CORPS GAZEUX
Acide carbonique. .... 0,20246
— chlorliydrique. . . . 0,18520
— sulfhydrique . . . 0,24318
— sulfureux 0,15531
Air 0.23741
Ammoniaque 0,5083H
Azotp 0,243S0
Uioxyde d'azote 0,23173
Brome (vapeur de). . . . 0,05^2
Chlore 0,12099
Hydrogène 3,40900
— bicarboné. . . 0,404C0
— protocarboné . 0,59285
Oxyde de carbone 0,24500
Oxygène 0,21751
Protoxyde d'azote 0,34470
On voit que, pour certains corps, comme le charbon ou le cuivre, des différences dans Télat physique déterminent dans la capacité calorifique des variations sensibles.
* Z12. Em. chaleur spécifique n'est pas absolmnent eonstaiite, pour un même corps, aux diverses températures. — Nous avons admis, au commencement de ce chapitre (561), qu'en mélangeant deux poids égaux d*un même corps, on obtient une température égale a la moyenne arilhmétique des deux lempéralures initiales. Cette hypothèse revient à supposer que la chaleur spécifique d*un corps reste constante dans l'échelle Ihermométrique, c'est-à-dire que, pour élever de 1 degré la température de Tunilé de poids d'un corps, il faut la même quantité de chaleur, quelle que soit sa température primitive. — l'r l'expérience montre que, si les poids égaux que Ton mélange sont à «les températures très-éloignées l'une de l'autre dans l'échelle thermométrique, la température finale du mélange est supérieure de quelques degrés à la moyenne des deux températures initiales. Si, par exemple, on mêle ensemble 1 kilogramme de mercure à 0" et 1 kilogramme de mercure à oOG*», le mélange prend la temjKTature de 153* environ. Il en faut
conclure que 1 kilogramme de mercure, en se refroidissant de 147% entre 300* et 153% a abandonné une quantité de clialeur sufûsante pour éf:haaffer de 153* un poids égal du même corps, entre 0"* et 153'*; en d'autres termes, que la chaleur spécifique du mercure est plus grande entre 153* et 500* qu'entre 0* et 153*.
On voit aussi, par ces explications, que les nombres déterminés par les méthodes expérimentales précédemment décrites, sont en réalité les chaleurs spécifiques moyennes^ entre les deux températures extrêmes de chaque expérience. — Les nombres suivants, obtenus par Dulong et Petit, montrent Taccroissement que subit, pour quelques corps, la chaleur spécifique moyenne, lorsqu'on augmente rintervalle de ces limites.