II. — CHAUDIÈRES A VAPEUR
590. Des moteur» it vapeur, en général. — Un moteur à vapeur comprend, en général : d'une part, un générateur qui produit la vapeur à une température plus ou moins élevée ; d'autre part, une machine dans laquelle la tension de celte vapeur est utilisée pour produire un mouvement, qui est ensuite transmis à divers organes. — Nous considérerons plus particulièrement les moteurs où l'on emploie la vapeur d'eau.
Nous indiquerons d'abord les dispositions les plus usitées de-s généra-
CUAUFFiGH ET HACIIINES A VAPEUR. ôlî
leurs, en prenant comme type la chaudière à bouUUun, qui est la plus employée pour alintenter les machineB fixes.
391. ChmmMérti * honUleMn. — Une chaudière à bouilleivs se «wmpose essentiellemeol d'un groa cjUndre tioriiontal A {fig. 365 el 36<i),
Fig. ses. — Cbaudléte i houilleun.
qui esl le corps de la chaudière, et de deux cylindres plus petits N. S. qui ïont les bouilteuri : la communicalion entre le corps et tes bouilleurs est établie par une paire de tubulures H, ou éventt. L'eau remplit les bouilleurs et une partie du corps, comme le montrent les figures ; elle est chaulTée par b flamme et les gaz de la combustion, qui se dégagent d'une grille o située au-dessous de l'une des extrémités de la chau' diêre. — Pour augmenter la surface par laquelle la chaudière reçoit là chaleur due à la combustion, on emploie la disposition suivante. Cne Toiite horizontale, construite au niveau de l'axe des bouilleurs, partage tout le fourneau en deux étages {fig. 266), et l'étage supérieur est lui-même divisé en deuK gale- j ries, par une cloison longitudinale qui n'est interrompue qu'à son extrémité la plus voisine ^'*' ***■
du foyer. La flamme et les gaz chauds qui viennent du foyer, après avoir parcouru une première fois toute la longueur du fourneau d'avant en arrière, dans Téts^e inférieur {premier eameati), reTiennetit d'arrière en
avant par l'un des compartiments ménagi^s dans Fétage supérieur (deuxième cameau), et enGn retournent par l'autre compartiment (troi» sième cameau) vers la cheminée qui leur donne issue. On Toil donc que, dans le premier cameau, ce sont les bouilleurs qui reçoivent l'action de ces gaz ; dans le second et le troisième carneau, qu'on comprend quelquefois sous le nom de retours de flamme, c'est le corps même de la chaudière qui est chauffé. — L'ensemble de toutes ces parties, avec les* quelles la flamme ou les gaz viennent en contact, constitue la wrface de chauffe.
592. Appareils Indieateers en BlYeait, émmm l«s duivdlèrcs. —
Il est indispensable que le niveau de Teau dans une chaudière ne s'abaisse jamais au-dessous de la limite supérieure de la surfiice de chaulTe. En effet, une portion de paroi qui serait en contact avec la flamme par sa surface extérieure, et qui, pendant quelque temps, ne serait pas en contact avec Teau par sa surface intérieure, pourrait rougir; quand on viendrait ensuite à faire remonter te nlv^iau {^ar Tintroduction d'une nouvelle quantité d'eau, il y aurait production brusque d'une énorme •quantité de vapeur, et danf^er imminent' d'ei)>losion. Le chauffeur 4oit donc avoir des moyens de vérifier, à chaque instant, la position du nîveati à Tintérieur de sa chaudière>
L'un des plus simples consiste dans remploi d'un tube vertical de cristal, situé en dehors de la chaudière et dont les extrémités communiquent, l'une avec la partie inférieure du corps de la chaudière, l'autre avec sa partie supérieure : tel est le tube représenté en o, sur le côté de la chaudière, dans la fîgure 503. Ce tube forme ainsi avec la chaudière un système de vases communiquants, et le niveau de l'eau s'y place sur le même plan horizontal que dans la chaudière.
On emploie également un flotteur I (fig. 265) , flxé à l'extrémité d'une chaîne qui passe sur une poulie extérieure F, et se termine par un contre-poids : l'axe de la poulie porte une aiguille, dont la position indique celle du niveau de l'eau à l'intérieur. — Ënfm, au moyen d'une disposition particulière, on fait quelquefois en sorte qu'un flotteur analogue, si le niveau vient à descendre trop bas, ouvre une petite soupape, par laquelle la vapeur s'échappe en faisant résonner un sifflet d'alarme,
595. Soupape de sAreté. — Les soupapes de sûreté, disposées de manière qu'elles donnent issue à la vapeur lorsque sa tension devient supérieure à celle que la chaudière peut supporter sans danger d'explcsion, sont tout à fait semblables à celle qui est employée dans la marmite de Papin (flg. 255). Les règlements exigent que chaque chaudière soit munie de deux soupapes de sûreté au moins : chacune d'elles doit avoir une section sufltisante pour que, une fois ouverte, à elle seule et quelle que soit l'activité du feu, elle maintienne la tension de la