F. — POISONS DES NERFS
CI. Benxano le premier a eu l'idée nette d'une anal: #1 de leurs fonctions, réalisée par le moyen des poisons, celte raison il appelle les « réactifs du physiologiste n. D andre de recherches, il nous a laissé des exemples et des n qui n'ont pu qu'être imilés et Us pur ses sans perfectionnement essentiel 1 divise les poisons en et spéciaux, suivant que leur s'étend à toute «4 seulement à certaines espèces cellulaires, ou encore à 6 variétés d'entre elles, comme il arrive pour le système ner L Porsoxs cfnénaex. — Anesruisiques, — Pour CI. Benxanv, | substances anesthésiques sont des poisons généraux, capables suspendre (sans les détruire, lorsque leur action n'est pas i ment prolongée) les manifestations de tout protoplasme cellu Elles sont pour lui les réactifs de la vie. La germination des gx
a été considérés, tour à tour, par les uns
Larrowr) comme un poison Damewser, (
‘et non lex tranes norveux, pas plus que les centres cérébraux. La. xiun de fondé. Nous savons, par l'exemple de l'atropine, qu'une action p locals sur la pupille, aprés inslillation dans l'œil, n'esclut pus une rale de ln méme substance diffusfe dans la sang, à dose même min dos poidsrelalifs de La substance employée, d'une part, et d'autre part, montre au contraire {pour les deux polsons), que locale ne s'obtient qu'à doses massives, Landis que l pour des doses en comparaison Lrès faibles (woit 2 gramme chez le chien).
L'opinion que la substance injoctée dans le sang n'atteindrait spôcif que les ramilicatiens périphériques des nerfs sucitifs n'est pas soute
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Caspmernen, Le CXXI pi 8. — Esauas, Arch fe 2.904 P au er rer Pi.
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08 semblables 6 i rattache Intéricurement les parties composat élre. Mais à mesure que nous le décomposons, par l'expérience
pu Ron en ses sous-systèmes composants de valeur sk deux ordres de fonctions deviuunent attribuabiles
qu'ils se renforeent à d'autrus, Cotte mobilité et ce nuancement mement difficile l'étude des fonctions des systèmes : cette étude n' moins essenlielle, Pourle bien comprendre, il faut savoir que les phéno
— $ La mzatisa est actuelle, elle : à l'éconre cére-
Se et peut-être à terminer. Dans
me nerveux ou, plus exactement, des s sritslaires. <a même temps que s et qui n'est pas sme du phénomène Lei acte était au-dessous devient nettement cons nee. lxé un peu arbitraiza nez represente qu'une valeur E2 jratique, nous faisons rentrer dans é s réservons le nom de que et detaillée de l'être.
des degres et des nuances dans :s sa complexité. — Nous que nous savons au fond
Sensation simple. — Sa se
dE re ni ER presente 11
= 264 construit dans un but raient lwcalisées à des &. par leur excès de locali- Erecte des mouvements qui ‘de la considération des
4% FONCTIONS SYSTEMATIQCES.
paitre: à défant de crtt+ identification. l'expérience du pesé n'existerait pas pour nous. l'action du monde extérieur sur nos sens représenterait un perpétuel nouveau, c'est-à-dire un perpétpel irconna.
Remarque. — [I peut sembler que ces données sur les processus psychiques seraient mieux à leur place à La fin de l'étude des fonctions nerveuses, comme leur conclusion dernière, et non à son débat. Nous les y retrouverons effectivement dans l'analrse d'un certain nombre de cas particuliers. notamment de la Sootion du langage; mais. dés les premiers pes que nous ferons dans celle étude. nous allons rencontrer précisément ces phénomènes de sensibilité, s'offrant à nous comme conséquence inévitable de toule expérience, de toute analyse du système nerveux. — Dans l'ordre du mouvement. nous pouvons. si mous Le voulons, aller du simple au composé ; dans l'ordre de la sensibilité, c'est un phénomène déjà synthétique qui s'offre à nous, comme première donnée saisissable. Force nous est de le décrire sommairement tout d'abord. quitie à justifier nos affirmations, à mesure que Les faits d'observation et d'expérience se dérouleront devant noas. Moins que lonte antre science. la physiologie peut procéder par voie déductive ; dans l'être vivant tout se tient, tout s'enchaine étroitement ; ce qui fait que, dans l'étude de ses fonctions, c'est du composé au simple que nous procédons assez souvent
Fig. 59. — Racines médullaires des régions lombaire et sacrée chez le chien.
La figure représente le niveau d'émergence médullaire de chacune des racines par rapport à sa sortie du trou de conjugaison. — Obliquité et longueur relative des sixième et septième lombaires et de la première sacré
Co dernière côte. — 1 à 7, apophyses transverses des vertébres lombaires, dont l'arc postérieur est détaché. — 15, 08 iliaque.
et on le maintient endormi pendant toutes les opérations préliminaires. On le laisse se réveiller au moment d'agir sur les racines.
Étant donné un territoire limité, comime celui des membres postérieurs, on met à nu les racines des nerfs qui leur correspondent dans la région lombo-sacrée de la moelle épinière. On coupe à droite par exemple toutes les racines dites postérieures (supérieures chez l'animal) et à gauche toutes lesracines dites antérieures (inférieures chez l'animal)
a. Effets de la section des racines. — À la suite de ces sections, le membre de droite continue de se mouvoir, mais cesse d'être sensible ; on peut le piquer, le comprimer, le brûler sans provoquer de réactions de la part de l'animal. Le membre de gauche continue de sentir, mais cesse de semouvoir : l'animal est incapable de s'en servir pour marcher ou réagir d'une façon quelconque
Nous disons : {a racine prostérieure est sensitive, c'est-à-dire liée à l'exercice de la sensibilité; la racine antérieure est motrice, c'est-à-dire liée à l'accomplissement des mouvements.
b. Effets de l'excitation. — En coupant les racines postérieures et antérieures, nous n'avons pourtant pas détruit ou supprimé les organes de la sensibilité et du mouvement, mais nous avons interrompu les voies des excitations qui réveillent la première
ou provoquent le second. En effet, sinous irritons le bout central d'une
culation se jait dans un sens défini. Elle peut présenter des arrêts temporaires, ou suivre des branchements différents, elle ne com-
porte pas de retour sur elle-même.
Image raccourcie du cycle d'ensemble. — Si l'on veut voir ce processus cyclique dans son ensemble, que l'on répète l'expérience dans des conditions différentes : qu'on ne laisse subsister entre la racine postérieure et l'antérieure que le tronçon de moelle correspondant, en coupant celle-ci au-dessus de la région lombaire,
Fig. 51. — Schéma représentant Les racines médullaires ches la grenouille.
, sacrum représenté en pointill dessus de lui sont représentées également en poinüllé les limites des vertèbres, entre lesquelles les paires nerveuses viennent faire issue par les Lrous de conjugaison, après un L plus ou moins oblique. La moelle épinière est beaucoup plus courte que le canal médullai qui finit à le base du sacrum.
1 à X, paires nerveuses rachidiennes, dont on voit la racine postérieure eLle ganglion dans le canal rachidien, et le tronc mixte en dehors de
de manière à ne plus laisser place qu'à l'action dite ré fee. Limité à ce cadre restreint, le phénomène perd de sa complexité et ne laisse plus apercevoir ses détails les plus saillants, mais en revanche il accuse la direction qu'il suit dans le système nerveux.
PuysioLocie comparée, — Batraciens. — Fonem, J. Môuun ont étendu la découverte de Macexoux aux animaux à sang froid. La grenouille, en raison de la brièvelé de sa moelle et de la longueur relative des racines lombaires, est un des animaux de choix pour toutes les expériences sur les racines.
Oiseaux. — Semrr, 1nais surtout A. Moneav, ont vérifié le fait sur les oiseaux.
Poissons. — A. Monæau l'a également vérifié chez les poissons, en utilisant la raie bouclée, la tor.
pille, le bouille (Sgualus cornubieus), espèces chez lesquelles les racines, après leur réunion au niveau du ganglion, restent dissocisbles encore sur une certaine longueur, avant de constituer Le nerf mixte.
Intertébrés. — On a cherché également à vérifier si les invertébrés présentent une dissociation analogue des nerfs de sentiment et
de mouvement, à l'endroit où les nerfs périphériques quittent la chaine ganglionnaire, qui chez eux représente la moelle.