BAROMÈTRE
la surface da liquide on applique une feuille de papier, on peut, en agissant avec précaution, retourner entièrement le Terre sans que le liquide s^en échappe {fig. iOS). I^a pression atmosphérique i s'exerce donc aussi de bas en haut. — Il est bon ^^^ de remarquer que la feuille de papier sert ici seulement à empêcher que la masse liquide ne se laisse diviser par le passage de Tair, qui est spécifiquement plus léger. Si, au lieu d'un verre ordinaire, on employait un tube étroit, fermé à Tune de ses extrémités, on pourrait, après Tavoir empli d*eau, ^^6- i02.
le retourner purement et simplement, sans que le liquide s'échappât.
i25. Bffctsde la prcaoioB «tiiHMphéH^ae «mr bos organes. — Les principes qui précédent permettent de concevoir comment la pression de l'atmosphère n*a pas d'effet sensible sur dqs organes, bien que cette pression ait une valeur d'environ 103 kilogrammes par décimètre carré (121). Toutes les cavités de l'organisme sont oc^pées, ou par des liquides, ou par des gaz dont la force élastique acquiert une valeur égale à la pression atmosphérique : les deux faces de chaque paroi de ces cavités sont donc soumises à des pressions égales et contraires. De là résulte que, tant que la pression atmosphérique n'éprouve que des oscillations peu considérables, la flexibilité des parois produit seulement de petites variations dans le volume des gaz intérieurs, variations dont nous n'avons généralement pas conscience.
11 n'en est plus de même quand la pression atmosphérique vient à diminuer beaucoup; ainsi, tous les aéronaules qui ont atteint des hauteurs considérables dans l'atmosphère s'accordent à constater un état de gène, qui va en augmentant rapidement à mesure que la pression extérieure diminue. Cet état est ceriainement dû à la pression produite sur les parois intérieures de toutes les cavités de l'organisme, par les gaz que ces cavités contiennent et qui, ne pouvant plus augmenter librement de volume, exercent un effoit sur les parois distendues. — C'est là un effet dont la cause est analogue à celle qui produit la distension de la vessie dans l'expérience représentée par la figure 12.
126. Baroanètre h cavretie. — L'appareil de Torricelli, monté avec les précautions convenables et disposé de manière à permettre de mesurer exactement la hauteur du mercure soulevé, devient un instrument propre à évaluer, à chaque instant, la pression atmosphérique. U prend alors le nom de baromètre à cuvette,
Puur que les indications de cet instrument soient exactes, il faut qu*àla partie supérieure du tube, dans la chambre barométrique ^ il n'existe aucun gaz ni aucune vapeur, dont la force élastique puisse déprimer la colonne mercurielle. — Après s'être procuré du mercure bien pur (*) on fait choix
{*) Le mercure récemment expédié de la mine est en général toat à fait pur. Celui qui a déji senri dans les laboratoires contient souvent un peu d'oxyde, et des traces
gg PESAKTEUR ET flïDROSTATlQGE.
d'nn tubed'aiviron Rb centirottres de longueur {fig. 103); on le fenoei l'une de seï extrémités A e( l'on soude une bouleB à l'autre eitrémité. On emplit ce tube de mercure, puis on le couche sur une grille de t61e inclinée; on place sur celte grille des charbons ardents, de manière à faire
Fig. 101.
bouillir successivement et avec précaution toutes les parties de la colonne. Dans cette opération, l'humidité et les bulles d'air qui étaient restées adhérentes aux parois dn tube sont chassies ; la boule B sert à empêcher la projection du mercure pendant l'ébultition. Lorsque la surface du métal paraît, dans toutes ses parties, continue et brillante, onenlére peu à peu les charbons et on laisse refroidir; on détache ensuite la boule, on bouche avec le doigt t'eitrémité ouverte, et on installe le (ube dans la cuvette.— On reconnaît que le tube a été bien pui^é d'air et d'humidité, en l'inclinant jusqu'à ce que le mercure en atteigne le sommet : si la di^mbre barométrique s'emplit entièrement, et si le liquide produit en frappant le sommet du tube un bruit sec et métallique, on peut admettre que l'appareil a été établi dans des condilions satisfaisantes.
Dans tes baromètres à cuvelte destinés ïnos appartements, la cuvette et le tube sont fixés contre une planchette de bois : une graduation en centimètres et millimètres sert à mesurer la hauteur du mercure. On ne (race (H^inairement que la partie supérieure de cette graduation, dans la région où se meut te sommet de la colonne, mais le zéro est supposé au niveau du liquide dans la cuvelte.
Dans ces baromètres, on suppose que le niveau du mercure dans ta cuvette demeure invariable. Il n'en est pas ainsi en réalité, car chaque fois que la colonnemonledansle tube, le ni veaus'abaisse dans la cuvette, et récipro-
de métiui étnn^EK: on le débarnsse de ces impureléi en r*gilint 1 plnsiouR reprii« tTBC da l'icide uolique, lavant en)iiile * grinde eau. pnli léchint aiec du pipïer buvard, et flllnnt 1 Inven dei enlonnoin de terra efaiéi.;