‹ Traité de physiologie (volume 3)Chapitre 35 sur 155 · ASCENDANT · texte numérisé non relu

ASCENDANT

FERMETURE. OUVERTURE

Secous.^o.

Secousse.

Secousse.

Secousse.

Discasslon. — Ainsi qu'on voit, le courant faible réalise deux contractions placées à sa fermeture, qu'il soit descendant ou ascendant. Le courant moyen réalise les quatre contractions. Le courant fort en réalise de nouveau deux. Tune à la fermeture du courant descendant, l'autre à l'ouverture du courant ascendant. Il faut chercher à expliquer l'absence des contractions qui font défaut.

a. Courant faible. — Pour les courants faibles, les deux contractions d'ouverture manquent du fait même de la faiblesse du courant, l'action excitante de

Touverture étant considérée comme inférieure à celle de la fermeture, peut-être à cause de Fallération résultant du passage du courant.

b. Courant fort. — Dans le courant fort, Tabsence de la contraction de fermeture du courant ascendant tient à la valeur considérable de l'anélectrotonus {diminution de l'excitabilité) dans le segment du nerf qui attient au muscle et -qui est en contact avec le pôle positif. D'autre part, la grandeur si considérable de la contraction d'ouverture de ce même courant a^^cendant est due, après la cessation de l'anélectrotonus de cette même région, à une modification inverse <iui agit comme le catélectro tonus, en augmentant l'excitabilité. Après la cfssation du passage du courant de lapilcj il se développe en effet dans le nerf (pour des raisons multiples parmi lesquelles l'électrolyse) un post^courant de sens inverse^ comme dans tout circuit polarisé. Enfin Fabsence de la contraction d'ouverture du courant descendant s'explique par l'établissement d'un post- <;ourant du même genre qui, après la cessation du catélectrotonus développé par le passage du courant polarisant, donne naissance à une modification inverse équivalant au développement d'un fort anélectrotonus.

c. Courant moyen. — Dans le courant moyen, l'effet excitant de l'ouverture «st devenu suffisant pour réaliser l'excitation, et d'autre part les modifications anélectro toniques, .tant directes que consécutives, sont encore assez faibles ^ur ne pas empêcher la contraction d'avoir lieu ; d'où les quatre contractions, "deux à la fermeture et deux à l'ouverture des deux courants.

Théorie électrotonique de Texcitatioii. ~ En considération de ces faits, Pflîjger donne la formule suivante de l'excitation électrique : V excitation naîtrait par la production du catélectrotonus et par la cessation de V anélectrotonus.

Tétanos do coarant contina. — Quand le nerf est traversé sur une grande longueur par un courant continu (surtout descendant), il peut se produire pendant son passage une contraction soutenue, tétanique du muscle.

Tétanos d^onvertore. — Inversement, le courant ascendant, quand il est fort et qu'il a une longue durée, peut donner à son ouverture, au lieu d'une fîecousse, une contraction tétanique, semblable à la précédente. Ces contractions d'aspect tétanique paraissent être des secousses démesurément allongées, comme on en obtient quand le nerf ou le muscle est altéré par la fatigue, le froid ou certains poisons (vératrine). Ni le tétanos de fermeture (Morat et Toussaint), ni le tétanos d'ouverture (Hering et Friedrich) ne provoquent de tétanos secondaire dans la patte galvanoscopique.

Alternatives de Volta. — Entrevue parRiTTER, incomplètementformuléepar VoLTA, la loi de ce phénomène s'exprime de la façon suivante d'après Rosenthal et WuNDT : Le passage continu d'un courant de sens donné augmente Vexcitabilité pour rouverture du courant de même sens et pour la fermeture du courant de sens contraire; il Va faiblit pour la fermeture du premier et rouverture du second. Si on admet l'existence du post-courant de polarisation et qu'on rapporte à la fermeture de ce courant inverse la contraction dite d'ouverture, la loi devient plus simple et se formule ainsi : Le passage dans le nerf d'un courant de sens donné augmente l'excitabilité de ce nerf pour le courant de sens contraire.

Succession des effets avec les courants faibles. — La loi des secousses, chez les auteurs qui l'ont étudiée et suivant le point de vue que chacun d'eux a suivi, prend une expression particulière, qui se reflète dans les tableaux qu'ils en ont dressés. Le tableau de Pflîjger la schématise dans ses grandes lignes. Celui de Heidexbain exprime dans leur détail les effets croissants des courants faibles, jusqu'à ce qu'ils atteignent l'intensité que nous appelons moyenne.

COURANT

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