à trois mois, il offre encore un développement considérable, et Ion en irouTc, du reste, sur le bœuf et le cheval, jusque dans le cours de la deuxième année. La|K»au. chei les animaux nus au moment de la naissance, se couvre de poils. Les pau|mrr^ des chats conîmcnccni à se décoller et à s'écarter Tune de Tauirc h Tanglc Mai*'rf
DB l'allaitement. 625
huitième ou le neuvième jour ; celles des chiens, le onzième ou le douzième, et quelquefois seulement le vingtième. Mais les yeux ne s'ouvrent (>as tout d'un coup; en général, le premier jour du décollement des paupières, ils s'ouvrent un peu à l'angle nasal; le second, à demi; et le troisième, entièrement; du reste, dans la même portée, il est des petits qui sont deux ou trois jours en relard sur les autres. Sous ce rapport, il y a un contraste remarquable entre ces animaux si longtemps aveugles et les petits des solipèdes et des ruminants qui voient si bien et jugent des distances avec tant de précision, tout en sortant du sein de la mère.
Peu à peu, les jeunes animaux prennent de hi vivacité. Les petits carnassiers qui, d'abord, ne faisaient que ramper, commencent au bout de quinze à vingt jours à marcher, puis à se tenir assez bien debout. Alors la mère n'est plus obligée de les emporter avec ses dents quand elle veut les faire changer de place. Mais, dès les premiers jours, les petlis solipèdes et ruminants se tiennent bien debout et sont capables de suivre leur mère.
A mesure que les jeunes animaux grandissent, leurs organes digestifs se préparent à élaborer une nourriture autre que le lait maternel dont la proportion n'est bientôt plus en harmonie avec les besoins de la nutrition; ils cherchent à mangeraout en continuant à teter ; et pour obéir à cette modiCcalion desjnslincis de conservation, ils commencent à s'éloigner de la mère à des intervalles de plus en plus prolongés. Celle-ci semble leur prodiguer moins de soins : sa sollicitude pour eux paraît s'aiïaiblir; parfois, elle cherche à s'éloigner quand ses petits viennent s'attacher à ses mamelles; plus tard, elle fuit à leur approche, murmure dès qu'ils saisissent les mamelons. La chienne semble alors les menacer de quelques coups de dents, et la vache de coups de pied. Enfin, il arrive un moment auquel la sécrétion mammaire tarit, et les mamelons deviennent sensibles à la pression des mâchoires qui s'arment de dents aiguès, surtout chez les carnassiers. Alors l'animal est forcé de se sevrer, vers six semaines à deux mois chez le chien et chat, et probablement chez d'autres carnassiers, vers cinq à six mois seulement chez les solipèdes et les ruminants que l'on ne sépare point de leur mère.
Dès lors, les relations entre la mère et ses petits changent considérablement Aussitôt que ceux-ci cherchent à partager la proie qu'on jette à la première, la mère les menace, les repousse même, et ne les laisse entrer en partage que de guerre lasse et pour ne pas perdre sa part. Enfin, les liens de famille se rompent par l'impérieuse nécessité de la conservation individuelle. La femelle, parmi les carnassiers, force sa progéniture à s'éloigner ; elle ne veut plus rien avoir de commun avec ses petits, pas même la circonscription dans laquelle clic les a élevés; ceux-ci ne voient plus dans leur mère qu'une inconnue, ils s'en séparent et se séparent les unsdes autres. Au contraire, parmi les herbivores, les liens de la famille ne se rompent point pour une pâture que ces derniers trouvent en abondance et dont ils jouissent paisîbleineni ; loin de là, ils s'étendent à une espèce de société qui devient pour tous une famille commune.
FIN DU TOMt: SECOND ET DEBNIER.