‹ Traité de physique considérée dans ses rapports avec la chimie et les sciences naturelles (volume 2)Chapitre 55 sur 76 · MÉTAUX · texte numérisé non relu

MÉTAUX

fonctionnant

seuls.

Autre série d*expériences.

Lfis corps étaient taillés en disques de huit millimètres de dia-

aiètre et trois millimètres d'épaisseur : le frottement a duré une ooinute.

spath d*Islande. Pins f i** expérience t3*

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iSiirrin poli.

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Plus ( i" expérience aS*

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Be tous ces résultats, on tire les conséquences suivantes :

1® Avec le verre poli et le liège, le premier prend plus de chaleur que le second dans un rapport tel» que chacun d'eux agissant sépa-

468 TBÀITB DE PHYSTQUB.

rément, les déviations de l'aiguille aimantée sont comme 34: 5; et comme ces déviations correspondent à des intensités de courant égales à 39 et 5, il s'ensuit que les quantités de chaleur prises pendant le frottement et transmises à la pile sont entre elles dans le même rapport;

2** Avecle verre dépoli et le liége , le rapport des déviations est comme 40 : 7, et celui des intensités du courant comme 37 : 7 ;

3^ Avec Targent et le liége , le rapport des déviations est comme 50 : 12, et celui des intensités comme 78 : 12;

4^ Avec le caoutchouc et le liége , le rapport des déviations est comme 39 : 11, et celui des intensités comme 31:11.

Les expériences précédentes ont été faites, à la vérité, sans soumettre le frottement à des moyens exacts de mesure ; mais en opérant, comme je Tai déjà indiqué, on acquiert bientôt assez d'habitude pour que les résultats présentent peu de différence quand on répète les expérences. Ainsi^ avec Targent et le liége, on a eu successivement des déviations égales à 32"*, 33'', 36**, 35'', et avec Targent et le verre poli 10*, 9**, 13% 8°, 1 1**. Des résultats consignés dans les tableaux précédents, on ne peut tirer encore aucune loi simple touchant le dégagement de la chaleur dans le frottement, vu les causes diverses qui concourent à la prodution de ce phénomène; mais on voit que la nature des corps, abstraction de leur conductibilité, exerce une influence que rétat des surfaces ne détruit pas toujours.

Jusqu ici , il est impossible d'apercevoir la véritable cause de cette influence qui dépend de la nature des corps, et probablement ùe l'ar-rangement de leurs molécules; mais c*est déjà quelque chose d'avoir signalé ce fait, puisqu'il donne un élément de plus qui pourra être pris désormais en considération dans les recherches relatives à la production de la chaleur. Si le frottement produit des effets de chaleur dont les lois soient très-compliquées, on doit avoir des effets trèsremarquables quand on ébranle les molécules des corps jusqu'à détruire la force d'agrégation. On n'a encore fait aucune expérience à cet égard , et certes elles ne pourraient manquer d'avoir le plus grand intérêt ; mais les moyens d'expérimentation pi*ésentent de grandes difficultés.

Les expériences dont nous venons de rendre compte montrent de combien de difficultés sont environnées les recherches relatives aux lois qui président au dégagement de la chaleur dans le frottement. ^

CHÂLEUB. 469

Mais avant de terminer , nous croyons devoir indiquer un mode d'expérimentation qui aplanira quelques-unes de ces difficultés. Supposons que l'on veuille avoir la chaleur dégagée dans le frottement de deux petits disques l'un contre l'autre; après avoir fixé chacun de ces disques à un manche mauvais conducteur, de la manière indiquée précédemment, et adapté au manche un écran en carton, fig. 1 4, pour se garantir du rayonnement calorifique de la main, on prend deux aiguilles composées chacune d une aiguille d'acier et d'une aiguille de cuivre soudées par un de leurs bouts. On introduit ces aiguilles dans les disques, de manière que les soudures soient placées le plus près possible des surfaces soumises au frottement, puis on fait communiquer ces aiguilles, d'une part, entre elles avec un fil de cuive, de l'autre, avec un multiplicateur thermo-électrique ; dès l'instant que les surfaces s'échauffent par l'action du frottement, les soudures s'échauffent également, et l'aiguille aimantée est déviée; or, suivant les bouts des deux aiguilles qui communiqueront ensemble par l'intermédiaire du fil de cuivre, on aura la somme ou la différence des effets caloriques; d'après cela, en faisant deux expériences d'abord pour avoir la somme, puis la différence, et attendant chaque fois que les disques aient pris une température constante, afin que Taiguilie soit stationnaire , la demi-somme et la demi-différence des nombres représenteront les intensités électriques des courants , et par suite les températures de chaque disque. Si Ton connaît, en outre, le poids, la chaleur spécifique des disques et celle des aiguilles ainsi que le poids et les chaleurs spécifiques de la portion des aiguilles engagées, il sera facile de trouver la quantité absolue de chaleur dégagée. Cette addition au mode d'expérience a été indiquée par mon fils Edmond.

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