KF
F étant la tension maxima correspondant à la température t
de Fair ; K l'état hygrométrique ; H la pression de Tatmosphère.
Quand la température ne dépasse pas sa"*, KF est toujours négligeable à côté de H et on a simplement :
Y = 0,622— xP.
Soient: V un volume d'air pris & o"" à la pression de 0,76: F la tension maxima de la vapeur d'eau à cette température; K Tétat hygrométrique. Le poids d'air sec contenu dans le volume V est
OU, en négligeant KF,
P= 1,293 V d'où Y='»o58xKFV.
Voyons quelle quantité de vapeur dissoudra un volume V d'air sec, en passant de l'état hygrométrique K^ et de la température ûq à l'état hygrométrique K, et à la température t^. Si Ton désigne par F^ et F^ les tensions maxima de la vapeur d'eau aux températures t^ et t„ on aura
1184. Déterminons, d'après cela, quel volume d'air neuf il convient d'introduire dans un local pour absorber complètement la vapeur d'eau produite par les actes combinés de la respiration et de la transpiration.
Examinons divers cas particuliers :
En été, la température est sensiblement la même à rintérieur et à l'extérieur F^=F^ et la vapeur d'eau en se dissolvant détermine un accroissement du degré hygrométrique.
Soient :
f^=f^=ï5® F| = Fç=o,oi27 Kq=zo,6o K,=o,85. Le volume d'air mesuré à o* nécessaire pour dissoudre le
poids o^,o6a de vapeur d'eau dégagé en moyenne par le corps humain, est donné par la relation
0,062= i,o58 X 0,0127(0,85 — o,6o)V d'où
Si Tétat hygrométrique final était K^ = 0,70, il faudrait V=46 mètres cubes.
En hiver, la température intérieure est supérieure à celle de Tatmosphère et la dissolution de la vapeur d'eau peut se faire sans que le degré hygrométrique change.
Supposons : f, = i5", ^^,=5% on a F|=o,oi27, F^=o,oo65 ; pour que le degré hygrométrique reste le même à l'intérieur et à l'extérieur et égal à o,8o=K, =Kjj, il suffira que le volume V de Tair de ventilation soit tel qxie
0,062= i,o58 X 0,8(0,0127 — o,oo65)V d'où
Ainsi, plus la température d'une enceinte est élevée par rapport à celle de l'atmosphère extérieure, moins il faut d'air pour dissoudre la vapeur d'eau produite à la fois par la respiration et par la transpiration.
Il peut même arriver que l'air devienne trop sec.
Admettons, en effet, que la ventilation s'opère à raisoi^ de 20 mètres cubes par personne (V--=:2o).
Soient :
On trouve dans les tables :
F| =: 0,0 1 44 Fq — o>oo3o.
Posons-nous la condition que le degré hygrométrique K, à rintérieurne descende pas au-dessous de 0,60. La quantité y de vapeur qui devra être dissoute sera donnée par la formule suivante :
Y= 1,008(0,60 X o,oi44 — o?8 Xo,oo3o)2om' = o,i3i5.
Si la respiration et la transpiration fournissent seulement 0^,062, on voit que, pour empêcher le degré hygrométrique de s'abaisser au-dessous de 0,60, il faudra fournir d'une autre manière une quantité de vapeur d'eau égale à la différence
soit 70 grammes par personne et par heure. On arrive à ce résultat, en plaçant des vases pleins d'eau sur les poêles ou dans les chambres de chaleur des calorifères.
Si le volume de l'air de ventilation était double, il faudrait introduire
En Russie, où les différences de température entre Tintérieur et l'extérieur sont souvent considérables, des maladies spéciales s'étaient déclarées dans les hôpitaux, par suite de la trop grande sécheresse de l'air; on a pu les faire disparaître en augmentant le degré hygrométrique de l'atmosphère des salles de malades.
1185. Hygromètre. — Cet appareil a pour but de déterminer à tout instant l'état hygrométrique de l'air.
Le degré hygrométrique d'un volume d'air donné n'est pas représenté par la tension absolue de la vapeur d'eau, mais par le rapport entre cette tension et la tension maxima, à la même température, ou, en appliquant la loi de Mario tte, par le rapport entre le poids de vapeur d'eau dissous dans un volume d'air, et le poids que ce volume renfermerait s'il était saturé.
Ce rapport, qu'on désigne souvent sous le nom de fraction de saturation^ représente l'état hygrométrique de l'air au moment considéré. Il résulte de ce qui précède que, dans l'air absolument sec, la fraction de saturation est nulle, et qu'elle est égale à l'unité lorsque l'air est saturé de vapeur d'eau.
Un des hygromètres les plus connus est celui à cheveu, imaginé par de Saussure, et dont l'aiguille se déplace sur un arc gradué divisé en cent parties égales, qu'on appelle les degrés de l'hygromètre.
Pour se servir de l'instrument, il faut avoir une table qui
donne Tétat hygrométrique correspondant à chacun des degrés, car lorsque Taiguille marque 5o*, il s'en faut que l'état hygrométrique soit égal à o,5.
Gay-Lussac a construit une table donnant, pour une température de -MO®, les fractions de saturation correspondant aux degrés de l'hygromètre.