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DESTRUCTION DES GLOBULES. — IIEMATOLYSE

devenir rutilant,, quoique la température de ce liquide n’ait pas dépassé ordinairement 45° (Cl. Bernard, Liquide de l'or f/., 1,438).

Vincent n’a pas constaté d’altération des globules rouges chez les animaux dont on amène la mort par hyperthermie en les soumettant à 38°-41°.

Sous l’influence des brûlures le sang est épaissi ; les globules sont altérés, l'hémoglobine modifiée, fréquemment on constate de l’hémoglobinurie (Tapl’ El N ER, etc... SïOCKls).

On peut injecter dans les veines (jugulaires) du chien d’assez fortes quantités de liquides (200 c.c. et plus) à 90° et 95° aussi rapidement que possible sans provoquer la mort. La masse sanguine du ventricule droit peut atteindre dans ces conditions en quelques endroits sinon dans sa totalité une température de 35°. Le sang perd presque tout de suite l’excès de chaleur dans les poumons, car la température de l’animal ne monte presque pas (Atiianasiu et Carvallo). Les premières quantités d’urine qui s’écoulent dans ces conditions sont teintées de sang. Il y a hémoglobinurie temporaire par suite de la destruction d’un certain nombre de globules (Doyon et Dufourt).

Si on congèle le sang et si on le laisse dégeler ensuite l’hémoglobine se sépare du stroma; un certain nombre de globules sont détruits (A. Rollett). Sous l’influence du froid l’eau du sang se sépare sous forme de glace ; les substances dissoutes sont privées de leur solvant. Au moment du dégel la glace se transforme en eau libre qui attaque les globules. — Dans le sang soumis à l’action de l’air liquide (— 190°) la plupart des globules sont explosés, fragmentés (Ciianoz et Doyon).

Dans l’organisme soumis au froid les globules s altèrent ou se détruisent; on a observé l’hémoglobinurie; le fer excrété par les

urines et la bile augmente (v. p. 388).

L’eau glacée injectée dans les veines est relativement bien

tolérée (Roger).

3. Action de l’électricité. — Sous l’influence des décharges d’une bouteille de Leyde ou de tout autre condensateur les globules se crénèlent puis prennent la forme de boules et se décolorent ; le sang se laque. 11 faut un nombre moindre de décharges pour provoquer la translucidité du sang si les décharges sont régulièrement espacées par des pauses que si elles se succèdent rapidement. Le laquage est empêché par 1 addition au sang de solutions salines concentrées (A. Rollett). Avec les décharges d un condensateur réchauffement du sang est à peu près nul. Une expérience élégante permet de le constater ; On mêle 10 grammes de gélatine à 100 cen-

LES GLOBULES ROUGES

ti mètres cubes d'une solution NaGl à 0,76 p. 100. Le mélange fond lorsqu'il est chauffé à 40°; il se prend en gelée à 18-20°. Si on ajoute au mélange liquéfié du sang et si on le soumet après refroidissement aux décharges répétées d’un condensateur le mélange devient translucide mais ne fond pas.

Les courants induits peuvent également entraîner la dissolution •les globules (Neumann, L. Hermaînn), mais par suite surtout de

I échaulfement concomitant du sang. Lorsque l’action des courants induits est prolongée, les albumines sont coagulées, le sang est desséché et carbonisé (A. Rollett).

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