‹ Traité de physiologie (volume 3)Chapitre 131 sur 155 · C. demi-cire · texte numérisé non relu

C. demi-cire

G. de Scarpa

Limaçon

G. xpirat (Corti)

Nerfvestibalaire.—

Le nerf vestibulaire a, comme les racines postérieures, deux branches mdiculaires ; Tune inférieure aboutit à une masse grise placée immédiatement au-dessus du noyau de Burdach, dont elle est une sorte de prolongement. La branche radiculaire inférieure du nerf vestibulaire serait donc en réalité équivalente à la branche supérieure des nerfs sensibles de la moelle épinière, et celle i*emarque s'applique à la branche radiculaire inférieure du glosso-pharyngien, nerf sensoriel et sonsitif, ainsi qu'à celle du trijumeau et du vague, nerfs sensitifs. La branche radiculaire supérieure (dite oixlinairement racine supérieure) du nerf vestibulaire aborde, dans un espace très restreint, trois noyaux dits noyau dorsal interne, noyau dorsal externe ou de Deiters, et noyau de Becheterew. De ces différents noyaux partent des fibres dites cérébelleuses qui, à la faveur du pédoncule cérébelleux inférieur, gagnent avec ou sans entre-croisement le cervelet, où elles se terminent dans le noyau du toit, dans le noyau globuleux et dans Vembolus. Ces fibres sont manifestement équivalentes de celles qui dans le système tactile forment le faisceau cérébelleux de la moelle épinière. D'autres fibres, émanées des noyaux primaires (dorsal interne, dorsal externe et de Bechterew) et peut-éti'e aussi du noyau de la racine inférieure, traversent la formation réticulaire et vont grossir le ruban de Reil, pour aller finalemient à leur lieu de destination dans l'écorce cérébrale.

L'excitation trouve ainsi, à partir de ces noyaux, des voies qui la dirigent soit vers le cerveau, soit vers le cervelet; elle en trouve en plus qui de ces mêmes noyaux, mais surtout du noyau dorsal externe, peuvent la transmettre au noyau

Fig. 2tG. — Origine el lerminaison du nerf acoustique. Figure scliéinati^îue.

(l'origine du nerf moteur oculaire externe ; de sorte qu'aux voies cérébrales et cérébelleuses il faut encore ajouter ces voies réflexes.

Nerf cochléaire. — Depuis Tendroit où le nerf cochléaire aborde le bulbe rachidien par sa partie latérale, jusqu'à Técorce, les voies acoustiques cochléaires Iraversent ou côtoient une série de noyaux gris, qui sont : a. le noyau antérieur ol le tubercule acouatique (tout à fait à l'entrée), 6. les noyaux du corps trapézoïde

T. quad.

gen. int.

dit;

l. post.

acoust.

lat.

iv€ sup.

b. ac.

cochl.

Fig. 247. — Le faisceau acoustique (voie acoustique centrale du nerf cochléaire). Figure schématique de Charpy.

(soit du môme côté, soit du côté opposé après décussation), c. le noyau du ruban de Reil latéral, d. les tubei*cule$ quadrijumeaux (les postérieurs principalement), e. le corps genouillé intei'ne, après quoi les fibres gagnent Técorce du lobe temporal.

Les fibres qui s'arrêtent dans ces divers ganglions ou qui les traversent sont tantôt superficielles, comme les stries acoustiques et les bras postérieurs des lubercules quadrijumeaux, tantôt profondes, comme le corps trapézoïde ou le ruban de Reil.

Ajoutons que les voies acoustiques sont encore en rapport avec le thalamus ou couche optique. Cet important organe se partage en quelque sorte, comme

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Técorce elle-même, entre les différents sens. Lepulvinar appartient à la vision ; entre le pulvinar et le noyau interne est situé un segment qui est relié par des tractus au lobe temporal et qui appartient à l'audition.

La présence sur le trajet des voies auditives de masses ganglionnaires comme le segment sus-désigné du thalamus, le tubercule quadrijumeau postérieur, le corps genouillé interne, ayant toutes une ressemblance si frappante avec les ganglions que traversent les voies optiques (pulvinar, tubercule quadrijumeau antérieur, corps genouillé externe), établit une homologie évidente entre les deux systèmes sensoriels et leurs relais principaux.

La signification fonctionnelle de ces différents noyaux serait du plus haut intérêt, si on pouvait l'indiquer correctement, soit d'après l'expérience, soit même

par comparaison avec streeae. N. dorsal les noyaux similaires

Péd, eéréb. cles autres sens. Sur ce point, les données positives nous font en grande partie défaut. On peut

Tub. ac. j- i * f • •

dn*e toutefois que, parmi ces masses grises, il en

iV. ae. anl. . . , ^

est qui, comme les tubercules guadrijumeauXy sont surtout des lieux

A', coehl. (le réflexion de Vexcita-

tion : les tubercules an-

Y. vest. térieurs réfléchissent les

excitations visuelles ; les postérieurs, les excitations auditives . Les

Olive 8up. ^ . .

autres amas gris ne sont

.. peut-être pas dépourvus

„. ^,„ , , . ,. de ce pouvoir réflecteur.

Fia. 2kS. — Les stries acoustiques. • • i** .

^ ^ mais, plutôt que de ra-

Les stries et le corps trapézoïde en bleu. Coupe trans- mener l'excitation vers

versale de la protubérance. Figure schémaUque de Gharpy. ^^ -^^ ^^ départ, ils

paraissent l'engager surtout vers les voies profondes qui conduisent à Vécorce. Chemin faisant, ils associent les excitations élémentaires et ébauchent de la sorte le travail de synthèse d'où va naître la sensation spécifique de l'audition, quand ces excitations arriveront dans l'écorce suivant un ordre et des rapports déterminés.

Autant qu'on peut le saisir, le plan général de ces rapports entre fibres est le même ici que dans les autres sens. En principe on admet que, sur ces trajets fibrillairesqui vont de l'oreille à l'écorce, il y a une coupure au moins, partant, deux neurones au moins qui se transmettent l'excitation. Ces coupures ne se font pas toutes au même endroit, mais s'échelonnent sur les divers noyaux qui se succèdent le long du trajet : chaque noyau présente de ce fait des libres terminales et des fibres de passage. Les fibres de passage émettent néanmoins des collatérales qui ont en somme la valeur de fibres terminales, de sorte que le même neurone venu de la périphérie distribue des excitations à plusieurs noyaux. Les neurones qui de ces noyaux vont à l'écorce sont en général beaucoup plus nombreux que ceux qui viennent de la périphérie à ces noyaux. En plus, d'un noyau

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