HERMAPHRODISME
constitue, comme l'animal, un individu, et elle tombe d'’ellemême avec cette hypothèse. S'il existe une analogie quelconque qui permette d'appliquer l'idée de l'individualité animale à la plante, chez laquelle tout est succession, ce que j'aurais beaucoup de peine à accorder, tout au plus pourrait-on hasarder d'attribuer une certaine individualité au rameau chargé de la fleur par laquelle il se termine lui-même ou était destiné à se terminer. Mais, semblable à la plupart des animaux inférieurs, ce rameau ne vit pas au-delà d’une période de procréation, et il ne renouvelle jamais ses organes génitaux; il pousse de nouveaux rameaux, et ceux-ci se créent eux-
mêmes leurs propres organes générateurs. Que les nouvelles
pousses viennent à être accidentellement détachées du tronc maternel avant la floraison, et que, plantées en terre, elles arrivent à y développer seules leurs fleurs, personne ne verra Run renouvellement des organes génitaux pour un nouvel acte de génération d'un même individu ; du hasard seul il dépend que l'individu prétendu divisible subisse où non une pareille division, et par conséquent le fait en lui-même est indifférent
pour la science) (1).