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point blessé et dans le système capillaire ; 2* la diminution de la pression suplèepar les fluides au ni?eau de la solution de continuité vers laquelle la réaction Nique de tout le système pousse le sang qui tend à se mettre en équilibre de mon, et qui se meut alors en se dirigeant de 'toutes parts vers ce point blessé ; enfin à l'accélération des mouvements du cœur, qui , dans cette circonstance, iknt très grande au bout d'un certain temps ; mais celte dernière cause a peu lloence, puisque dans les premiers moments de l'bémorrhagie l'accélération est
I sensible, et que d'ailleurs le cœur ne lance dans les artères que le sang rapné par les veines, en quantité notablement réduite.
bi vitesse de la circulation paraît susceptible d'être modifiée par l'action de erses substances qui parviennent par absorption dans les vaisseaux, ou qui sont Ktées directement dans les veines et mêlées immédiatement à la masse du g. Les expériences de M. Poiseuille offrent à cet égard des données intéresles, et surtout sous le rapport de la thérapeutique.
ïette vitesse uniforme dans des vaisseaux de même ordre fait que toutes les molies du sang mettent un temps plus ou moins long à parcourir le double cercle Donaire et aortique, suivant l'étendue même de ce dernier, dont les proportions ; très variables.
B effet, le système vascnlaire se compose d'une inGnité de cercles, qui : d'autant plus longs qu'ils appartiennent à des parties plus éloignées du r. Ainsi le cercle des vaisseaux du cœur est le plus petit, celui des vaisseaux i tète, de l'estomac, du foie, de la rate, plus grand , puis les cercles de Fin- ■, des viscères de la cavité pelvienne, et enfin les plus étendus sont ceux des
II aotérieurs et postérieurs. Les molécules sanguines qui, parties du ventricule ciie, s'engagent dans les artères coronaires, ont tout au plus un trajet de 2 ou ttdinètres pour arriver aux capillaires , puis un trajet égal au premier pour tnir par les veines cardiaques à l'oreillette droite. Les molécules qui pénètrent i l'artère bronchique n'oni an plus qu'à franchir un espace de 60 ou 50 centi- Kt pour parvenir à la partie postérieure du poumon et autant pour revenir au w. Celles qui vont an rein ont un trajet artériel de 1 mètre, enfin celles qui se lent au pied de derrière ont à parcourir un trajet artériel de plus de 2 mètres 1/2, lar conséquent les molécules sanguines de la même ondée, sorties ensemble du ir, n'y reviennent pas toutes à la fois on après un laps de temps égal : celles qui (gagent dans 'es petits cercles peuvent être de retour à l'organe central avant ft les autres aient parcouru le tiers, la moitié, les trois quarts du leur ; les pre- É«i peuvent par fii recommencer un second tour de circulation avant que les rci aient achevé le leur.
la vitesse des molécules sanguines varie aussi suivant les points d'un cercle ) quelconque: elle est à son maximum dans la section artérielle; elle I dans les capillaires, puis s'accélère de nouveau dans les veines, et notam*> ^ ï mesure qu'on se rapproche de leur abouchement an cœur.
les artères, la vitesse est i son maximum ; mais elle diminue à mesure
I se rapproche des dernières divisions de ces vaisseaux, car le système artériel
\ de capacité à mesure qu'on se rapproche des capillaires, ou, en d'autres
il représente, suivant la comparaison classique, un cône tronqué dont le
sommet répond au cœur, et la base aux vaisseaux capillaires. Or, sortir des dernières divisions artérielles autant de sang qu'il en eotre < aoriique, il faut qu'en une unité de temps il passe par toutes les sections d longueur du système artériel des quantités de sang égales entre elles, et f séquent la vitesse doit être d'autant moindre que la capacité du système plus considérable. Sous ce rapport il y a identité parfaite entre le roonvei sang dans les artères et celui des fluides dans les canaux inertes.
L'estimation précise de cette vitesse dans les divers points du système n'est trouvée ni d'une manière absolue, ni d'une manière relative. D'apr elle serait de 156 pieds par minute, et suivant les calculs de Haies, dont I nées sont loin d'être exactes, elle serait pour le cheval de 1 735 pieds pi dans l'aorte, et pour le cbieu de 2 895 piids dans le môme temps et pour li vaisseau. Déjà dans le point où naissent l'aorte antérieure et la poster» vitesse du sang ne serait plus à sa vitesse initiale que comme 36 est à /!i6. Eal vaut Keill, la vitesse serait tellement ralentie dans les petites artérioles ani succèdent les capillaires qu'elle deviendrait à la vitesse initiale : : 1 : 5231 ce sont là des évaluations établies sur des bases incertaines, évaluations do faut pas tenir compte.
Une fois le sang parvenu dans le système capillaire, sa vitesse doit être i car l'étude minutieuse des réseaux capillaires montre que ces ()etits vaissea vent offrir dans leur ensemble une lumière totale infiniment supérieure à c artères. Comme l'aire de tous les capillaires réunis représente peut-être d taiues de fois celle de l'aorte primitive, la vitesse du sang qui les parcourt i bablement des centaines de fois moindre que celle du fluide que le cœui dans la grande artère. Toutefois, il importe de se rappeler que la vitesse c sous le microscope, dans les parties transparentes, est augmentée en raison du grossissement donné par les lentilles, et que par conséquent elle se | alors sous un aspect bien différent de l'état normal.
Ce sang, rentré dans les veines, reprend peu à peu de la vitesse en passa des canaux dont la lumière totale se rétrécit à mesure qu*on se rapproche di Il serait facile d'établir le rapport entre la vitesse du sang veineux et celle artériel, si l'on connaissait exactement la relation qui existe entre l'aire de et celle des artères qui leur correspondent ; mais on peut approximativea» luor la vitesse du sang noir à une moitié de celle du sang rouge, puisque la i des veines parait en général à peu près double de celle des artères, keill, eo ranl les quantités de sang qui, dans une unité de temps, s'écoulent de l'artèr raie à celles qui s'échappent de la veine du même nom, est arrivé à concli la vitesse du sang du premier vaisseau est à celle du sang de la seconde 7 1/2 est à 3, et il a ainsi obtenu une évaluation en apparence peu éloigai vérité, quoique basée sur des éléments dont la valeur est très contestabi qu'il en soit, il est certain que la vitesse des fluides dans les veines très rapp du cœur diffère peu de celle que possède le sang artériel , car il faut de tt) cessité que la masse de sang qui passe en une unité de temps dans les deoi caves sur un trajet de 1 décimètre soit égale à celle qui, dans le mémeieiip dans une même étendue de l'aorte.
DES PHBN0IIÈNK6 OBNÉRAUX DB LA CIRCULATION. 351
D*après les considérations qui précèdent, il nous est facile d'arriver à saisir les ipports qui existent entre les courants qui parlent du cœur et ceux qui reviennent cet organe, de même que les rapports qui sout établis entre la petite et la grande ircalation.
Nous avons déjà vu que la quantité de sang que le cœur lance dans le système Vtériel en une unité de temps doit être égale à celle que cet organe reçoit du sysime veineux pendant le même espace ; et en eiïet il est de toute évidence qu'à "îélal normal, c'est-à-dire tant que la circulation s'eiïectue régulièrement, le cœur pgpeut cliasser que ce qu'il recuit. Il n'y a d'exception à cela que dans certaines ■RDOstances où l'équilibre est rompu, comme au moment de l'agonie et lors des pndes émissions qui résultent des blessures aux artères volumineuses, r- Mais comme le sang veineux apporté au cœur droit doit passer par le poumon Katde revenir au cœur gauche, qui le chasse dans toutes les parties, il faut de pBte nécessité qu'il y ait une relation intime entre la circulation générale et la kcolation pulmonaire. Pour bien saisir cette relation, il faut se représenter le iMème vasculaire comme étant rempli de liquide, sans nous inquiéter de savoir Bavant quelles proportions il est réparti dans les artères, les veines et les capiliires, soit du poumon, soit des diverses parties de l'organisme. Or, à un moment pfticonquc, les deux ventricules, en se contractant, lancent tous les deux, l'un dans te, l'autre dans l'artère pulmonaire , la même quantité de sang. Au même ent aussi, les deux oreillettes, en se dilatant, reçoivent , l'une par les veines l'autre par les veines pulmonaires, une masse de fluide qui est égale pour Ivdeux cavités. 11 suffit de réfléchir avec quelque peu d'attention aux phéno- Mms généraux de la circulation pour se convaincre que les choses ne peuvent se PMKr autrement.
ï Si, par exemple, le ventricule gauche lance en nue unité de temps 666 grammes iknng dans le système. artériel aortique, il faut nécessairement que dans cette ^té il ait reçu ces 666 grammes de liquide ; par conséquent l'oreillette gauche a ifi du poumon, par les veines pulmonaires, autant de sang que le ventricule cor- >ipuudant en a chassé dans tout le corps. Pour que les veines pulmonaires rappilent cette quantité de fluide à l'oreillette gauche, il faut qu'elles l'aient reçue |m artères pulmonaires, où elle a été lancée par le ventricule droit. Donc le cœur iMt ne doit lancer dans le poumon ni plus ni moins de sang que le cœur gauche |B doit en chasser dans tout lé reste de l'organisme. Kn un temps donné, il doit ptaétrer auunt de sang dans l'aorte que dans l'artère pulmonaire, autant dans les jifiiltaires du poumon que dans ceux des autres parties, autant dans les veines Bilmonaires que dans les veines caves, et enlin autant dans l'oreillette droite que llw la gauche, autant dans le ventricule antérieur que dans le postérieur. D'où I «oit qu'en une minute, en une heure, ou en on jour, le système de la petite italalioa reçoit et renvoie la môme quantité de fluides que celle que reçoit et il^voie la grande circulation.
U ne soit pas de là cependant que les vaisseaux de la circulation pulmonaire ^Hatiennent à un moment donné autant de sang que les vaisseaux de la circulation Mnérak. Evidemment l'aorte et sesdivisions ont une capacité de beaucoup supérieure ' l'artère polmonaûre et à ses ramiûcations; les capillaires généraux ont une
étendue infiniment plus considérable que les capillaires do poDOMO et ks \ caves une capacité plus grande que les veines pulmonaires, rt par soile, en n temps donné, il se trouve dans le système vascolaire général une masse de m{ qui dépasse un grand nombre de fois celle que contient le système vascolaireé poumon ; mais ces diiïérences, si considérables qu'elles soient , ne changent lÎB aux rapports qui existent entre les masses de sang que reçoivent et donnent h deux systèmes circulatoires.
En terminant l'analyse de la circulation , disons un mot de l'opératioi fn laquelle on fait passer dans les vaisseaux d'un animal du sang provenant d'nnaM animal de même espèce ou d'espèce différente.
Après la découverte du cours du sang, la transfusion fut tentée par nn gnril nombre d'cxpérimeniateui*s sur l'homme et les animaux. D'abord on fit paNi dans les veines d'un chien le sang d'une brebis, et dans celles d'an cheval le i^ de plusieurs agneaux, sans qu'il en résultât d'accidents, puis on injecta dam M veines de l'homme, soit le sang veineux , soit le sang artériel de divers animaoï. '
Les procédés que l'on peut employer pour effectuer cette opération sont Mi^ breux : leur perfection a une importance capitale dont il faut bien se pénédd lorsqu'on veut se servir de la transfusion comme moyen thérapeutique.
Le plus ancien de ces procédés , imaginé par Lower, consiste à adapter, i Tâl d'un tube, la carotide d'un animal à la jugulaire de celui auquel on venti passer du sang. Il devient d'une grande simplicité, si l'on se sert dans ce botd tube de caoutchouc de plusieurs décimètres de longueur portant à chacune dei extrémités un petit tube métallique, l'un destiné à s'engager dans la carotide i l'animal qui doit fournir le sang, et l'autre à pénétrer par la simple ouTe d'une lancette dans la veine de celui qui doit recevoir le fluide. Pour opénri transfusion, on commence par adapter le tube à la carotide du premier sujet etd le laisse se remplir de sang avant de l'introduire dans la veine du second, afiof^ l'air qui se trouvait dans ce tube ne fût pas poussé dans les veines. Le petit ap^ reil une fois fixé, l'impulsion communiquée au sang de la carotide pousse npiii' ment ce fluide dans la veine du deuxième animal, qui , en un temps très coort,d reçoit de grandes quantités. La promptitude de celte transfusion oblige i Yi^ rompre de temps en temps, en retirant l'extrémité du tube engagée dans la ji^ laire; mais alors il faut avoir soin, avant de la remettre en place, de faire toaV le caillot, qui souvent peut être entraîné par la seule force impulsive du sang. M de cette manière que j'ai plusieurs fois transfusé en quantités considérables le tff d'un animal à un autre animal de même espèce ou d'espèce différente.
Un second procédé, dû à King, contemporain de Lower, consiste à faire piitf le sang, non plus d'une artère dans une veine, mais d'une veine dans une vêH veine, en réunissant, par exemple, au moyen d'un tube, la juguhdre de cdoi ^ doit donner le sang à la Jugulaire d'un autre destiné à le recevoir. Alors, po«K que l'une des extrémités du tube soit tournée vers les capillaires sur le sujet fl donne le sang, et l'antre extrémité vers le cœur sur celui qui reçoit ce floideik transfusion s'opère d'elle-même avec lenteur.
Enfin, par un dernier procédé, le sang est retiré des vaisseaux poisiqtf^ immédiatement après, à l'aide d'une petite seringue. Mais, comme le sang*
Fie. 80.
MIe-ci a lUdede.
DES PHÉNOMfcNES ciNÉBAUX DE LA QRCULATION. 353
»agiiie promptement, il arrive souvent que la Gbrinc a pris, cd partie, Téiat solide tiaot que l'iDJeclioii soit achevée ; et comme, d*aulre part, l'iuslrumcut pousse dans es veioes un peu d'air avec le sang, ou voit souvent se produire des accideuts. Hmr les éviter, on peut, avec avantage, se servir d'un petit appacQ (Gg. 80), qui se compose d'un corps de pompe portant à son sitrémité supérieure un tube latéral évasé, et à son extrémité inféîeare an ajutage courbe à robinet. Lorsqu'on veut en faire usage, on retire le piston en haut et l'on reçoit le sang par le tube latéral A. Dès que le niveau du liquide s'élève à une certaine hauteur dans ce krnier, on n'a plus à craindre qu'il reste de l'air dans l'appareil, qui
Hlôt est prêt à être adapté à la veine; on engage l'ajutage dans après avoir ouvert le robinet, et l'on exécute l'injection. A ce petit instrument, il est facile de recevoir directement le
; de la veine de l'animal qui le fournit, et de le transfuser prompte-
Dt bien avant sa coagulation ; enfin on n'a pas à craindre i'introdKtioD de l'air.
Dans tous les cas, et quel que soit le procédé mis en usage pour Il transfusion, il importe d'effectuer celle-ci lentement, de s'opposer A k pénétration de l'air dans les vaisseaux, et enûn d'éviter la coagu- ■mhmi, même partielle, si faible qu'elle soit, du fluide injecté. C'est htte de prendre ces précautions que la transfusion donne lien à des Kcidents très graves et souvent mortels.
La transfusion produit de bons résultats quand on fait passer Sans les vaisseaux d'un animal du sang, soit veineux, soit artériel , ft*Dn animal de même espèce; elle peut être supportée quand le
transfusé provient d'une autre esi)èce de même classe. Ainsi le sang du
Dton, celui de l'agneau, du veau, ont été transfusés h l'homme, au cheval, au i; celui de l'homme au chien ; mais ce sang d'une espèce étrangère ne peut Hn supporté qu'en petite quantité; il détermine plus ou moins rapidement la ^ort, si on le substitue en forte proportion au propre sang de l'animal. Blundell a r« des chiens, préalablement affaiblis par des hémorrhagies abondantes, mourir ■■elques jours après qu'on leur eut transfusé du sang humain. D'autres ont vu bs moutons périr à la suite de la transfusion du sang de veau , les chiens après Belle du sang du cheval ou de la brebis. J'ai moi-même vu mourir un cheval qui, iprès plusieurs saignées de 25 livres de sang, avait reçu, au moyen du procédé |H*écédemmcnt décrit, la plus grande partie du sang artériel d'une vache. Cepen- IHBt M. Delafond a transfusé à l'âne, et sans inconvénient, de 4 à 5 kilogrammes kang du cheval. D'ailleurs le sang des mammifères tue promptement les oiseaux, ik t'explique sans difûculté ces résultats par les différences qui existent, d'espèce ' csfiècc, dans la forme, les dimensions des globules , les propriétés physiques et * compositioii intime du fluide nutritif.
Les effets salutaires de la transfusion pratiquée dans les circonstances où il y a
Ciiblinement extrême, k la suite des émissions sanguines, ne sont pas douteux.
h grand nombre d'exemples rassemblés dans le savant ouvrage de M. le profes*
^«r Bénrd en donnent la preuve. Mais il ne faut pas attendre de ce moyeu des