MOYENNE
spécifiques
trouvées
par Dnlong
et Petit.
POIDS
atomiques
de M.
Berzélius.
POIDS
atomiques adoptés.
PRODUIT
du poids atomique par
la clialeur
spécilique cor-|
respuiidunte
Division B. (Suite.)
Nickel, plus carburé, fondu dans le bras-
o,ii63i
Phosphore de 10° à 3o° 0,1887
Phosphore de 0° à o,2 525o 100°, avec chaleurV „ de fusion comparée.) <^'25o34
que
Cobalt plus carburé , fondu dans le brasque
Acier Hausmann. . , .
Fine-metal
Fonte de fer blanche de Bourgogne ....
Charbon
0,23 Av.
0,385 Av.
Division C.
Iridium impur
Manganèse très-carburé
Mercure ,
Ille Partie. —Substance simple liquide.
44îf38 30,873
Ces tableaux sont divisés en trois parties. La première comprend la chaleur spécifique des substances dont la connaissance était nécessaire pour les calculs. La deuxième , les corps simples solides partagés en trois divisions A, B, C. La division A comprend les corps simples purs dont la chaleur spécifique est exacte. La division B renferme les métaux qui, ayant été réduits dans un creuset brasqué, sont un peu carbures. Les nombres, quoique un peu trop forts, peuvent être diminués, de manière à pouvoir être appliqués aux métaux purs- La chaleur spécifique du carbone et celle du phosphore s'y trouvent également ; mais les nombres qui représentent celles-ci ne sont pas définitifs. Dans la division C, se trouvent deux corps simples renfermant une quantité notable de matières étrangères, le manganèse et l'iridium ; aussi leurs chaleurs spécifiques n'ont-elles été déterminées ({u'approximativcmeut. La troisième partie comprend seulement le mercure.
12 TBAITÉ DE PHYSIQUE.
Les nombres consignés dans les deuxième et troisième colonnes, montrent que les résultats de M. Regnault sont en général un peu plus forts que ceux de Dulong et Petit. Cette différence paraît provenir du mode d'échauffement adopté par ces derniers, et d'après lequel les corps n'avaient pas précisément la température qu'on leur avait communiquée à l'instant où on les plongeait dans le vase réfrigérant. Les plus grandes différences sont relatives au cobalt et au tellure; M. Regnault les attribue aux incertitudes mêmes de la méthode employée par Dulong et Petit. Nous allons indiquer maintenant dans quelles limites on peut adopter la loi relative à la chaleur spécifique des atomes. On a vu que cette loi ne pouvait se vérifier qu'autant que les nombres consignés dans la dernière colonne étaient égaux. Or ils sont loin de l'être, puisqu'ils varient de 38 à 42, c'est-à-dire, dans des limites en dehors des erreurs commises dans les observations. Cette loi ne saurait donc être admise d'une manière absolue; mais si l'on réfléchit qu'en même temps que les produits du poids atomique par la chaleur spécifique correspondante varient de 38 à 42, les poids atomiques varient eux-mêmes de 200 à 1400, on est porté à admettre que la loi approche de la vérité, et qu'elle a lieu probablement pour chaque corps, au même point de l'échelle thermométrique ou à la limite, c'est-à-dire, au point où la force de cohésion est sensiblement nulle.
La chaleur spécifique d'un même corps varie sensiblement quand la densité éprouve une variation du même ordre; ainsi le cuivre rouge bien malléable a donné pour chaleur spécifique 0,09478; après avoir été battu à froid, il n'a plus donné que 0,09346; et après l'avoir fait recuire , on a retrouvé les premières déterminations. Le plomb et l'étain, n'éprouvant aucune variation dans leur densité, on n'en a pas trouvé non plus dans leur chaleur spécifique, en les martelant.
Il serait d'autant plus important de trouver dans quelle circonstance la loi de la chaleur spécifique des atomes se vérifie, qu'on aurait alors un moyen très-précis pour fixer la valeur des poids atomiques des substances simples dont les caractères chimiques ne sont pas assez tranchés pour fixer le choix des chimistes entre plusieurs nombres présentant le même degré de probabilité.
De la chaleur spécifique des corps composés.
On a fait jusqu'ici beaucoup de recherches sur la chaleur spécifique des corps composés, dans l'espoir d'établir une loi semblable à celle qui régit la chaleur spécifique des corps simples.
Parmi les physiciens qui se sont occupés de cette question, nous citerons d'abord M, Neumann, qui, en comparant les nombres obtenus sur quelques carbonates et un des sulfates formés par des oxydes à un seul atome d'oxygène, a cherché à montrer que dans chacune de ces classes de sels, les chaleurs spécifiques sont en raison inverse des poids atomiques 5 il a voulu étendre aussi cette loi à d'autres composés ; mais comme les résultats obtenus par lui sont peu nombreux, et que plusieurs d'entre eux s'écartent beaucoup des résultats calculés, il n'est guère possible d'admettre comme démontrée la relation indiquée.
La question en était là lorsque M. Regnault la reprit en employant les mêmes moyens d'expérimentation qui lui avaient servi pour les corps simples. Les corps qu'il a soumis à l'expérience sont les alliages métalliques, les oxydes, les sulfures, les chlorures, bromures, iodures, enfin, les sels formés par la combinaison des oxydes avec les oxacides. On trouvera dans le tableau suivant les résultats obtenus.