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RÉSISTANCE DES GLOBULES ROUGES

cubes de ces solutions. On ajoute le même nombre de gouttes de sang dans les mêmes conditions. On agite deux à trois fois de la même façon également les tubes, puis on les bouche et on les abandonne à la même température, i;;o, p. e. Après quelques heures (trois heures, p. e.),on examine les tubes en allant des solutions les plus concentrées aux moins concentrées.

Résistance minima. — Le premier tube dans lequel une coloration rose apparaît indique que les globules les moins résistants ont laissé diffuser leur matière colorante. Les autres globules ont résisté et forment un dépôt au fond du tube.

Résistance maxima. — En suivant les solutions décroissantes, on voit (pie la coloration rouge du liquide transparent augmente et que l’épaisseur du dépôt diminue. De nouveaux globules ont donc disparu, augmentant ainsi par leur matière colorante diffusée l’intensité de la coloration. Au delà d’une certaine solution il n’y a plus de dépôt. On ne trouve plus de globules. Le tube dans lequel a lieu cette réaction renferme la solution qui détruit les globules dont la résistance est maxima.

On trouve par exemple les chiffres suivants : résistance, minima : 0,;>0; maxima : 0,35.

Remarques. — Les réactions limites dépendent, entre autres choses :

a) De l’état d'asepsie du sang. Il faut opérer à l'abri des microbes (Vaquez). Dans le sang conservé à l’abri des microbes, la résistance se conserve, mais les

limites sont repoussées (Vaquez, Manca).

b) De l’action des gaz sur les globules. Les globules chargés de CO- perdent leur hémoglobine dans des solutions plus concentrées (pie des globules chargés d ( >2. Les acides dilués agissent comme CO2; les alcalis exercent l'effet inverse (c.p. 603). L’oxyde de carbone exerce également une action protctrice (Hamburger).

c) Le mode de défibriner le sang modifie les limites auxquelles les globules perdent leur hémoglobine à cause de l'accès de O2. Si on veut défibriner le sang on l’agitera dans un flacon presque plein, de façon à ne pas modifier sensiblement l’équilibre gazeux (Hamburger).

Rapport avec l'isotonie. — La sortie de l’hémoglobine n'a aucun rappor avec l’isotonie (Dastre). Il existe un écart considérable entre le titre de la solution isotonique qui conserve le volume globulaire et le titre de la solution qui, la première, provoque la sortie de l’hémoglobine des mêmes globules.

En moyenne, d’après Hamburger, pour que le sérum du sang d un animal provoque la sortie de l’hémoglobine des globules correspondants ,1 faut diluer : le sérum de grenouille avec 200 p. 100 d’eau; le sérum de bœuf et (Homme avec 50-80 p. 100 ; le sérum d’Oiseau avec 130-200 p. 100 ; le sérum des Poissons avec 110-145 p. 100. Il suit de là que les variations que le sang subit normalement dans sa teneur en eau sont sans influence a ce point de a ne.

L'exode de l’hémoglobine n’est pas parallèle à celui des sels Lorsque les globules rouges sont lavés dans une solution dite isotonique ou hypertonique de sucre ou de mannite, ils abandonnent à cette solution une partie de leurs se s, même quand ils ne perdent pas leur hémoglobine (V - Henri et Calugareanu). La mesure de la conductibilité électrique des liquides surnageants peut nous i enseigner sur la grandeur de cette émission de sel, et le coiorimetre nous donne la quantité d’hémoglobine que ces liquides peuvent contenir. P os les g o m . restent longtemps en contact avec les solutions, plus les sels et 1 hemoglo passent dans le liquide environnant en plus grande quantité. La solution hypeilonique à 40 p. 100 lorsque le contact est prolongé, enlève aux globules une plus grande quantité de sels et d’hémoglobine que les solutions dites isotoniques. Il

LES GLOBULES ROUGES

n'y a pas de proportion entre la quantité de sels et la quantité d'hémoglobine enlevés par les solutions lorsque la durée de contact est différente. Les globules rouges du chien abandonnent antérieurement et plus facilement, leurs sels que l’hémoglobine. L’étude de l'influence de la température et du temps sur ces deux phénomènes, semble indiquer qu’ils suivent des lois physiques différentes. Les solutions de sucre ou de mannite refroidies enlèvent plus de sels et d hémoglobine que les mêmes solutions maintenues à la température du laboratoire. Les solutions portées à 37°, 45° enlèvent aux globules des proportions plus faibles d'hémoglobine que les mêmes solutions à 17° et à 0°. L'action de ces solutions à 37° et à 43° sur la sortie des sels des globules est plus complexe. 11 y a lieu de distinguer les solutions de concentrations faibles (au-dessous de 21 p. 1000 de mannite, et de 40 p. 1000 de saccharose), et celles de concentration plus forte. Pour les solutions de concentration plus forte (qui n’enlèvent pas 1 hémoglobine), la sortie des sels des globules est plus marquée à 37°, 43° ipi à 17° et 0°. Pour les solutions de concentration faibles qui enlèvent aux globules de l’hémoglobine, la sortie des sels se fait à 37° et à 43°, en quantité moindre qu’à 17° et à 0° (Y. Henri et Caluc.areanu).

Données numériques. — Le titre de la dissolution d’un corps donné qui provoque la sortie de l'hémoglobine varie suivant l’espèce, le sujet et chez un même sujet suivant un certain nombre de conditions (Vov. Mosso, Hamburger, Bottazzi et Duccesciii).

Le tableau suivant donne la concentration des solutions limites pour la sortit* et la î ét en lion de 1 hémoglobine des globules de différentes espèces.

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