À. OVIDUCTE CONTINU AVEC L'OVAIRE
L'oviducte continu avec l'ovaire est tantôt impair ($S 96), et
tantôt composé (S 97).
a. Oviducte impair.
8 96. Un oviducte impair succède à un sporange ou à un ovaire impair, chez les Holothuries, les Sérongylus , les As-
cidies , les Gastéropodes, les Phalangium, parmi les Arachnides ; les Scolopendres, parmi les Myriapodes ; les Ammodytes tobianus , Blennius viviparus et Perca fluviatilis, parmi les Poissons. Tantôt alors il constitue un canal uniforme , comme dans les Holothuries et les Ascidies; tantôt il offre une dilatation dans laquelle les œufs se réunissent, séjournent et se perfectionnent, et à laquelle, tant ici que dans les formes suivantes ($ 97-100), on donne ordinairement le nom d'utérus (8195, 2°). Cette dilatation occupe ou le commencement de l'oviducte, par exemple, dans les Phalangium, ou le milieu de son trajet, comme dans plusieurs Gastéropodes, ou son extrémité, comme dans la Scolopendre. L’oviducte simple finit aussi par se fendre à sa partie inférieure , soit par hermaphrodisme , soit par une tendance à la forme symétrique chez les Céphalopodes (1).
b. Oviducte composé.
$ 97. L'oviducte composé est ou multiple ou pair. * Oviducte multiple.
I. On trouve des oviductes multiples lorsque les sporanges le sont ésalement.
1° Tantôt alors ils restent complétement séparés, de sorte qu'on en compte par exemple quatre dans la Renilla amerti- . Cana , et cinq dans l'Echinus.
2° Tantôt ils se réunissent, sans cependant être ramenés jusqu'à la duplicité, par exemple dans les Actinies, où l’on remarque toujours que deux paires de sporanges ont un oviducte commun.
** Oviducte pair.
IT. Les oviductes pairs procèdent ou d'un ovaire pair, ou d'un ovaire impair, comme chez les Décapodes et la plupart des Octopodes.
3° Tantôt 1ls restent séparés les uns des autres , par exemple chez les Crustacés , les Arachnides et les Raies, et alors
(4) V. PI IIT, seconde forme.
ou ils représentent des canaux uniformes, comme dans l'Écrevisse, l’'Asellus aquaticus, le Cyclops quadricornis, et l'Aranea domestica (1), ou ils se dilatent à leur extrémité, comme dans le Scorpion (2).
4° Tantôt ils se réunissent en un tronc, qui est leur prolonsement commun, et que nous appellerons ovicanal pour le distinguer. Cette forme est supérieure aux précédentes. Elle s observe, d'après Rathke, chez les Crustacés, dans le Bopyrus squillarum et V'Idotea entomon , où cependant l’ovicanal est fort court; chez les Entozoaires , dans les Ascarides et les Échinorhynques, chez tous les Insectes, chez la plupart des Poissons, notamment chez les Chondroptérygiens à ovaire pair.
Quelquefois les oviductes sont beaucoup plus longs que lovicanal, par exemple dans l'A4scaris, où l’on ne peut les distinguer des ovaires vasculiformes que parce qu'ils ont un plus grand diamètre et une direction différente, et dans quelques Insectes, par exemple le Gryllus verrucivorus (3).
Dans d’autres cas, les oviductes , si l’on fait abstraction de leurs racines, sont plus courts que l’ovicanal (4). C’est ce qui a lieu chez la plupart des Lépidoptères et autres Insectes. Cependant cette disposition dépend en partie de l’âge; car les oviductes sont plus longs avant l’époque où l’animal est apte à se reproduire, et ils se raccourcissent ensuite.
Quelquefois les deux conduits sont fort courts, par exempie dans la Lepisma saccharina, le défaut de longueur des oviductes étant compensé par la forme vasculaire et rameuse des ovaires, et celui de l'ovicanal par la présence d’un pondoir.
Les oviductes se réunissent parfois sous un anple trèsouvert, ou même presque en ligne droite, par MU dans Ja Lama tristis (5).
La plupart du temps on aperçoit une dilatation au com-
(4) V. PL III, troisième forme.
(2) V. PI. TIT, quatrième forme.
(3) V. PL IIL, cinquième forme.
(4) V. PI. III, sixième forme.
(9) V. PL III, septième forme.
mencement de l'ovicanal. Tel est le cas, par exemple, du Distoma hepaticum , chez lequel cette dilatation est si considérable qu’elle semble réduire à rien les oviductes (4). Mais quelquefois aussi elle occupe l'extrémité de l’ovicanal, par exemple, dans les Teftigonia plebeia et Blatta orientalis (2).