‹ Traité de physiologie, consideŕeé comme science d'observation (volume 2)Chapitre 97 sur 115 · IDÉE FONDAMENTALE DE LA SEXUALITÉ · texte numérisé non relu

IDÉE FONDAMENTALE DE LA SEXUALITÉ

d’anthères. L'homme et la femme tendent à procréer de nou: veaux individus, mais ni l’un ni l’autre ne procrée seul , aucun d’eux ne le fait qu'avec le concours de l’autre, et en contribuant au but à sa manière. IL n’est pas moins clair que, sous tousles autres rapports , la différence des sexes n'est point absolue, mais seulement relative , que chaque sexe n’a pointde forces et d'organes qui lui soient propres, mais que tous deux ont les mêmes forces et les mêmes organes, seulement modifiés d’une manière particulière et affectant des formes propres (1). Les productions cutanées semblent bien faire exception à cet égard ($ 183); mais, d’un côté, ce ne sont que des développemens plus amples d’un organe commun, par exemple des poils et des plumes , sur une région du corps de l’un des sexes ; d’un autre côté, les parties qui se développent complétement chez l’un des sexes existent à l’état rudimentaire chez l'autre, les éperons , par exemple, sous la forme de verrues ; enfin si la conformité n’a pas lieu dans l'espèce , elle se montre au moins dans le genre, car, par exemple, si le mâle seul a la tête ornée de bois dans les Cerous elaphus, dama, alces et capreolus , la femelle du Cervus tarandus en porte aussi , et les cornes qui n’appartiennent qu’au mâle dans les Antilope cervicapra, quéturosa et dorcas, sont Communes aux deux sexes dans les Antilope rupicapra, oryx et dama. Nous pouvons donc'poser en principe que l'espèce et le genre sont l'être essentiel , celui qui se ressemble à lui-même , celui qui repose sur la même idée, et que la différence sexuelle n'est au contraire qu'un mode particulier de manifestation de l’idée commune , une différence de forme chez le même être.

À. Idée fondamentale de la sevualité.

$ 204. Lorsqu'on rencontre des organes particuliers pour la monogénie ($ 40), ils ressemblent à l'ovaire des femelles, quant à la structure et à la fonction, et n’en différent que parce qu’ils sont doués d’une force suflisante pour opérer complétement la formation, que l'ovaire des femelles a seulement le pouvoir de commencer et de mettre en train. Ainsi chaque

(4) Meckel, Traité général d'anatomie comp. , t. I, p. 316, 325, 346.

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