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EFFETS PHYSIOLOGIQUES DES GOUKANTS

555. Effets physlologlqaes. — IL^m eovranto coastant» ne produisent dl*effets physlolof^ves qa'av moment de l'étnblls- •ement dneirenit, on an mouBent de la mptnre. — Depuis l'expérience de Galvani (511), un grand nombre de recherches ont été entreprises pour déterminer les conditions dans lesquelles les courants électriques peuvent agir sur les organes des animaux, soit peu de temps après la mort, soit pendant la vie. — Nous ne parlerons ici que des conditions physiques auxquelles il faut satisfaire pour que ces effets puissent se produire.

Lorsqu*on ferme le circuit d*une pile par l'intermédiaire d'une partie du corps d'un animal vivant, ou d'un animal mort depuis peu, on observe, en généra], que l'établissement du courant donne lieu à une contraction, dont l'énergie dépend de l'intensité du courant lui-même. Pendant tout le temps que le courant circule, s'il n'éprouve pas de variations d'intensité, on n'observe pas de contractions. Si l'on interrompt brusquement le circuit, une nouvelle contraction se produit au moment de la rupture. — Quand on opère sur un animal vivant, ou sur l'homme lui-même, chacune de ces contractions est accompagnée, le plus souvent, d'ime commotion plus ou moins douloureuse. .

Avec les courants d'une faible intensité, l'une de ces deux contractions peut devenir insensible : c'est tantôt la première, tantôt la seconde, selon la façon dont les pôles sont placés par rapport à l'organe soumis à l'expérience. C'est là une question que nous n'avons pas à examiner : il nous suffira de savoir que les deux contractions se produisent toujours avec des courants suffisamment intenses.

Des expériences faites sur des cadavres de suppliciés, par A Idini à Bologne, pnr le docteur Ure à Glascow, et en divers autres pays par un grand nombre d'expérimentateurs, ont montré que des courants intenses, en traversant telle ou telle partie du corps peu de temps après la mort, mettent en jeu les muscles de manière à imiter les mouvements qui s'effectuent pendant la vie : Textension ou la flexion des membres, les mouvements respiratoires, les contractions du visage qui expriment les différentes passions, ont été ainsi reproduits avec une vérité parfois effrayante {*).

556. Usa^ des Interrupteurs. — Les commotions et les contractions ne se produisant dans les organes qu'au moment de l'établissement

n Quelle que soit la façon dont s'exerce celte action de rélectricité sur l'économie animale, on doit regarder comme un résultat d'expérience que l'énergie des commotions dépend de l'intensité du courant. Or, remarquons que les organes des animaux, qui sont imprégnés de liquides dans toutes leurs parties, constituent toujours des conducteurs dont la résistance est très-grande. Donc, si un courant doit traverser une longueur un peu considérable d'un pareil conducteur, il ne peut conserver une in» tensité notable, qu'à la condition d'être produit par une pile contenant un certain nombre d'éléments auociéê en série (541). — Au contraire, une piie formée de couples associés enbatterie, ou, ce qui revient au même, une pile formée d'un petit nombre d'éléments à grande surface, ne produit que des effets tout à fait insensibles (542).

On s'explique ainsi comment une pile à colonne, d'une cinquantaine d'éléments,

du courant et au moment de la rupture, il est nécessaire, quand on veut en multiplier le nombre dans un court intervalle, d'établir et de rompre fréquemment le circuit. — G*est ce qu'on fait, par exemple, quand on cherche à déterminer des contractions répétées dans un organe paralysé, pour lui rendre insensiblement la contractilité. — Pour plus de facilité, on interpose alors, dans le circuit, un irUerrupieur.

La disposition de ces appareils est trés-variable, et nous ne ferons que rindiquer d'une manière générale. Tantôt c'est une tige métallique oscillante, dont l'une des extrémités est fixe et communique avec Tun des pôles de la pile, et dont Tautre extrémité vient toucher, à chaque oscillation, une pièce métallique, communiquant avec l'autre pôle. Tantôt c'est une roue dentée métallique, mise en communication permanente avec l'un des pôles, et dont les dents viennent successivement toucher un ressort communiquant avec l'autre pôle.

Au reste, il est assez rare qu'on emploie directement les courants produits par les piles, pour obtenir des contractions répétées ou des effets physiologiques analogues : on préfère les appareils fondés sur les propriétés des courants d'induction, comme ceux dont nous dirons quelques mots plus loin.

produit, quand on touche simultanément ses deux extrémités avec les mains mouillées, une commotion assez vive, tandis qu'une pile formée de 12 couples deWollastoa ne donne lieu qu'à une secousse légère.

Avec une pile convenablement disposée et suffisamment énergique, les effets physiologiques acquièrent parfois une intensité extrême. Ainsi 2003 couples, semblables à ceux qui furent réunis dans les expériences de Davy, peuvent foudroyer un cheval ou un bœuf.

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