IODE
Ce corps, trouvé d'abord dans les eaux mères des soudes de varech, a été reconnu comme faisant partie de diverses plantes marines, entre autres de plusieurs espèces de fucus, de l'éponge, etc. Dans cette dernière il se trouve, du moins en partie, à l'état d'iodure de sodium.
Ou a constaté aussi son existence dans l'eau de mer, dans le sel gemme; dans le règne animal on l'a trouvé combiné avec l'argent et le zinc.
368 TBAITÉ DE PHYSIQUE.
Id. de sa vapeur 8,716
Capacité calorifique 0,05412
Poids atomique....} 2 jj^^ ^^^^^
Ce corps a une tendance à prendre la forme cristalline par la voie sèche ou la voie humide ; ses cristaux se présentent sous la forme d'octaèdres allongés à base rhomboïdale. Nous ferons connaître, en traitant des iodures, un procédé pour en obtenir de très-beaux cristaux.
Les composés iodurés sont ceux qui cèdent le plus facilement à l'action des forces électriques. Pour expérimenter, on se sert ordinairement de bandes de papier préparées avec de l'amidon , et humectées d'une solution d'iodure de potassium. Un seul élément suffit pour décomposer l'iodure de potassium, et l'iode , mis à nu , se combine avec l'amidon. Ce que nous avons dit touchant la présence du chlore dans l'eau soumise à l'action décomposante de l'électricité, s'applique à l'iode.
Avec des solutions aqueuses de brome, il faut ajouter une certaine quantité de sel marin ou d'acide sulfurique, pour le décomposer; avec la solution iodurée, malgré l'addition du sel ou de l'acide , on n'obtient aucune trace de décomposition avec un seul couple voltaïque. Cette différence mérite d'être signalée. Nous avons dit, en exposant la méthode à l'aide de laquelle on peut arriver à mesurer les affinités au moyen des forces électriques , que nous indiquerions un autre procédé dû à M. Edmond Becquerel , qui a cherché à avoir des valeurs approchées des rapports de l'affinité du brome, du chlore , de l'iode , pour l'hydrogène et l'oxygène : quatre vases renfermant, le premier une solution aqueuse de chlore, le second une solution aqueuse de brome, le troisième une solution aqueuse d'iode , le quatrième, le voltaimètre, avec de l'eau acidulée, ont été mis en relation entre eux avec un appareil voltaïque avec des lames de platine. L'appareil était chargé faiblement, afin que les gaz , en se dégageant très-lentement, eussent le temps de réagir à l'état naissant sur les gaz dissous dans l'eau , qui venaient successivement se présenter aux électrodes. Dans une expérience , la pile ayant fonctionné pendant trois heures , il ne fut dégagé dans l'eau acidulée qu'environ un centimètre cube de gaz hydrogène , et un demi- centimètre cube d'oxygène ; la même quantité d'eau , correspondant à ces gaz , a dû être décomposée dans les autres vases. Si donc, l'on retranche le volume des gaz dé-
gagés dans les trois premiers vases, du volume de l'hydrogène et de l 'oxygène recueillis dans le quatrième , on a la quantité de gaz absorbée.
Eau