‹ Traité de physique élémentaireChapitre 93 sur 263 · CORPS GAZEUX · texte numérisé non relu

CORPS GAZEUX

Acide carbonique. .... 0,20246

— chlorliydrique. . . . 0,18520

— sulfhydrique . . . 0,24318

— sulfureux 0,15531

Air 0.23741

Ammoniaque 0,5083H

Azotp 0,243S0

Uioxyde d'azote 0,23173

Brome (vapeur de). . . . 0,05^2

Chlore 0,12099

Hydrogène 3,40900

— bicarboné. . . 0,404C0

— protocarboné . 0,59285

Oxyde de carbone 0,24500

Oxygène 0,21751

Protoxyde d'azote 0,34470

On voit que, pour certains corps, comme le charbon ou le cuivre, des différences dans Télat physique déterminent dans la capacité calorifique des variations sensibles.

* Z12. Em. chaleur spécifique n'est pas absolmnent eonstaiite, pour un même corps, aux diverses températures. — Nous avons admis, au commencement de ce chapitre (561), qu'en mélangeant deux poids égaux d*un même corps, on obtient une température égale a la moyenne arilhmétique des deux lempéralures initiales. Cette hypothèse revient à supposer que la chaleur spécifique d*un corps reste constante dans l'échelle Ihermométrique, c'est-à-dire que, pour élever de 1 degré la température de Tunilé de poids d'un corps, il faut la même quantité de chaleur, quelle que soit sa température primitive. — l'r l'expérience montre que, si les poids égaux que Ton mélange sont à «les températures très-éloignées l'une de l'autre dans l'échelle thermométrique, la température finale du mélange est supérieure de quelques degrés à la moyenne des deux températures initiales. Si, par exemple, on mêle ensemble 1 kilogramme de mercure à 0" et 1 kilogramme de mercure à oOG*», le mélange prend la temjKTature de 153* environ. Il en faut

conclure que 1 kilogramme de mercure, en se refroidissant de 147% entre 300* et 153% a abandonné une quantité de clialeur sufûsante pour éf:haaffer de 153* un poids égal du même corps, entre 0"* et 153'*; en d'autres termes, que la chaleur spécifique du mercure est plus grande entre 153* et 500* qu'entre 0* et 153*.

On voit aussi, par ces explications, que les nombres déterminés par les méthodes expérimentales précédemment décrites, sont en réalité les chaleurs spécifiques moyennes^ entre les deux températures extrêmes de chaque expérience. — Les nombres suivants, obtenus par Dulong et Petit, montrent Taccroissement que subit, pour quelques corps, la chaleur spécifique moyenne, lorsqu'on augmente rintervalle de ces limites.

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