‹ Traité de physiologie, consideŕeé comme science d'observation (volume 4)Chapitre 76 sur 79 · QUATRIÈME PLANCHE · texte numérisé non relu

QUATRIÈME PLANCHE

Fig. 1 et 2. Coupes longitudinales de l'embryon de Grenouille , par H. Rathke.

Fig. 1. L’embryon est encore dans l'œuf, courbé autour du jaune ; la membrane prolisère est devenue paroi du corps, de sorte que celle-ci est sans ouverture et sans prolongation en une enveloppe embryonnaire externe. La vésicule ombilicale, embrassée par la paroi viscérale, commence, à ses deux bouts, à se convertir en canal digestif. Le cœur simple est situé, comme le feuillet vasculaire entier, entre les feuillets séreux et muqueux. |

Fig. 2. Le tétard de Grenouille allongé et étendu ; la bouche et l’anus sont ouverts; l'intestin moyen est la seule partie où la vésicule ombilicale n'ait point encore pris la forme de tube. Il s’est formé un cloique, qui ne produit pas d’allantoïde saillänte au dehors, mais reste dans la cavité du corps, et devient vessie urinaire.

Fig. 3. La métamorphose des troncs artériels de l’embryon d'Oiseau, d’après C.-E. Baer. La vue est prise du dos, de sorte qu’on aperçoit chaque vaisseau de côté où il se trouve réellement. Les vaisseaux qui charient du sang pendant le dernier tiers de la vie embryonnaire sont rouges ; ceux qui existaient auparavant, et qui sont éteints maintenant, ont une teinte noire. a,a,b,b,c, c. sont les troncs dans lesquels se réunissent les anses vasculaires de chaque côté, et qui se paolongent en racines de l'aorte. L’explication a été donnée $ 400 , 4lo ; AO1 470 ; 449, 20.

Les figures 4 et 5 sont destinées à rendre sensible ce qui a été dit S 446 et 447 de l’allantoïde et de l’endochorion chez les Mammifères.

La fig. 4 représente l’embryon-d’un Ruminant. L'intestin moyen se prolonge dans la vésicule ombilicale’, qui est représentée ici sans feuillet vasculaire. De la fin de l'intestin sort l’allantoïde , quis’allonge en sac et entoure l'embryon ; avec elle sortent les extrémités de l'aorte, ou les deux artères ombilicales, qui se répandent dans les deux feuillets vasculaires

entre lesquels est logée l’allantoïde, savoir un externe , l'endochorion, qui s'applique à l’exochorion marqué par une ligne de points, et s'élève dans les cotylédons, l’autre interne, qui s'applique à l'amnios, comme membrana media. Mais, pour être plus clair, on n’a pas représenté les artères ombilicales telles qu'elles se comportent réellement chez les Mammifères, où toutes deux se répandent dans l’endochorion, et ne donnent que des branches à la membra media , mais telles qu'elles sont chez les Ovipares , où l’une d'elles seulement se répand sur Ja moitié externe de l’allantoïde, produisant ainsi l'endochorion, tandis que l’autre, empêchée par l’allantoide d'atteindre jusqu’à la surface, se répand sur sa moitié interne tournée vers l'amnios, et y produit la membrana media.

La fig. 5 représente un embryon humain, pour montrer comment les artères ombilicales suivent épalement ici l’allantoïde, mais ne sont point déterminées par elle à s'étaler en une membrana media, et marchent librement dans la gaîne ombilicale , à côté de la vésicule ombilicale , pour se développer en endochorion et en placenta.

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