INTENSITÉ
du
courant électrique
produit.
.1 maximum.
.0,20 minimum-
. I maximum.
Les résultats consigués dans ce tableau nous montrent que lorsque le spectre solaire agit sur Tiodure d'argent non encore impressionné, on n'a d'action qu'entre P et F, et encore est-elle nulle en F. Si le lame est impressionnée , on a une autre série de rayons actifs entre F et A ; et lorsque le maximum de ceux-ci n'est pas le même que le maximum des premiers , les rapports des nombres entre F et A donnent les rapports des effets produits. La figure 3 (pi. XII) donne la courbe des intensités du courant électrique produit dans les diverses parties du spectre solaire. Cette courbe PaoêA, qui représente deux maxiraa et un minimum, est construite d'après le tableau précédent. La courbe H^-yA représente au contraire les intensités des facultés éclairantes du spectre lumineux d'après Frauenhoffer. Dans ces courbes, les abscisses sont prises à volonté; ce sont les ordonnées qui représentent les nombres iuscritsdaus les tableaux précédents.
L'emploi de l'actinomètre est très-utile dans l'étude des radiations chimiques , attendu que les effets électriques produits et accusés par ces appareils sont appréciables lorsque les effets chimiques ne sont pas sensibles. C'est pour ce motif que le physicien ne saurait trop se familiariser avec l'usage de cet appareil, et d'autant plus encore que les effets produits servent à prouver que le contact de deux corps, non suivi d'action chimique , ne saurait troubler l'équilibre des forces électriques; car le courant cesse dès l'instant que la lumière n'agit plus, bien qu'il y ait contact du métal et du composé précédemment formé; en outre, cet appareil sert aux mêmes usages pour les rayons qui impressionnent les sels d'argent que la pile thermo-électrique pour les rayons calorifiques.
Des écrans transparents incolores.
Les premières recherches relatives aux modifications qu'éprouvent les rayons lumineux en traversant des écrans diaphanes et incolores, sont dues à M. Biot , qui les fit immédiatement après que nous eûmes signalé l'existence des rayons phosphorogéniques. M. Malaguti s'occupa ensuite de l'action exercée sur la lumière par les écrans liquides incolores; mais le but qu'il s'est proposé en voulant trouver leur pouvoir retardateur, ne pouvait être atteint comme l'a démontré M. Ed. Becquerel, qui a prouvé, dans un travail où il a traite la question sous le point de vue le plus général , (|ue rd'l'et était loin d'être simple, comme le pensait ce chimiste), attendu qu'il se compliquait de l'action de la substance liquide sur les rayons chimiques, et
de la yihis ou moins grande quantité de rayons réfléchis sur la surface de séparation du verre de l'écran et du liquide. Les résultats auxquels M. Ed. Becquerel est parvenu éclairent tellement la question de l'action chimique de la lumière, que nous croyons devoir les faire connaître avec quelques développements. Nous préviendrons d'abord que ses expériences ont porté non -seulement sur les diverses parties visibles du spectre, mais encore sur celles qui ne le sont pas, et qui se trouvent au delà du violet. On sait en effet qu'au delà de la raie H, où se termine à peu près la teinte violette, ou aperçoit encore quelques faibles rayons lumineux qui n'ont pas une teinte bien déterminée, ainsi que les raies qui les accompagnent. Ces rayons, concentrés au foyer d'une lentille, donnent une teinte gris lavande. Frauenhoffer a dessiné les raies qui se trouvent dans cette partie du spectrejusqu'en I. Nous rappelons l'existence de ces rayons, parce qu'il y a des substances qui les interceptent, tout en laissant passer les autres rayons lumineux. Nous indiquons les écrans qui ont été successivement soumis à l'expérience par M. Ed. Becquerel.