I. — nEVELOPPCMENT DU MAGNETISME PAR LKS COURANTS
ÉLECTr.O-AlMAMS.
L80. Les conmiits électriques penvent développer l*aii tion dans les corps magiiétlqiies situés A une petite dlstnnce-
— La loi d*Aii)pére a établi qu'un courant exerce, sur un ainiflnt situé dans son voisinage, une action qui tend â placer Taimant en croix avec le courant, le pôle austral à gauche et le pôle boréal à droite. — Or, quelle que soit la façon dont on se représente la production des pôles dans un corps aimanté, qu'on veuille voir dans ce phénomène une séparation de< deux fluides répandus dans les éléments magnétiques (489) ou une orientation spéciale des courants particulaires (578), on doit se demander si un courant ne pourrait pas agir sur un corps maghétique non aimanté, de façon à déterminer la formation de deux pôles, placés par rapport au courant comme l'indique la loi d'Ampère. — Les expériences suivantes prouvent qu'il en est ainsi.
Si Ton place un fil de fer, comme l'a fait Àrago, en croix avec un conducteur traversé par un courant, on constate qu^il se développe dans ce fil une aimantation qui persiste tant que le courant passe : les pôles sont placés conformément à la loi d'Ampère. — De même, si Ton plonge dans la limaille de fer un fil métallique quelconque, et qu'An y fasse passer un courant, on voit les grains de limaille s'attacher h ce tli et s'attirer les uns les autres comme de petits aimants : l'attraction cesse dès qu'on ouvre le circuit.
Si Ton place, en croix avec un courant, une aiguille d'acier trempé non aimantte, on voit l'aimantation s'y développer avec lenteur, mais persister après le passage du courant. La force coercitive exerce donc ici l'action que nous avons déjà plusieurs fois constatée : si l'on attribue Tai-