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Sommiers. — On fait souvent reposer l'exlrémité des

CONSTRUCTION DES CnAUDlÈRES. 139

bouilleurs sur des sommiers ou barres de fer qui s'appuient sur les maçomieries latérales. Mais cette disposition n'est pas à recommander, car la partie inférieure des bouilleurs étant la plus chauffée, la dilatation y est plus considérable, les bouilleurs se relèvent par suite de l'allongement, ce que Ton désigne en disant qu'ils « lèvent le nez », et ils ne reposent plus alors sur les sommiers.

768. Oreilles. — Bien que les chaudières reposent solidement sur les bouilleurs, il convient qu'elles se supportent facilement elles-mêmes, pour permettre le démontage d'un bouilleur en cas de réparation. Dans ce but on rive latéralement sur le corps principal des oreilles ou pièces de fonte munies de nervures qui s'appuient sur la maçonnerie ou plutôt sur des plaques de fonte reposant sur la maçonnerie. Telle est la disposition représentée (fig*. 436, côté droit).

On peut encore constituer ces supports au moyen d'un long fer plat recourbé et rivé en deux endroits à la tôle de la chaudière (fig. 436, côté gauche).

769. Les chaudières fixes sont, comme nous l'avons vu, généralement disposées dans un fourneau en maçonnerie, dans lequel on établit des conduits ou carneaux pour la circulation des gaz de la combustion. Les fourneaux se font toujours en briques qui sont les matériaux usuels résistant le mieux à l'action de la chaleur.

Les parois du foyer et les parties voisines qui sont le plus fortement chaufTées se construisent en briques réfractaires. On prend pour l'épaisseur des murs, comme dans toutes les constructions en briques, un multiple de la largeur (o, 1 1 ) d'une brique ordinaire, augmentée de l'épaisseur des joints, afin d'avoir le moins possible de morceaux à tailler. Les joints doivent être croisés avec soin.

Pour le foyer, dont les parois se détruisent assez rapidement, on dispose les briques de façon à exposer au feu la face intacte, qui est plus résistante que les parties retaillées. On a soin d'ap-

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pareiller les briques réfractaires de telle sorte qu'on puisse facilement réparer le foyer sans démolir la maçonnerie ordinaire.

Le hourdis employé est de la terre à four. Sur les faces extérieures, on repasse ordinairement les joints à la limaille, ce qui donne au fourneau un aspect plus satisfaisant et diminue Tappel d'air extérieur qui se produit à travers les parois.

Nous avons vu (115) qu'il y avait par les faces extérieures de la maçonnerie une perte de chaleur considérable. Une bonne pratique consiste à ménager dans la paroi du fourneau un espace vide qui a pour effet de réduire notablement la transmission de la chaleur.

Quand plusieurs chaudières sont accolées les unes aux autres dans un même massif, l'épaisseur des murs de séparation des fourneaux doit être déterminée non seulement par des considérations de stabilité, mais encore de manière à empêcher une transmission trop grande de la chaleur de l'un à l'autre. En effet, quand un fourneau est arrêté, il faut qu'on puisse s'y introduire et y faire des réparations sans être trop gêné par la chaleur du fourneau voisin; pour cela il est nécessaire que l'épaisseur du mur de séparation ne soit pas inférieure à 0"^,3S.

Pour permettre le nettoyage des carneaux, il faut laisser sur Tavant ou sur les côtés du fourneau des portes s'ouvrant sur les conduits de fumée. Ces portes sont fermées par un petit mur qu'on démolit pour procéder aux ramonages ou aux réparations intérieures sans toucher au reste de la maçonnerie.

Les chaudières fixes, telles que les chaudières à bouilleurs, de Cornwall et analogues, sont en général enveloppées de maçonnerie de toutes parts. Toutefois, on est dans l'usage de laisser sur la partie supérieure une bande longitudinale recouverte de gros sable bien sec (fig. 436) enveloppant toutes les tubulures des appareils accessoires, flotteurs, soupapes, alimentation, etc., qu'on peut ainsi visiter facilement et réparer s'il vient à se produire des fuites.

770. Armatures. — Les fourneaux, sous l'action de la chaleur, sont exposés à travailler et à se disjoindre ; aussi se produit-il souvent des crevasses et des fissures. Pour atténuer cet

APPAREILS ACCESSOIRES DE SÛRETÉ. 14i

effet, on emploie des armatures métalliques qui maintiennent les diverses parties de la maçonnerie. '

Ces armatures sont des pièces en fonte ou en fer^ de formes diverses, qu'on applique contre les parois extérieures du fourneau sur les côtés opposés et qu'on relie par des boulons (fig. 436). Dans le bas, on se contente le plus souvent de les sceller dans le sol.

Les boulons de réunion ne doivent pas être placés dans les parties chauffées, leur dilatation pouvant produire des effets destructifs sur la maçonnerie. Le mieux est de les faire reposer sur le plan supérieur du fourneau en faisant un peu dépasser Textrémité des armatures.

Les fers qu'on dispose quelquefois en pleine maçonnerie comme armatures sont souvent plus nuisibles qu'utiles parce qu'ils se dilatent beaucoup plus que la maçonnerie.

Pour les chaudières à bouilleurs, le devant du fourneau doit élre recouvert, comme nous Tavons dit, par une grande devanture ea fonte scellée dans la maçonnerie et portant les gonds des portes du foyer et du cendrier. Les gonds scellés isolément dans le fourneau, comme on le faisait à l'origine, ne sont jamais solides.

Les boulons de scellement de la devanture doivent être écartés du foyer autant que possible, afin d'atténuer les effets de la dilatation.

Afin de protéger le chauffeur^ en cas d'explosion des gaz combustibles ou de fuite accidentelle de vapeur, il est nécessaire de pourvoir les portes du foyer d'un système de fermeture qui les empêche de s'ouvrir sous l'action d'une pression intérieure. Dans ce but, on emploie ordinairement une fermeture à clenche et menionnet.

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