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Traité de physiologie, consideŕeé comme science d'observation

$ 658. En exposant l'histoire de la vie, nous avons appris à la connaître pour une série non interrompue de changemens. Maintenant il s’agit d'étudier le substratum permanent de ces métamorphoses , et de fixer nos regards sur la vie, telle que, une fois donnée, elle agit et subsiste. Mais, sous le poin: de vue des sciences d'observation où nous avons voulu placer la physiologie , il n'est possible d'arriver à ce résultat qu'en prenant pour départ la considération des différentes manifestations de Îa vie, et pour classer ces dernières d’une manière naturelle, c'est-à-dire dans un ordre fondé sur l’expérience et conçu d'après des idées déterminées, il faut commencer par établir une division générale des phénomènes de la vie. |

A° Le premier coup d'œil que nous jetons sur nous-mêmes nous apprend que notre vie a deux faces différentes. D'un côté , nous trouvons en nous des idées, des connaissances, des sentimens , des désirs, en un mot toute une série d’activités pures , qui se révèlent à nous-mêmes dans la conscience immédiatement, sans se manifester comme phénomènes extérieurs , appréciables à l'œil d'autrui, et auxquelles notre volonté imprime la direction sans concours d'aucun intermédiaire non plus. D'un autre côté, nous apercevons sur nous des activités vitales, qui s'exercent dans une absolue indé-

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