‹ Traité de physique industrielle, production et utilisation de la chaleur (volume 2)Chapitre 19 sur 182 · La chaudière Babcock et *Wllcoz (fig · texte numérisé non relu

La chaudière Babcock et *Wllcoz (fig

comprend: une série d'éléments verticaux identiques juxtaposés, dont l'ensemble constitue le faisceau tubulaire dans lequel s'effectue la vaporisation ; un corps cylindrique inférieur, placé transversalement à l'arrière du foyer; et, enfin, un réservoir supérieur cylindrique, en partie rempli d'eau, et surmonté d'un autre cylindre de même longueur mais de diamètre moindre, servant de chambre de vapeur.

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descend dans les compartimenis de gauche de chacun des barillets, traverse simultanément les éléments où elle est vaporisée, et en ressort dans le compartiment de droite à Tétat de mélange de vapeur et d'eau ; les fenêtres percées dans la cloison du barillet permettent au liquide de repasser dans le compartiment de gauche et de rentrer dans les éléments pour recommencer sa circulation.

Au sortir des tubes de dégagement, la vapeur vient frapper contre une sorte de gouttière renversée qui arrête encore une certaine quantité de Teau entraînée ; la prise de vapeur s'effectue au sommet d'un dôme divisé en deux parties par une cloison métallique perforée disposée horizontalement. Quelquefois on remplace cette cloison par un appareil à cascade formé par une boite cylindrique placée dans le dôme et dans laquelle débouche le tuyau de prise de vapeur; celle-ci arrive au centre de l'appareil par la partie supérieure et ne peut en sortir qu'après avoir contourné une série de chicanes ; dans ce parcours elle achève de se débarrasser de l'eau entraînée qui retourne & la chaudière.

MM. Bourgois et Lencauchez munissent parfois leur chaudière de deux cylindres verticaux placés en avant et de chaque côté du foyer ; l'un d*eux sert à régler l'alimentation au moyen d'un flotteur qui agit sur le robinet de distribution de vapeur de la pompe alimentaire ou de l'injecteur; l'autre constitue un appareil d'épuration sur le fonctionnement duquel nous reviendrons plus tard et porte en outre les appareils réglementaires et accessoires.

739. MM. Terme et Deharbe construisent une chaudière dont le principe et les dispositions générales rappellent la précédente. La principale différence réside dans la constitution des éléments primordiaux du faisceau tubulaire; ceux-ci, en effet, au lieu de se composer d'un tube d'aller et d'un tube de retour, comprennent chacun trois tuyaux dont deux servent au retour du mélange de vapeur et d'eau.

Les collecteurs sont également en fer forgé et munis d'enlretoises, mais ils ne sont pas cloisonnés. En outre un distributeur d'alimentation, placé à l'avant du fourneau, au-dessus de la

CfiXUDlÈRES A FAIBLE VOLUME D'EAU ET A VAPORISATION RAPIDE. 101

des coUecleurs, en avant desquels sont disposées deux portes en métal. Les trois autres côtés sont construits en maçonnerie et une ouverture réservée sur la paroi d'arrière permet de visiter facilement les bouchons d'extrémité des vaporisateurs.

La chaudière est remplie d'eau jusqu'à mi-hauteur du réservoir de vapeur dans lequel se fait l'alimentation. Cette eau descend dans la capacité antérieure du collecteur^ passe dans le tube intérieur qui est un peu plus court que le vaporisateur, et pénètre dans ce dernier. Elle s'y vaporise en partie, remonte dans le second compartiment des collecteurs et se rend dans le réservoir cylindrique supérieur. La vapeur, avant d'être utilisée, parcourt la série des tubes sécheurs qui permettent de vaporiser l'eau entraînée ou de surchauffer la vapeur. Pour donner de la stabilité aux éléments, on a réuni deux séries de vaporisateurs sur un même collecteur; pour faciliter l'extraction des dépôts boueux qui peuvent s'accumuler à la base des collecteurs, ceux-ci sont percés de deux trous à même hauteur qui servent à les mettre en communication avec leurs voisins par un chapeau creux, assemblé à joints coniques. Les deux orifices d'extrémité qui restent libres sont pourvus chacun d'un robinet de purge placé à portée du chauffeur et qu'il ouvre à volonté.

Pour empêcher la projection des tampons d'avant, en cas de rupture d'un tirant, des armatures de sûreté à lunettes sont fixées sur la face antérieure de chaque collecteur.

738. Chaudière Bourgois et Lencauchez. — Cette chaudière, représentée figures 4^2} 4^3, se compose essentiellement d'un corps cylindrique supérieur formant réservoir de vapeur, disposé en travers et à l'avant du fourneau dont il occupe toute la largeur, et de tubes vaporisateurs répartis en faisceaux verticaux dont le nombre varie suivant l'importance de l'appareil; l'eau remplit la chaudière jusqu'au milieu du corps cylindrique environ.

Chaque faisceau comprend lui-même une série d'éléments l)ouilIeurs superposés tous semblables, formés chacun de deux tubes inclinés en sens contraire, placés dans deux plans verti-

tubes vaporisateurs est fennée par un bouchon en métal, retenu au moyen d'un boulon-tirant qui maintient ég:alement les tubes vaporisateurs et les tampons de fermeture des orifices du collecteur.

Un faisceau de tubes surchaufFeurs désignés sous le nom de sécbeurs est placé horizontalement, sous le ciel du fourneau.

La grille occupe toute la base du faisceau vaporisateur. Les gaz du foyer montent à travers les intervalles existant entre les tubes, viennent passer par une ouverture réservée entre les colecteurs et une chicane qui recouvre les trois quarts environ de la longueur des vaporisateurs. Ils circulent ensuite au contact des tubes sécbeurs et redescendent à l'arrière de la chaudière pour se rendre à la cheminée.

La paroi antérieure du Fourneau est formée par l'ensemble

des collecteurs, en avant desquels sont disposées deux portes en mêlai Les trois autres côtés sont construits en maçonnerie et une ouverture réservée sur la paroi d'arrière permet de visiter facilement les bouchons d'extrémité des vaporisateurs.

La chaudière est remplie d'eau jusqu'à mi-hauteur du réservoir de vapeur dans lequel se fait l'alimentation. Cette eau descend dans la capacité antérieure du collecteur, passe dans le tube intérieur qui est un peu plus court que le vaporisateur, et pénètre dans ce dernier. Elle s'y vaporise en partie, remonte dans le second compartiment des collecteurs et se rend dans le réservoir cylindrique supérieur. La vapeur, avant d'être utilisée, parcourt la série des tubes sécheurs qui permettent de vaporiser Teau entraînée ou de surchauffer la vapeur. Pour donner de la stabilité aux éléments, on a réuni deux séries de vaporisateurs sur un même collecteur ; pour faciliter l'extraction des dépôts boueux qui peuvent s'accumuler à la base des collecteurs, ceux-ci sont percés de deux trous à même hauteur qui servent à les mettre en communication avec leurs voisins par un chapeau creux, assemblé à joints coniques. Les deux orifices d'extrémité qui restent libres sont pourvus chacun d'un robinet de purge placé à portée du chauffeur et qu'il ouvre à volonté.

Pour empêcher la projection des tampons d'avant, eh cas de rupture d'un tirant, des armatures de sûreté à lunettes sont fixées sur la face antérieure de chaque collecteur.

738. Chaudière Bourgols et Lencauchez. — Cette chaudière, représentée figures 4^^^, 4^3, se compose essentiellement d'un corps cylindrique supérieur formant réservoir de vapeur, disposé en travers et à l'avant du fourneau dont il occupe toute la largeur, et do tubes vaporisateurs répartis en faisceaux verticaux dont le nombre varie suivant l'importance de l'appareil; l'eau remplit la chaudière jusqu'au milieu du corps cylindrique environ.

Chaque faisceau comprend lui-même une série d'éléments bouilleurs superposés tous semblables, formés chacun de deux tubes inclinés en sens contraire, placés dans deux plans verti-

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tubes vaporisateurs est fermée par un bouchon en métal, retenu au moyen d'un boulon-tirant qui maiuUent également les tubes vaporisateurs et les tampons de fermeture des orifices du collecteur.

Un faisceau de tubes surchauffeurs désignés sous le nom de sécheurs est placé horizontalement, sous le ciel du fourneau.

La grille occupe toute la base du faisceau vaporisateur. Les gaz du foyer montent à travers les intervalles e:ïistant entre les tubes, viennent passer par une ouverture réservée entre les colecteurs et une chicane qui recouvre les trois quarts environ de la longueur des vaporisateurs. lis circulent ensuite au contact des tubes sécheurs et redescendent à l'arrière de la chaudière pour se rendre à la cheminée.

La paroi antérieure du fourneau est formée par l'ensemble

des gaz chauds avec les tubes, on dispose des cloisons, composées de briques réfractaires encastrées dans des formes en métal, qui obligent les gaz à monter et à descendre plusieurs fois autour du faisceau tubulaire avant de se rendre à la cheminée.

L'alimentation se fait dans le gros corps cylindrique placé audessus du faisceau tubulaire. Ueau descend par les boites d'arrière des éléments, passe à l'intérieur des tubes bouilleurs où elle se vaporise en partie et se rend dans les collecteurs d'avant. L'eau et la vapeur produite montent directement dans le gros corps cylindrique, où les deux fluides se séparent, et la vapeur gagne enfin le réservoir supérieur.

Le fourneau est pourvu de toutes les ouvertures nécessaires pour permettre le nettoyage.

Les dépôts de cendre ou de suie qui se forment sur les tubes sont enlevés à l'aide du jet d'une lance à vapeur.

On peut d'ailleurs très facilement visiter l'intérieur des tubes et les débarrasser, s'il y a lieu, des incrustations en démontant les bouchons autoclaves placés à leurs extrémités.

736. Chaudière Roser. — Cet appareil (fig. 419) comprend : nn certain nombre d'éléments inclinés, placés côte à côte dans des plans verticaux parallèles; un cylindre inférieur disposé transversalement, nommé déjecteur; un réservoir de vapeur, placé au-dessus du fourneau et formé de deux cylindres de même diamètre assemblés en T ; et, enfin, une série de tubes sécheurs ou surchauffeurs établis au-dessus du faisceau tubulaire.

Un élément est formé de tubes vaporisateurs parallèles dis* posés dans un même plan, assemblés à chaque extrémité dans une caisse ou collecteur en fer perpendiculaire à leur direction et dont la section est rectangulaire. Dans chacun des tubes vaporisateurs est disposé concentriquement un tuyau d'un diamètre plus petit dont les deux bouts sont ouverts et assemblés à joint étanche sur la face extérieure des collecteurs qu'il traverse.

 cet effet ce tuyau est muni, à chacune de ses extrémités, d'une bague rapportée et alésée coniquement; du côté de l'arrière de la chaudière cette bague porte une partie filetée sur laquelle peut se visser un large écrou hexagonal.

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descend dans les compartiments de gauche de chacun des barillets, traverse simultanément les éléments où elle est vaporisée^ et en ressort dans le compartiment de droite à Tétat de mélange de vapeur et d'eau ; les fenêtres percées dans la cloison du barillet permettent au liquide de repasser dans le compartiment de gauche et de rentrer dans les éléments pour recommencer sa circulation.

Au sortir des tubes de dégagement, la vapeur vient frapper contre une sorte de gouttière renversée qui arrête encore une certaine quantité de Teau entraînée ; la prise de vapeur s'effectue au sommet d'un dôme divisé en deux parties par une cloison métallique perforée disposée horizontalement. Quelquefois on remplace cette cloison par un appareil à cascade formé par une boîte cylindrique placée dans le dôme et dans laquelle débouche le tuyau de prise de vapeur ; celle-ci arrive au centre de l'appareil par ta partie supérieure et ne peut en sortir qu'après avoir contourné une série de chicanes ; dans ce parcours elle achève de se débarrasser de l'eau entraînée qui retourne à la chaudière.

MM. Bourgois et Lencauchez munissent parfois leur chaudière de deux cylindres verticaux placés en avant et de chaque côté du foyer ; l'un d'eux sert à régler l'alimentation au moyen d'un flotteur qui agit sur le robinet de distribution de vapeur de la pompe alimentaire ou de l'injecteur; l'autre constitue un appareil d'épuration sur le fonctionnement duquel nous reviendrons plus tard et porte en outre les appareils réglementaires et accessoires.

739. MM. Terme et Deharbe construisent une chaudière dont le principe et les dispositions générales rappellent la précédente. La principale difl^érence réside dans la constitution des éléments primordiaux du faisceau tubulaire; ceux-ci, en effet, au lieu de se composer d'un tube d'aller et d'un tube de retour, comprennent chacun trois tuyaux dont deux servent au retour du mélange de vapeur et d'eau.

Les collecteurs sont également en fer forgé et munis d'entretoises, mais ils ne sont pas cloisonnés. En outre un distributeur d'alimentation, placé à l'avant du fourneau, au-dessus de la

CHAUDIÈRES k Faible volume D'EAU et a vaporisation rapide. 105

porte du foyer, communique avec chacun des grands collecteurs d'arrière par deux tubes dont l'ensemble forme la rangée inférieure du faisceau tabulaire.

Les joints des tubes avec les collecteurs d'arrière et les boites de communication d'avant sont réalisés d'une manière très satisfaisante : les extrémités sont pourvues d'un renflement et tournées en forme de cône ; elles sont percées de fenêtres dans lesquelles viennent s'engager des boulons à étrier qui maintiennent les joints coniques des tubes et les bouchons extérieurs des collecteurs et des boites antérieures de réunion.

740. Chaudière OrioUe. — Cette chaudière se compose d'un grand nombre de tubes vaporisateurs parallèles inclinés, placés en quinconce et disposés normalement à deux caisses de section rectangulaire qui forment les parois d'avant et d'arrière du foyer et contiennent une véritable lame d'eau. Les deux larges faces planes d'une même caisse sont reliées par un grand nombre d^entretoises vissées dans le métal.

La lame d'eau d'avant est en communication par le haut avec un réservoir de vapeur et celle d'arrière est reliée par le bas au même réservoir à Taide d'un tube de grand diamètre.

Les tubes vaporisateurs ont une pente de o",io à o°,2o par mètre, suivant leur longueur et leur diamètre. Leur écartemcnt est variable, il est de 4o millimètres dans les rangs inférieurs et diminue progressivement de façon à n'être plus que do 17 millimètres à la partie supérieure. Les faces extérieures des lames d'eau sont pourvues d'orifices fermés par des autoclaves et correspondant à chacun des tubos du faisceau vaporisateur. Ces bouchons sont introduits par des ouvertures pratiquées sur les petits côtés des caisses et munies elles-mêmes de tampons autoclaves. L'étrier ordinairement employé pour ce genre de fermeture est ici remplacé par une simple barre de fer plat. La grille occupe toute la base du foyer dont les parois latérales sont construites en maçonnerie pour les chaudières fixes, et sont foréems d'une double enveloppe métallique pour les chaudières marines et locomobiles.

Les gaz du foyer circulent autour du faisceau tubulaire, puis

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chaudière décrite au n*^ 985. Les tubes présentent une pente de Tavant vers l'arrière et sont munis de cloisons pour assurer la circulation méthodique des gaz.

L'eau d'alimentation arrive dans un distributeur placé à l'arrière et en contrebas du faisceau tubulaire ; elle pénètre dans les divers éléments de ce faisceau, les traverse, se rend ensuite dans un collecteur général et est enfin distribuée aux chaudières desservies par le réchauffeur.

On a pu voir deux de ces appareils fonctionner à l'Exposition universelle de 1889; l'un desservait une batterie de deux chaudières Babcock et Wilcox, entre lesquelles il était placé ; l'autre complétait une chaudière semi-tubulaire à foyer extérieur du genre de celle décrite (n^ 919) dans laquelle il remplaçait les réchauffeurs cylindriques que nous avons représentés.

748. Economiser Green. — Cet appareil (fig. 428-429) est très employé en Angleterre, et aussi en Alsace où, dans les installations nouvelles, on prévoit au moins son établissement ultérieur quand, ce qui est assez rare, on ne le monte pas immédiatement.

Il est formé par la réunion d'un nombre variable d'éléments identiques, composés chacun de tubes verticaux en fer de 0^,12 de diamètre extérieur et de !i^,6S de longueur utile, réunis en haut et en bas par des caisses transversales en fonte auxquelles ils sont assemblés par des joints coniques dont le serrage est obtenu au moyen de la presse hydraulique.

Les caisses inférieures sont toutes. reliées à un collecteur distributeur d'eau froide d'alimentation, tandis que celles du haut débouchent dans un collecteur d'eau chaude. Ces deux collecteurs figurent deux arêtes diagonalement opposées du parallélipipède formé par l'économiser; ils sont constitués, soit par un tuyau unique, soit par une série de pièces en forme de T assemblées les unes à la suite des autres.

Nous avons dit que les tubes verticaux étaient raccordés à joint conique dans les pièces transversales qui les réunissent. Afin de permettre, au besoin, le remplacement des tubes, la face supérieure de la pièce de jonction du haut est percée d'orifices ou regards de diamètre supérieur à celui des tubes et par lesquels

CÏM:d\ËRES \ FAIBLE VOLIIHB D'EAU ET A VAPORISATION RAPIDE. 109

On a également appliqué des lubes Field au ciel ilu foyer de certaines chaudières fixes à grand et à moyen volume, pour en augmenter la surface de chaufYe.

Le d6me de vapeur est constitué par le prolongement de l'enveloppe cylindrique qui contient la caisse du foyer et forme ainsi unevaste chambre au point même où ta vaporisation est le plus abondante.

743. Chaudière Thlrlon. — Analogue à la précédente par son fonctionnement, cette chaudière (fig. 4^7) en diffère principalement par la disposition des lubes bouilleurs; ceux-ci sont verticaux et recourbés en U ; l'eau y descend par l'une des branches, se vaporise en partie, et le fluide mixte composé d'eau et de vapeur remonte par l'autre branche.

Ces tubes sont placés dans des plans verticaux. Un tampon suspendu dans l'espace resté libre au mi- , lieu du faisceau empêche, comme dans la chaudière Field, les gaz de s'échapper directement par la cheminée. Les tubes sont en cuivre et simplement mandrinés dans le ciel du foyer.

M. Tblrion ajoute à sa chaudière un dispositif destiné à faciliter le renouvellement de l'eau au contact de la paroi verticale de la boite à feu. A cet effet il place dans la masse d'eau et tout autour du cylindre intérieur une série de gouttières verticales à section rectangulaire dont les bords viennent s'appliquer contre la tôle du * '*' *'''

foyer de manière à former des conduits destinés à guider la vapeur qui se dégage. L'ensemble de ces conduits divise l'espace annulaire de la chaudière en deux zones ; l'une, extérieure, sert à la descente de l'eau et l'autre, adjacente au foyer, sert au dégag'ement de la vapeur.

De nombreuses pompes i incendie sont munies de celte chaudière.

M. Durenne construit une chaudière du même type, mais dans

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de manière à se superposer de deux en deux. Le niveau de l'eau est maintenu au-dessous des trois rangées supérieures.

Pendant la marche, la vapeur produite dans le faisceau lubulaire se rend, par suite de l'inclinaison des tubes dans le cylindre central oii est établi à hauteur convenable un diaphragme horizontal qui le partage en deux parties inégales. La vapeur ne peut gagner la capacité supérieure qu'en traversant successivement en sens contraire les rangées supérieures de tubes. Celte disposition a pour but de sécher la vapeur avant son utilisation. Ce générateur présente certains détails de construction particuliers : ainsi les parois verticales ne sonl pas rivées aux fonds^ mais seulement engagées dans des rainures et retenues par le serrage de boulons qui traversent les cylindres de part en part. On rend les joints élanches en interposant entre les pièces à réunir des bandes de carton d'amiante huilé.

Pour opérer le nettoyage, on démonte d'abord la boîte à fumée qui surmonte l'appareil, puis l'enveloppe extérieure, cl l'intérieur des tubes est alors facilcmenl accessible.

742. Chaudière Fleld. — La chaudière Field (fig. 4ati) présente l'aspect général d'une chaudière verticale à foyer intérieur du genre de celles que nous ... avons précédemment décrites, seulement

les bouilleurs horizontaux qui traversaient le foyer de part en part sont remplacés par des tubes pendants d'une construction spéciale et déjà indiquée (tome I, n° iis).

Le foyer est surmonté d'une cheminée au-dessous de laquelle on suspend un bloc de fonte ou de terre réfractaire, qui, empêchant les gaz de la combustion de s'échapper directement, les rejette vers la circonférence et les obhge à envelopper les tubes avant de gagner la cheminée.

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On a également appliqué des tubes Field au ciel du foyer de certaines chaudières fixes à grand et à moyen volume, pour en augmenter la surface de chauffe.

Le dame de vapeur est coDstitué par le prolongement de I'cqveloppe cylindrique qui contient la caisse du foyer et forme ainsi une vaste cbambre au point même où la vaporisation est le plus abondante.

743. Cbaudière Tblrion. — Analogue à la précédente par son fonctionnement, cette chaudière (Rg. 4^7) <!n difïèrc principalement par la disposition des tubes bouilleurs; ceux-ci sont verticaux et recourbés en U ; l'eau y descend par l'une des branches, se vaporise en partie, et le fluide mixte composé d'eau et de vapeur remoDte par l'autre branche.

Ces tubes sont placés dans des plans verticaux. Un tampon suspendu dans l'espace resté libre au milieu du faisceau empêche, comme dans la chaudière Field, les gaz de s'échapper dircclement par la cheminée. Les tubes sont en cuivre et simplement mandrinés dans le ciel du foyer.

M. ThirioD ajoute à sa chaudière un dispositif destiné à faciliter te renouvellement de l'eau au contact de la paroi verticale de la boite & feu. Â cet effet il place dans la masse d'eau et tout autour du cyliodre intérieur une série de gouttières verticales à section reclangulaire dont les bordsvicnnents'appliquer contre la tôle du '^' ''"'''

toyer de manière à former des conduits destinés à guider la vapeur qui se dégage. L'ensemble de ces conduits divise l'espace annulaire de la chaudière en deux zones ; l'une, extérieure, sert à la descente de l'eau et l'autre, adjacente au foyer, sert au dégagement de la vapeur.

De nombreuses pompes à incendie sont munies de cette chaudière.

M. Durerme construit une chaudière du même type, mais dans

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chaudière décrite au n"" vas. Les tubes présentent une pente de l'avant vers l'arrière et sont munis de cloisons pour assurer la circulation méthodique des gaz.

L'eau d'alimentation arrive dans un distributeur placé à l'arrière et en contrebas du faisceau tubulaire ; elle pénètre dans les divers éléments de ce faisceau, les traverse, se rend ensuite dans un collecteur général et est enfin distribuée aux chaudières desservies par le réchauffeur.

On a pu voir deux de ces appareils fonctionner à l'Exposition universelle de i88g; l'un desservait une batterie de deux chaudières Babcock et Wilcox, entre lesquelles il était placé ; l'autre complétait une chaudière semi-tubulaire à foyer extérieur du genre de celle décrite (n" 919) dans laquelle il remplaçait les réchauffeurs cylindriques que nous avons représentés.

748. Economiser Oreen. — Cet appareil (fig. 428-429) est très employé en Angleterre, et aussi en Alsace où, dans les installations nouvelles, on prévoit au moins son établissement ulléricur quand, ce qui est assez rare, on ne le monte pas immédiatement.

Il est formé par la réunion d'un nombre variable d'éléments identiques, composés chacun de tubes verticaux en fer de o",ia de diamètre extérieur et de 2", 65 de longueur utile, réunis en haut et en bas par des caisses transversales en fonte auxquelles ils sont assemblés par des joints coniques dont le serrage est obtenu au moyen de la presse hydraulique.

Les caisses inférieures sont toutes reliées à un collecteur distributeur d'eau froide d'alimentation, tandis que celles du haut débouchent dans un collecteur d'eau chaude. Ces deux collecteurs figurent deux arêtes diagonalement opposées du parallélipipède formé par l'économiser; ils sont constitués, soit par un tuyau unique, soit par une série de pièces en forme de T assemblées les unes à la suite des autres.

Nous avons dit que les tubes verticaux étaient raccordés à joint conique dans les pièces transversales qui les réunissent. Afin de permettre, au besoin, le remplacement des tubes, la face supérieure de la pièce de jonction du haut est percée d'orifices ou regards de diamètre supérieur à celui des tubes et par lesquels

on ÏDlroduit ces derniers. GesorifiGes sont ensuite fermés par des bouchons retenus à l'aide de boulons à étrier.

Lorsqu'un tube d'économiser Green est avarié, on le remplace ^oéralement sans démonter l'élément auquel ce tube appartient.

I) suffit d'ouvrir le regard correspondant du collecleur supérieur et de retirer le tube, après l'avoir convenablement entaillé on coupé. On introduit ensuite le tube de rechange dont on en-

fonce à force rextrémité conique dans la tubulure du collecteur inférieur. On est ensuite obligé de faire le joint du tube et du collecteur supérieur au mastic de fonte, ce qui n'est pas sans inconvénients. En raison des nombreux joints que présentent les economisers, leur construction a besoin d'être soignée, sinon ces appareils donneraient presque toujours lieu à des fuites.

Les tubes des economisers sont pourvus de ràcloirs extérieurs animés d'un mouvement de va-et-vient, afm de détacher la suie et de maintenir constamment à nu les parois métalliques. Ce nettoyage incessant facilite la transmission de la chaleur.

Pour maintenir Tappareil en bon état de fonctionnement, il est nécessaire de le visiter au moins une fois chaque année pour remettre les ràcloirs en état de service et détacher la suie qui les encrasse et peut entraver leur fonctionnement. Cette nécessité s'impose surtout en Alsace, où Ton emploie les houilles excessivement fumeuses de Saarbriick.

Lorsque l'économiser est en fonction, l'eau froide arrive par le bas des tubes et l'eau chauffée sort par le collecteur supérieur à des températures variables qui dépassent parfois i5o^.

Lorsque l'alimentation se fait avec des eaux calcaires ou boueuses, il faut avoir soin de faire des extractions de temps en temps, au moins tous les huit jours. Les dépôts qui se sont attachés aux parois intérieures des tubes s'enlëvent généralement avec un appareil spécial, livré par le constructeur.

La corrosion des tubes ne se produit, d'ordinaire, que dans les installations où les gaz sortent de l'économiser à une température inférieure à 1 20** ; en outre pour conserver un bon tirage (4*3) il est nécessaire que les gaz de la combustion ne soient pas trop refroidis. On a donc un double motif pour maintenir au-dessus de lao^'la température des gaz chauds se rendant h la cheminée.

Si nous nous plaçons dans les conditions indiquées (395) nous voyons que, pour une chaudière dont la surface de chauffe totale est 20 fois la surface de la grille, l'addition de réchauffeurs avec chauffage méthodique ayant 18 fois cette surface, élève le rendement de 0,539 à 0,660, c'est-à-dire qu'elle l'augmente de 22,4 p. 100.

RÉCHAUFFEURS MULTITUBULÀIRES DITS ECONOMISERS. 115

£o pratique, pour déterminer la surface de chauffe qu'il convient de donner à Teconomiser, on constate la température des gaz à la sortie de la chaudière. Dans le plus grand nombre de cas, celte constatation se fait très simplement, même sans qu'il soit besoin de recourir à Temploi du thermomètre ; on se contente de reconnaître si Tétain, le plomb ou le zinc fondent dans le carneau. Le point de fusion de Tétain est 228°, celui du plomb 332% et celui du zinc 4^3°- Le renseignement ainsi obtenu sert de guide pour déterminer la surface de chauffe qu'il convient de donner à l'économiser. Si le zinc fond au contact des gaz chauds, on compte généralement l'^'iyS ou un tube et demi d'économiser Green par mètre carré de surface effective de la chaudière ; s'il résiste et que le plomb entre en fusion, on prend i"%25, et dans le casoùTétainsenl est fondu, il suffit de i"''^. Au-dessous d'une température de 200*", il y a peu d'intérêt à établir des economisers, les frais d'installation sont trop élevés relativement au résultat obtenu.

Les données fournies ci-dessus montrent que l'augmentation de surface indiquée (395) se trouve dépassée dans les applications. Ceci n'a rien qui doive nous surprendre, et résulte de ce que, dans les economisers, la circulation n'est pas absolument méthodique ; et les considérations exposées (aei et suivants) montrent que pour obtenir le même effet avec deux appareils dont l'un est à circulation méthodique et l'autre ne l'est pas, il faut pour le second augmenter la surface de chauffe dans des proportions souvent énormes et parfois même irréalisables. Malgré cette imperfection relative, les economisers donnent des résultats économiques très satisfaisants.

D'après les renseignements qu'a bien voulu nous communiquer à ce sujet M. Walther-Meunier, le rendement total des générateurs auxquels on ajoute ces appareils est augmenté de 20 à 25 p. 100, lorsque les gaz chauds arrivent dans l'économiser à une température de 3t)o^ ou au delà; de i5 à 18 p. 100, lorsque leur température se rapproche de 25o^, et de 12 a i5 p. 100 si eUe est voisine de 200^.

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