‹ Traité de physique considérée dans ses rapports avec la chimie et les sciences naturelles (volume 3)Chapitre 85 sur 95 · ACIDES · texte numérisé non relu

ACIDES

Élévations de température

Différeucc

par rapport

à la valeur

moyenne.

Observée.

Corrigée.

Acide nitrique

— clilorliYdrique

— Acétique

La soucie en quantité réelle, 0 gr., 234 , combinée avec les mêmes acides que ceux désignés dans le tableau de la potasse, a donné en mojenne , pour l'élévation de température corrigée , 3",60.

L'ammoniaque, dont la dissolution contenait 0 gr., 129 d'alcali réel, a donné 3'',07.

Quant aux bases insolubles ou peu solubles , elles ont été employées à l'état anbydre.

0 gr. 154 de magnésie ont donné, avec les acides suifurique, nitrique et chlorliydrique, une valeur moyenne pour l'élévation de température corrigée de 4",58.

0 gr. 213 de chaux ont donné, avec les acides nitrique, chlorliydrique, acétique, une moyenne de 3",94.

0 gr. 301 d'oxyde de zinc ont donné, avec les acides suifurique, nitrique , chlorhydrique et iodhydrique, une moyenne de 2", 7 3.

Enfin, 0 gr. 834 d'oxyde de plomb, avec les acides nitrique et acétique, 2", 21.

M. Andrews a cru devoir tirer de ses expériences les conséquences suivantes, qu'il a formulées en lois :

Première loi.

« La quantité de chaleur dégagée pendant l'union des acides avec " les bases, dépend de la base et non de l'acide; car la même base, '< combinée avec un équivalent de différents acides, donne à peu « près la même quantité de chaleur , tandis que les bases différentes , « combinées avec le même acide, en produisent des quantités diffé- « rentes. »

Deuxième loi.

'< Lorsqu'un sel neutre se convertit en un sel acide en se combi- " nant avec un ou plusieurs équivalents d'acide , il n'y a aucun chan- « gement de température. »

Troisième loi.

« Quand un sel neutre se convertit en un sel basique en se combi- « nant avec une proportion additionnelle de base , la combinaison est « accompagnée d'un dégagement de chaleur. »

Nous ferons remarquer en passant que l'acide sulfurique est celui qui dégage le plus de chaleur avec les bases.

La première loi que nous venons de signaler, et qui est la plus importante, n'est pas cependant sans exception; car le peroxyde de mercure, qui dégage la même quantité de chaleur avec les acides nitrique et acétique , ne se comporte pas de même à l'égard des hydracides, comme on peut le voir dans le tableau suivant :

Peroxyde de mercure; quantité de la hase employée, 0^'"-,810.

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