‹ Traité de physique considérée dans ses rapports avec la chimie et les sciences naturelles (volume 2)Chapitre 59 sur 76 · MÉTAUX · texte numérisé non relu

MÉTAUX

composant le circuit.

TEMPÉRATURE

de Tune des

soudures ,

l*auire étant à

zéro.

Fer et cuivre.

Cuivre et plaUnie..

Argent et étain.

Cuivre et argent....

DÉVIATION

de l'aiguille aimantée.

INTENSITÉ

du courant.

INTENSITÉ

calculée.

Tiçm oes résultats m sont pas com^parable» entre m\ > ftttoiiAo

480 TEÀITÉ DE PitYSIQUE.

que le pouvoir conducteur de chaque circuit n*est pas le même; ils ne peuvent donc servir à déterminer la relation existant entre les intensités des courants produits par différents circuits, et par conséquent le pouvoir thermo- électrique de chaque métal, c*est-à-dire, la faculté dont jouit chaque métal d*émettre telle quantité d'électricité , dans son contact avec un autre métal , à une température donnée. Pour remplir ce double but , on opère avec un circuit composé de fils de tous les métaux dont on veut trouver la faculté thermo-électrique. En ne changeant pas de circijit, la conductibilité est toujours la même , et les résultats deviennent comparables entre eux. Toutes les soudures sont maintenues à la température zéro , excepté celle sur laquelle on expérimente. Le tableau suivant présente les résultats obtenus avec un circuit composé de fils de huit métaux différents, chacim de deux décimètres de long, d'un demi-millimètre de diamètre, soudés avec soin bout à bout, et dont les extrémités communiquent à un multiplicateur à fil court :

DÉSIGNATION des soudures.

TEMPÉRATURE

de la soudure

soumise à l'expérience.

DÉYIàTION

correspondante

de Taiguille

aimantée.

INTENSITÉ

du courant

électrique.

+ - Fer.étain

Cuivre , Platine

+ - Fer. cuivre

+ - Argent , cuivre

+ - Fer , argent

+ - Fer, platine

Cuivre . étain

+ - . Zinc, cuivre

+ - Argent , or

En comparant les intensités, on trouve que pour une température de 20** , chaque métal acquiert une puissance thermo-électrique telle, que l'intensité du courant produit au contact de deux métaux est

égale à la différence des quantités que représente chacune de ces puissances dans chaque métal. Ainsi , si l'on désigne cetle puissance parp , on aura , pour l'intensité du courant, lorsqu'on élève la température de la soudure fer cuivre, p fer — p cuivre =2 7, 96; de même, pour le platine et le fer,p fer — p platine = 36,07 ; en retranchant la première expression de la seconde, orî a |) cuivre — p platine =8,11 , au lieu de 8,55 que donne l'expérience. La soudure fer étain donne 31,24; celle cuivre étain, 3,50 : la ditférence fer cuivre est donc 27,74 au lieu de 27,96 donné par l'expérience. Il est donc bien démontré que l'intensité d'un courant thermo-électrique est égale à la différence des actions thermo-électriques produites dans chaque métal , par la même température : essayons de déterminer chacune de ces actions.

Si l'on représente la puissance ou l'action thermo-électrique du fer à 20° par â?, on a

fer

p argent

or

zinc

cuivre

étain

p platine = x — 36

Pour déterminer a:, il faudrait pouvoir mesurer exactement l'intensité du courant produit quand on opère avec deux fils de fer faisant partie du même circuit et n'ayant pas la même température aux points de contact; mais cette détermination présente de grandes difficultés.

Si l'intensité du courant croissait toujours proportionnellement à la température, les rapports précédents pourraient servir pour toutes les températures ; mais il n'en est pas ainsi : cela n'a lieu que pour celles qui sont inférieures à 100° en général.

Dans cet arrangement, chaque métal est positif par rapport à celui qui le précède. Si x était connu , le pouvoir thermo-électrique s'en déduirait ; mais comme le fer est positif par rapport à tous. les métaux qui entrent dans le circuit, on peut en conclure que sa valeur, dans le cas actuel , est supérieure à 36.

D'un autre côté, l'or, l'argent et le zinc ont des pouvoirs à peu près égaux. Or , quand on cherche parmi les propriétés calorifiques , celles qui sont sensiblement les mêmes pour ces différents métaux , on ne I. 3i

4S3 TRAITli DB PHYSIQUB.

Toit qae les pouvoirs rayonnants qui s'y rapportent. En supposant donc que ces derniers soient proportionnels aux pouvoirs thermoélectriques , ce qui forcerait d'admettre que dans les circuits métalliques il y a au contact un rayonnement semblable à celui qui a lieu dans l'air, et que la différence des pouvoirs rayonnants est aussi une des causes qui influent sur le sens et l'intensité du courant, on parvient alors y mais* pour ce cas-là seulement, à déterminer la valeur de Xj car on a : x:x — 26,70 :: 15: 13. I5,12 étant le pouvoir rayonnant du fer et de l'or , en tirant de cette proportion la valeur de â?et la substituant dans les expressions p argent » p or, etc. , on trouve :

p fer 133,50

p argent 107,30

p or 1 06,80

p zinc 106,54

p cuivre 106,54

p étain 102,26

p platine 97,50

Pour compléter l'exposé des rapports qui lient les propriétés physiques de l'électricité à celles de la chaleur , il nous reste à montrer Jusqu'à quel point les pouvoirs conducteurs des corps, pour la chaleur et l'électricité , sont les mêmes. Il est nécessaire, pour cela , de s'appuyer, d'une paît sur la loi qui exprime l'intensité du courant en fonction de la longueur et de la section du fil métallique qui le transmet; de l'autre, sur la loi de la propagation de la chaleur dans les corps. La loi qui fait connaître le pouvoir conducteur des métaux pour l'électricité, a été exposée avec de grands développements dans le Trailé de l'électricité et du magnétisme , t. lU , p. 3 , ainsi nous ne reviendrons plus sur les méthodes employées pour l'obtenir; nous dirons seulement que le pouvoir conducteur est en raison inverse de la longueur des fils ou barres de même métal, et en raison directe de leur section.

Voici les pouvoirs électriques de dix métaux déterminés par pl«dears physiciens :

DÉSIGNATION

des métaux.

Argent.

Cuirre.

Étain. .

Platm«.

Or

Plomb..

Fer

Zinc. . . .

Meronre .

POUVOIRS CONDUCTEURS (le platine étant 100), TROOVÉa par

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