‹ Traité de physiologie, consideŕeé comme science d'observation (volume 2)Chapitre 21 sur 115 · I. Génération accrémentitielle par augmentation de masse · texte numérisé non relu

I. Génération accrémentitielle par augmentation de masse

$ 22. La propagation qui se rattache à l'augmentation de la masse s'offre à nous sous la forme de Fissiparité, ou génération fissipare ( generatio fissipara ), attendu qu'elle a pour résultat de faire qu’un mdividu composé de parties homogènes se divise ou se fende en deux. Elle tient de près à la nutrition, et n'est même à proprement parler que la nutrition ayant acquis trop d'énergie pour demeurer concentrée dans la sphère d’une seule individualité.

1° Elle peut avoir lieu naturellement, c'est-à-dire par un travail organique intérieur et indépendant des circonstances du dehors ; ou accidentellement, par une séparation due à l'action d'une force extérieure. Les effets sont les mêmes dans l'un et l'autre cas.

La fissiparité naturelle s’observe chez les êtres organisés les plus inférieurs et les plus imparfaits. Tantôt elle est le seul mode possible de propagation, comme chez les Bacillaires et la plupart des autres Infusoires. Tantôt elle marche de concert avec d’autres modes plus relevés, notamment avec la gemmiparité, comme chez les Conferves et les Polypes. Dans les organismes placés un peu plus haut, par exemple les plantes phanérogames et quelques Vers, elle est purement accidentelle, le maintien de l'organisme étant mis à l'abri des coups du hasard par la faculté qui lui a été accordée de : pouvoir revivre dans toutes ses parties.

2° Cette forme de génération consiste en ce que la partie devient égale au tout. Sa condition la plus essentielle doit done être que la partie ait primordialement une texture semblable à celle du tout, qu'elle contienne les mêmes tissus que ceux qui appartiennent à l'organisme en général, que par conséquent elle ait en elle-même la prédisposition à jouir d’une existence indépendante.

3° La seconde condition, conséquence de la première, est que les parties ne soient liées en un tout organique que par de faibles moyens d'union. Car quand toutes les parties se ressemblent, chacune trouve en elle-même les conditions de sa propre existence , et par conséquent dépend moins des autres,

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