CARACTÈRES HISTOLOGIQUES
classes : les lymphocytes et les grands mononucléaires. Les lymphocytes sont les plus petits des globules blancs; leur A1 * * * * * 7ol urne est égal ou inférieur à celui d un globule rouge (6 p.J ; ils présentent un noyau arrondi et très foncé entouré de très peu de protoplasme. Les giands mononucléaires ( i p. a 7,5 p.) ont un noyau volumineux, arrondi ou légèrement contourné, pale, ne prenant bien les couleurs que par places; le protoplasme est abondant mais dépourvu de granulations. Dans les exsudats, on en rencontre parfois qui ont un ou deux noyaux. (Metchnikoff).
Los polynucléaires (9 p, a 9,5 p.) ont une forme arrondie et régulière. Leur noyau est en réalité unique mais polylobé et constitué par des masses réunies les unes aux autres par des filaments étroits de chromatine (Ranvier 1875); il se colore très fortement parles réactifs nucléaires (hematéine, bleu). Le protoplasme est granuleux.
Eiirlicii a basé une classification des globules blancs sur l’analyse chromatique des granulations renfermées dans ces cellules. La méthode part de ce principe que les propriétés tinctoriales des granulations, leurs affinités vis-à-vis des couleurs acides, basiques ou neutres peuvent servir à définir les granulations. Eiïrlicti distingue des polynucléaires éosinophiles, neutro phil es et basophiles. Les polynucléaires éosinophiles sont remplis de granulations très grosses, très réfringentes, visibles sans coloration, fixant facilement les couleurs acides telles que l’éosine, l’orange G, l’induline, résistant à 1 action dissolvante des acides étendus d’eau (HCl à 1 p. 100;. Dans certains cas les granulations ont la configuration d’un bâton¬
net et ressemblent aux formations cristalloïdes qu’on décèle dans le protoplasme végétal. Les polynucléaires neutrophiles sont des cellules dont les granulations extrêmement fines ne se colorent bien, d après Eiirlicii, que par un mélange de couleurs basiques et de couleurs acides d’aniline (triacide, bleu de méthylène — éosine — méthylal); toutefois Dominici et Jolly ont réussi à colorer ces granulations soft à l’aide des couleurs acides (éosine), soit au moyen de couleurs basiques. Les polynucléaires basophiles fixent les couleurs basiques telles que le bleu de méthylène, le violet de méthyle, dahlia... (1).
(1) Pour comprendre les expressions couleurs basiques nculres ou acides, il faut
adopter un langage conventionnel. On peut, assimiler les couleurs d'aniline à des sels
dans lesquels la matière colorante occupe tantôt la position acide, tantôt la position
base. L’éosine par exemple est un éosinatc de soude; la substance qui colore sera dite acide parce qu’elle occupe la position acide, mais ce fait n’implique nullement une
réaction déterminée au tournesol. Le bleu de méthylène est. une couleur basique
parce que c’est du chlorure de tétraméthylthionine, que la substance colorante est du tétraméthylthionino et qu’elle occupe la position base dans la substance employée.
Mouat et Doyon. — Physiologie. 1. — 44
LES GLOBULES BLANCS OU LEUCOCYTES
D'après Eiirlicii,1cs granulations sont des formations spécifiques. Un leucocyte donné ne renfermerait jamais, en plus de ses gianulations propres, de formations granulaires ccLvactériscnit dauties catégories de leucocytes. La nature chimique et la signification des granulations est inconnue. D après Metchnikoff, les gianulations éosinophiles proviennent peut-être de corps étrangers ou de substances solubles absorbés par les globules?
11 existe des formes intermédiaires entre les grands mononucléaires et les polynucléaires. Certaines de ces formes ont un noyau en biscuit ou en fer à cheval ; le protoplasme est homogène mais présente quelquefois des granulations neutrophiles.