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ÉLECTRO-AIMANTS

pour cet usage, des bobines portant environ 2U00 tours de fil, et offrant une résistance qui représente à peu près 200 kilomètres du fil de la ligne. — Au contraire, d'autres électro-aimants, fonctionnant uniquement sous rinfluence d*une pile placée dans le voisinage, sont munis de bobines à gros fils, qui ne portent qu*un très-petit nombre de tours.

586. Hagnétisnie rémanent. — Lorsqu'on emploie un électro-aimant pour fixer un contact, comme dans l'expérience indiquée par la figure 445, on observe souvent que le contact ne se détaclie pas au momeut même où le courant est interrompu -, on peut quelquefois lui faire supporter ainsi indéfiniment le quart ou le tiers de la charge qu'il supportait pendant le passage du courant.

On a nommé magnétùme rémanent le magnétisme qui persiste dans un électro-aimant, sous Tinfluencedu contact, après la suppression du courant ; cette persistance de l'aimantation a de graves inconvénients dans la plupart des usages auxquels on applique les électro-aimants. Elle est toujours d'autant plus faible que le fer est plus pur et mieux travaillé (*). — On diminue beaucoup Tintensité et la durée du magnétisme rémanent, en plaçant, entre Télectro-aimanl et son contact, une plaque de bois ou de carton, ou même une feuille de papier. On arrive au même résultat en disposant un obstacle qui arrête le contact, à une petite distance de rélectro-aimant : c'est ce qu'on fait dans la plupart des appareils de télégraphie électrique.

* 587. Appareil régulateur de la lumière électrique. — Nous avons vu précédemment (552) que la distance des baguettes de charbon, entre lesquelles on produit la lumière électrique^ tend à augmenter sans cesse; il est indispensable de faire intervenir un appareil régulateur qui maintienne les surfaces polaires à une distance sensiblement constante, si l'on veut que la lumière conserve la même intensité. — Foucault eut le premier, en France, l'idée de faire servir le courant lui-même à cet objet, en le faisant passer dans le fil d'un électro-aimant : nous décrirons succinctement l'appareil construit et perfectionné par Bl. Dubosq.

Les baguettes de charbon p, n {fig, 447) qui doivent constituer. Tune le pôle positif, l'autre le pôle négatif, sont fixées aux extrémités de deux tiges métalliques T, T' : la tige T est munie, à sa partie inférieure, d'une crémaillère qui engrène avec les dents de la roue R ; la tige T' est supportée de même par une crémaillère qui passe dans la colonne creuse S, et qui vient engrener avec un pignon fixé à la même roue R. Cette roue h est assujettie à un ressort (**), qui tend toujours à lui imprimer un mouvement de rotation, de manière à faire monter la crémaillère de la tige T et à faire descendre en même temps la crémaillère S de la tige T'. 11 en

C) Voir la seconde note de la page 488.

(**) Ce ressort est placé dans un barillet, qui est masqué par la ruuedans la flgure ci-contre.

49S ' ÊLECTftlCITfi ET MiliNËTISIIE.

résulle que, si cm pièces étiienl abandonnées à elles-mêmes, les' deux diarbons seraieni toujours enlrainés l'un vers l'autre, jusqu'tu cod- IKI. Hais ce mouvement n'esl possiUe qu'à la condition d'enirainer aussi le système des roues r, r' el de la vis sans Cn e : le principe de l'apparei I consiste précisément à ret>dre ce système immobile, tant que le courant passe conTenablemenl de p en n, et à le laisser au cwilraire se mettre en moureraent, dés que le courant commence à s'aiïaiblir par l'usure des charbons. — Pour cela.

on a placé dans le pied de l'appareil une bobine, dont le noyau est Ibrmé par un tube de fer doux, et dont le ni mélallique est représenté par sa section en BB; l'une des extrémités de ce fli part du bouton P el est mise en communication avec le p4te posi tif de la pile ; l'autre extrémité communique arec la plaque métallique qui forme la base supérieure de la bobine, et par suite avec la li^e T, qui passe à frottement doux à iraTers cette plaque ; on voit que, quaod les charbons sont amenés au contact, ou situés encore à une faible dislance, le courant arrivant par le bouton I' parcourt le fil de la bobine, passe Fig. U7. - BéguUieur de la lumière dans la tige T, franchit l'intervalle ec nque. ^^. ^^^^g ^ jg ^^ g[ revient à la pile

parlatiReS et le bouton N. Or, le courant ayant pour effet de développer l'aimantation dans le tube de fer doux qui forme le noyau de la bobine, celui-ci attire l'anneau de fer doux A: el la branche borizonlale du levier L à laquelle l'anneau est fixé; la branche verticale de ce levier est alors mbe en mouvement de gauche à droite, et vient buter contre une roue dentée horizontale, fixée à t'axe de la vis ». Tout le système des engrenages est ainsi arrêté, tant que le courant conserve son intensité, et les charbons restent fixes. — Au contraire, quHud l'intensité du courant et celle de la lumière produite viennent à diminuer par l'usure des charbcms, le mapiétisme développé dans l'électro-aimanl diminue, et il arrive un moment oii le contact k, obéissant à l'action d'un petit ressort métallique qu'on aperçait au-dessous de lui, s'éloigne de l'éleclro-aimant : la branidie verticale du levier L s'écarte alors de la roue déniée qu'elle nrré-

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