‹ Traité de physique considérée dans ses rapports avec la chimie et les sciences naturellesChapitre 16 sur 157 · CORRESPONDANTE · texte numérisé non relu

CORRESPONDANTE

104 mètres . , . , , .

à la surface

.... 7,5o à gauche.. . .

(),oo

. . .* 4,5o à droite

Ces résultats indiquent que la diminution de la température du lac, où affluent continuellement les eaux provenant de la fonte des neiges qui yecouvreut les cimes des Alp^s, ne suit pas une loi uni-

forme, et qu'à 104 mètres de profondenr la température est encore de 0,50, au lieu de 5, GO que Saussure avait trouvé, dans diverses parties du lac de Genève, de 70 à 1 00 mètres de profondeur et loin des bords. Remarquons que cette expérience a été faite à une distance peu considérable du rocher de Chillon , qui possède une température propre, laquelle doit échaulTer nécessairement l'eau environnante.

Ce qui porte à croire que cette explication est fondée, c'est que Saussure observa dans le lac Majeur, situé sous un climat plus doux que le lac de Genève , recevant également les eaux provenant de la fonte des neiges, et qui a 128 mètres de profondeur, une température de G, 7 5 centigrades, la température de la surface de l'eau étant de 25". Cet exemple prouve que l'influence des causes qui tendent à échauffer quelquefois l'eau des lacs se fait ressentir jusqu'au delà de lOO mètres.

Nous avons parlé de la nécessité de recouvrir les fils de métal d'une matière qui ne permît pas au liquide dans lequel est plongé le couple thermo-électrique, de réagir chimiquement sur les métaux dont celui-ci est composé. Nous en avons acquis la preuve en cherchant à évaluer la température d'une source d'eau thermale qui se trouve au milieu du Rhône , à peu de distance de Saint-Maurice en Valais. La soude thermo-électrique ayant séjourné quelques instarits dans cette eau, le goudron en fut enlevé, et le fer attaqué de manière à produire des effets électro-chimiques qui empêchèrent de continuer l'expérience.

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