TI. — EFFETS PHYSIQUES ET PHYSIOLOGIQUES DES GOURAHTS
551 . Effets calorlflqves. — Lorsqu'on met un fil de métal en communication avec les deux pôles d'une pile, il s'échauffe et sa température s*élève parfois jusqu'à l'incandescence.
U est facile de constater que les dimensions du fil ont une influence très-grande sur la température qu'il acquiert, sous l'action du courant produit par une pile déterminée. — En employant une pile de Bunsen de trois ou quatre éléments, et en réunissant les pôles par un fil de platine un peu fin, de quelques centimètres de longueur, on voit ce fil rougir : si Ton diminue successivement la longueur du fil que le courant doit traverser, l'incandescence devient de plus en plus vive. — Enfin, si Ton prend un fil d'un très-petit diamètre, on arrive facilement à le foudre^ en n'en introduisant dans le courant qu'une longueur suflisainment petite.
La disposition de la pile a également une influence sur la température à laquelle elle peut amener un conducteur déterminé. — Lorsqu'on augmente successivement le nombre des éléments associés en série (541 ), on observe que les effets calorifiques n'augmentent que très-peu en intensité.
— Au contraire si Ton réunit les éléments en batterie (54 '2), ou, ce qui revient au même, si Ton opère avec des éléments offrant une surface un peu grande, ces effets deviennent immédiatement beaucoup plus intenses. Ainsi, un simple couple de Wollaston, qui offre toujours une surface assez grande, suffit pour fondre un fil de platine un peu fin (fig. 583) : ce même fil serait à peine rougi par une pile à colonne, ou par une pile à tasses, formée d'un grand nombre d'éléments à petite surface.
Les piles en hélice sont évidemment aptes à produire des effets calorifiques très-intenses. — Avec une pile de >Vollaston de 21 couples, dont chaque zinc avait près de 4 mètres carrés de surface, 31. Children a pu fondre des tiges de platine ayant 7 centimètres de longueur et 5 milli* mètres de diamètre.