Katiflon des principe* de rhydroslatliiae aux corps
gmmtmm.. — Les gaz ressemblent aux liquides par Textrême mobilité de leurs molécules ; comme leà liquides, ils n'ont par eux-mêmes aucune forme déterminée et. prennent toujours celle du vase qui les contient. Ils s*en distinguent par leur facile compressibilité et par leur force ékuti" que (28, 29). — Aussi, tous les principe^ d'hydrostatique qui dépendent seulement de la mobilité des molécules, sont-ils applicables, comme on va le voir, aux gaz aussi bien qu'aux liquides.
116. TraHsmi— Ion des presslom dans le» ffas. — Ëffalité de prflon dmns imam les seiw ««t€»ar d'm point. — ^ Le principe de XdiIrcmMmiuiondes prenions, qui est le fondement de l'hydrostatique (68), est applicable au corps gazeux .
Reprenons les deux cylindres À et B (/!^. 44) ; mais, au lieu de les supposer pleins d'eau, imaginons qu'ils contiennent de l'air ou tout autre gaz. Admettons toujours que le piston P ayant une surface centuple de celle du piston />, on charge le premier d'un poids de 2000 kilogrammes, et le secx>nd d'un poids de 20 kilogrammes. L'équilibre s'établira entre les deux pressions, comme si l'appareil contenait un liquide, avec cette différence que chaque piston s'enfoncera d'abord d'une certaine quantité dans son cylindre, à cause de la compressibihté du gaz. — Une fois cette diminution de volume produite, la pression qui est transmise de bas en haut au piston P, par l'intermédiaire du gaz, et qui fait équilibrée un poids de 2000 kilogrammes, équivaut à 100 fois la pression exercée sur le piston p.
De ce principe on peut déduire, pour les corps gazeux comme pour les liquidas, et par le même raisonnement, le principe d^' égalité de pres^ non dans tous les sens autour d'nn point (71).
M TESÀNTEUR ET HYDROSTATIQUE.
117. L'bIt m les (mm aoat pessats. — Arislole avait soupçonné que l'air est un corps pesant ; ta déraonsl ration fut donnée par Galilée, au conunencement du dix-septième siècle. — On fait ordinairement, dans les cours, l'expérience suivante :
Dans un ballon de verre B {fig. 96), fermé par un robinet, on fait le vide à l'aide de la machine pneumatique. On le suspend sous l'un des plateaux A d'une balance, et dans l'autre plateau A' on fait une tare. Alors on ouvre partiellement le robinet, pour laisser rentrer lentement l'air dans le ballon: dès qu'on entend le sifflement que produit le gai en traversant Touverlure étranglée du robinet, on voit le fléau de la balance s'incliner du c4té du ballon ; l'inclinaison augmente à mesure que la quantité d'air introduite .est plus considérable, fie là résulte que l'air eil pétant.
Au lieu de laisser rentrer de l'air dans le ballon, on aurait pu y introduire un gaz quelconque, en le faisant communiqjuer avec un réservoir renfermant le gai : Teipérience donne toujours un résultat semblable. Donc ton» let gai Mnt pesantt.
Nous expliquerons plus loin (livre 11, chapitre it) comment on peut déterminer avec exactitude le poids d'un volume déterminé d'un gai : provisoirement, nous admettrons que le poids d'un titre d'air, sous la pression atmosphérique, est d'environ l'',5.
118. CoBdltkw d'riqalUhre é'am (bb ptmmmt. — L'air et les g» étant pesanis, il y a lieu de rechercher pour ces corps, comme nous l'avons fait pour les liquides, à quelle condilion ils demeurent en équilibra lorsqu'ils ne sont soumis à aucune action autre que celle de la pesanteur.
Le raisonnement qui précède (73), applicable de tous points aux corps gaxeui qui transmettent les' pressions de ta même manière, conduira encore à la même condition d'équilibre, à savoir que, dan* un gai en iquitibre, toumii à la unie action de la petanUur, ta presnon doil être la même en tous la point* d'un mime plan horiionlal.
119. Trrmaioa aUiHMpfaédlqiHi. — Expérience de TorrieeUI.— A l'époque OÙ Galilée prouva que l'air est pesant, on expliquait encore par une hypothèse asseï singulière un grand nombre de faits qui se re-
' produbent journellement, notamment l'ascension de l'eau dans les tuyairr des pompes aspirantes. On admettait que la nature a horrew du vida; que. partout ofi un vide se produit, la nature met en jeu toutes ses forces pour le combler. Vers la même époque, des fontainiers de Florence remarquèrent que les pompes ne peuvent jamais aspirer l'eau à plus de 33 pieds de hauteur (environ 10', 4); l'horreur de la nature pour le vide