‹ Traité de physique expérimentale et mathématique (volume 2)Chapitre 57 sur 121 · DILATATION · texte numérisé non relu

DILATATION

depuis la température de la glace fondante

Calculée. j

Observée.

Excès de l’observation .

! 3 2° P ou o° R

en

co

0,0001 fil

o,o/|.ob6

— 0, oooo3

DES LIQUIDES. 2 2g

L’accord de ces résultats est assurément aussi parfait qu’on puisse l’espérer , et les écarts de la formule autour des observations peuvent être attribués à celles-ci autant qu’au calcul. D’après cela , en réduisant les coefficiens de <^T et de AT en nombres , nous aurons les résultats suivans pour une température quelconque T , exprimée par le thermomètre à mercure, en degrés de Réaumur.

Degrés du thermomètre d’alcool sur sa propre échelle ,

Dj := 0,784 T — j— O ,00208 T2 -j- 0,00000775 T3 ;

dilatation apparente de l’alcool dans des vases de verre AT— 0,001 2oo85T-[- o,ooooo3i 85g3T2-j-o, 00000001 1873F; dilatation vraie

^—0,00 1 2336gT-f- 0,00000322587 T2 -4-0,00000001 198 T3.

Je supprime dans la dilatation vraie le terme en T4 dont le coefficient est égal à 4, précédé de douze zéros avant la virgule ; il n’en résulterait qu’une erreur de 1 00Vô'o' sur dilatation à 8o°, et les observations ne la donnent pas avec cette précision. Il ne faut pas oublier que ces formules ne s’appliquent qu’à l’alcool très-rectifié ; car on a vu que la dilatation de ce liquide suit une loi différente quand il renferme une grande proportion d’eau^ A l’aide de ces formules, on pourrait employer indifféremment des thermomètres d’alcool ou des thermomètres de mer- ^ cure, et l’on pourrait également s’en servir pour réduire à une même température des pesées faites dans l’alcool.

Voici maintenant une épreuve très-décisive de ces formules. M. Dalton , dont la précision dans les expériences est bien connue , a observé la dilatation absolue de l’alcool dans un vase de verre , entre les limites * — 1 70, 78 Pv , et -j~ 62°, 22 R ; ce qui comprend un intervalle de 8o°; mais à cause de la marche inégale de l’alcool, la dilatation entre ces termes ne doit pas être la même qu’entre O et 8o°; de sorte qu’il faut la calculer spécialement depuis o jusqu’à chacune des températures assignées ; employant donc pour cela l’expression de AT , puisqu’il s’agit d’une dilatation apparente , on trouve

200 LOIS DE LA DILATATION

de o à — i7r>,78. AT = — 0,02i35n -4-0,001006847 — 0,00006672=. — 0,0204100, de o à -4- 62, 22. At ■= -4- 0,0747169 -4- 0,01232900-4- 0,0028592= -4- o, o8ggo5i.

Différence ou dilatation totale, depuis — jus- —

qu’à -J- 62°, 22 « . . o,iio3i5i.

La valeur trouvée par M. Dalton, d’après l’expérience, est 0,110.

Elle est donc exactement la meme que la nôtre dans le nombre de décimales qu’il a conservé. Cette confirmation de nos formules est d’autant plus forte , qu’aucune observation faite au-dessous de zéro , n’est entrée dans leur détermination , quoique je les aie ensuite comparées aux expériences de Deluc, faitesà — io°R, pour voir si elles les représenteraient encore ; j’ajouterai même que je ne connaissais pas le résultat de M. Dalton quand ces formules furent calculées , car l’ouvrage où il est consigné n’était alors possédé en France que par M. Berthollet, et c’est lui qui me l’a indiqué.

Je ferai encore les mêmes calculs pour l’eau. En comparant les poids d’un même volume de ce liquide, observés par MM. Gif — pins et Blagden , à 35°, 4o° et 4Ô0 de Farenheit, j’en ai déduit par interpolation le poids de ce même volume à 32° de Faren- Jieit , ce qui répond au o de notre échelle. Puis comparant ce résultat avec le poids observé par ces mêmes physiciens à 4o°, 5o°,70°, q5° et 1 oo°, j’en ai conclu le rapport des volumes à ces températures diverses , en prenant pour unité le volume primitif à 52°, ou à la température de la glace fondante. J’ai obtenu ainsi les résultats suivans :

DLS LIQUIDES.

2ÔÏ

DEGRÉS

DU THERMOMÈTRE

à mercure.

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