BéralUiie relail i (. — L'analyse spectrale
montré également que la présence la plupart des lumières artiflciellei ceptibies de chlorures de sodium d brillante. — Jusqu'à M. Kirchhoff, c isolées.
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par les planètes, a montré que les spectres fournis par Jupiter et par Saturne, quand ces astres sont bien au-dessus de l'horizon, contiennent des raies obscures, analogues aux bandes que produit rabsorptîon due à Tatmosphère terrestre. Ces raies portent donc à admettre, comme d^aotrès observations TaTaient déjà fait penser, que ces planètes sont entourées d'une atmosphère gazeuse : leur position, concordante avec celk des raies dues à la vapeur d'eau, conduit à penser qu'il existe, à la sui^ face de ces planètes, de grandes nappes d'eau, entretenant leur atnoosphère dans un état d'humidité continue. — Quant à la lune, Tanaljse spectrale aussi bien que les autres modes d'observation indique que c'est une planète n'ayant pas d'atmosphère gazeuse.
Enfin, un grand nombre d'observateurs ont étudié, depuis quelques années, les spectres des astres qui ont un éclat propre. — Toutes les étoiles dont l'éclat est suffisant pour qu'elles produisent un spectre facilement observable donnent des spectres continus, sillonnés seulement de raies obscures (*).
L'analyse spectrale a constaté également, dans les étoiles, un certain nombre des éléments chimiques qui constituent la terre et le système solaire : rien n'empêche d'admettre, au moins jusqu'ici, que les éléments dont la présence n'a pas été encore manifestée y existent cependant, et que l'imperfection de nos moyens d'observation, ou des circonstances physiques particulières, nousont empêché jusqu'ici de les découvrir.
Quant aux nébuleusesj toutes celles que les instruments puissants ont pu résoiidre et qu'on sait être formées par un amas d'étoiles bien déterminées ont donné, à l'analyse spectrale, des spectres continus, sillonnés seulement de raies obscures : leur constitution physique parait donc semblable à celle du soleil et des étoiles. Au contraire, celles dans lesquelles les instruments les plus puissants n'ont pu voir jusqu'ici qu'une sorte de nuage lumineux fournissent, pour la phipart, un spectre formé de quelques raies brillantes, quatre au plus, se détachant sur un fond obscur : cette apparence est celle qui caractérise un gaz lumineux ; ces rares semblent, par leur position, appartenir à l'hydrogène et à l'azote. — Enfin, il est des nébuleuses qui fournissent à la fois un spectre lumineux con- . tinu et très-faible, et quelques bandes plus brillantes. Ce résultat semble indiquer, conformément aux idées d'Herschel, un état intermédiaire entre l'état gazeux des nébuleuses proprement dites, et Tétat de condensation de la matière cosmique qui a produit les astres eux-mêmes.
{') Ces raies sont pea nombreuses et peu intenses dans les spectres des étoiles blanches : elles sont plus larges dans celles des étoiles colorées, et elles sont alors surtout nombreuses dans les régions du spectre qui sont le plus éloignées de la couleur propre à l'étoile.
STllUCTURE I