O.SS
0,« Gay-Luasac «l Thenard.
Soufre
I,99,ï,i« Karslen; 1,99 Bfellhaupl.
Titane
E,3 Wollaslnn; 5,S8 Karateu.
Tungstène .
I7,a Alliinel Aiktn; l7,4Bucholz,
Zinc
Zn
fl, 91 Karslen ; 8,88 , 7,31 Berzelius.
Mous retrouvons dans ce tableau plusieurs des résultats obtenus par H. Dumas, puisque les métaux peuvent être divisés en différents groupes, ayant chacun le même volume spécifique. Voici
1° Le brome, le chlore, le cyanogène et l'iode;
3* Le chrome, le molybdène et le tungstène;
S* Le cobalt, le enivre , le fer, le manganèse et le nickel ;
4* L'iridlnm, l'ofiminm, le palladium, le platine et le rhodium ;
i' Le volume tpéciâque de l'argent est double de celui de l'or;
CONstlTlîTIÔN MOLiCtLAIBB. !I58
6" Le volume spécifique du potassium est double /également de celui du sodium. En partant de Tégalité des volumes dans chaque groupe et du rapport du volume d'un groupe à l'autre, on peut calculer les densités.
On voit dans le tableau précédent, que les densités calculées et les densités observées sont les mêmes ; les différences sont si faibles qu'elles peuvent être attribuées à des erreurs d'expérience. Indiquons les principes sur lesquels M. Kopp s'appuie pour calculer les densités des combinaisons.
Soient A et B les poids atomiques de deux substances qui entrent
dans une combinaison, a et 6 les densités observées, on aura « = r , S =21 pour les volumes spécifiques primitifs des parties constituantes.
Si e est la densité de la combinaison, son poids atomique sera égal à A+B; on aura pour son volume spécifique
• A-hB
Y sera égal à a+6 toutes les fois qu'il ne se formera ni contraction ni dilatation pendant la formation de la combinaison; mais cette condition est rarement remplie. D'un autre côté, quand il y a variation dans le volume spécifique, on ignore à priori de quel côté a eu lieu cette variation; c'est-à-dire qu'on ne sait pas quelle est celle des parties constituantes qui s'est contractée ou dilatée. On a donc à résoudre une équation indéterminée. Voici les vues théoriques qui ont guidé M. Kopp pour arriver à connaître ce qui se passe dans cette circonstance ; nous les rapportons textuellement :
<( Une partie constituante peut entrer dans une combinaison sans qu'aucune variatipn de son volume spécifique soit nécessaire, toutes les fois que le volume spécifique de la combinaison est plus grand que celui de la partie constituante dans l'état isolé. Le plus simple consiste donc à chercher quels sont les résultats que l'on obtient, en supposant que l'une des parties constituantes soit entrée dans la combinaison avec son volume spécifique primitif. M. Schrœder a découvert que l'on obtient souvent le même reste, comme volume spécifique cherché de la partie constituante commune, en soustrayant du volume spécifique des combinaisons le volume spécifique primitif des parties constituantes correspondantes. Par exemple, les volumes spécifiques observés de CdO, CwO, H^O, P60, ZnO, surpassent tous du même nombre les volumes spécifiques primitife de Gc^, Gti, H^, P6, Zn. Ainsi, en admettant que^ dans les combinaisom analogues, les
parties eoi>8tituanteis corresposidsoites sont contenues avec leurvc^mé spécifique primitif , il suffît d'une seule supposition pour le yokiine ^etfique de la partie constituante commune, pour expliquer la formation du volume spécifique de toutes les combinaisons* Ënsou^rayMit ^ yolnme spécifique de plusieurs combinaisons analogues le volume Ipéeifique primitif du métal contenu , on arrive presque toiyours au même r^ste (qui doit être considéré comme le volume spécifique de ia pftrtie constituante commune), si le métal contenu dans la cimibinaisèn est un des métaux antimoine, argent, bismuth, cadmium, cobalt^euivre, étain, fer, manganèse, mercure, molybdène, nickel, or, platiné, plomb, titane, tungstène, zinc. Ce qui me porte à supposer que ces métaux entrent toujours en combinaison sans altération 4u mtwne spée^gue primitif. Par là, en même temps, on apprend quel nombre on doit supposer comme le volume spécifique potfr la partie constituante commune contenue dans des combinaisons analogues de ces métaux. Au contraire, dans les combinaisons d'autres métaux (barium, calcium, magnésium, potassium, sbdium, strontium, etc.), que l'on a aussi depuis longtemps distingués des précédents, on ne peu! nullement admettre que le métal -y soit contenu avec son volume spécifique primitif; car celui-ci est autant qu'on le sait toujours plus grand que le volume spécifique de la Goml)ittaisôn. Pour déterminer quel est le volume spécifique que Ton doit supposer pour ces métaux entrés en combinaison , le plus simple consiste à mpposer le volume spécifique de la partie constituante commune le même dans les combinaisons des métaux antimoine, argent, etc., que dans ies combinaisons des métaux barium, potassium , etc. ; de supposer, déplus, que le volume spécifique adopté hypothMiqweuentpouf un 4e^ ces derniers métaux est le même dans toutes les combinaisons analogues de ce métal. C'est ainsi que j'ai déterminé la eonstitutiou du volume spécifique pour les combinaisons les mieilx ^»diées. Je cottunencerai le développement de ces idées sur la oomtitntion des <orps solides ou fluides d'après les volumes, en démontrant la ecmstltution des sels, parce qu'ainsi nous pourrons considérer plusieurs classes' de combinaisons analogues. Bans cette démonstration, je prendrai pour base la théorie des hydracides, avancée d'abord par Davy, défendue par Dulong, et plus récemment par M. Liebig. Admettons les suppositions suivantes :
« fout métal est contenu dans les sels qu'il peut former, avec le même vobime atomique, savoir :
« Quelques-uns, antimoine, argent..., zinc, avec leurs volumes apédflqu«s primitife, tels qu'ils ont été donnés plus haut.
fiQs^qiie8-UDS, bariiini,potas^uln^ ^cftc, ave^ un atflre'V^kime spéeUfue primitif; nous aupposons poar ces métaux contenus dans des aels, les Ysèimies spécifiques suivants :
Ammonlan est contenu dans ses sels avec le yolume spécffique Ân(i=!H[8
IBPJUM
Calcium
Sodium Strontium
fia =±143
Iigt±40
K.scfi$4
Passons maintenant à la constitution des sels« Pour expliquer la densité des carbonates, on suppose que le radical GO3 entfe dan» ses combinaisons avec le volume spécifique 151. fin eombinaiit cette supposition avec les volumes spécifiques des métaux contenus dass des sels, tels que Ton vient de les déterminer, on obtient la cpnstitâtion du volume spécifique des carbonates, et l'on arrive aux densité çalci|),ée§ smyante^ :
rnss^ÊSÊtÊÊm
fm
Cfidmiuin..
I''er...
Ifanganèse.
Plomb
Zinc
Baryte
Chaux.
Potasse —
Soude
Strontiane .
Dolomite- .
Mésilioe...
FO|U)IUi.E.
Àg+C03
Çd + CO, Fé + COa Mn+COs Pb +CO3 Zn +CO3 Ba+COj
Ca+CO,
Mg-l-CO,
VOLUME
SPÉCIFIQUE
calculé.