Soupape Maurel et Truel. — La charge d'une sou
APPAREILS ACCESS0IttE3 DE SÛRETÉ. i&d
pape par l'intermédiaire d'un levier présente cet inconvénient que, pendant le soulèvement du clapet, le rapport des bras de levier est modifié, ce qui tend à changer les conditions de fonctionnement de l'appareil. Il paraîtrait plus rationnel d'employer des charges directes, mais cela entraînerait en général l'installation de poids très lourds et il serait, par suite, difficile de Térifier que la soupape n'est pas collée sur son siège.
La disposition de MM. Maurel et Truel a pour but de diminuer l'importance du poids direct, en faisant agir celui-ci sur un piston auxiliaire dont la section est beaucoup plus faible que celle du clapet. L'appareil représenté (%. 466) se compose d'une boite crlindro-conique, dans laquelle débouchent deux conduits communiquant l'un avec la chaudière et l'autre avec l'atmosphère.
L'entrée de ce dernier, formant siège, est fermée par un clapet cylindrique de diamètre plus grand. La partie du clapet intérieure au siège est soumise à la pression de l'atmosphère et la zone annulaire débordant le siège est soumise directement à la Fig. f,G6.
pression de la chaudière.
Le clapet est logé dans un cylindre en communication avec la chaudière ou l'atmosphère par l'intermédiaire d'un conduit vertical alésé dans lequel passe un piston chargé de poids. Dans la position normale, le pislon étant au bas de sa course, une rainure longitudinale permet à la pression de la chaudière de venir s'exercer sur la face supérieure du clapet; la différence des pressions sur ses deux faces maintient celui-ci sur son siège. Lorsque la tension de la vapeur augmente suffisamment pour soulever le piston, celui-ci se déplace et ferme le passage de la vapeur ; le dessus du clapet ne supporte plus alors que la pression de l'atmosphère. La pression de la chaudière ne s'exerçant plus
no CHAUDIÈRES A VAPEUR.
que sur la zone annulaire intérieure du clapet soulève celui-ci et la vapeur s'échappe librement.
La base du piston auxiliaire reste sensiblement soumise à I& pression statique de la vapeur et par suite ses mouvements sont réglés sur la variation réelle de tension dans la chaudière.
Lorsque la pression a suffisamment baissé, le piston retombe sur son siège et ta soupape de nouveau pressée par la vapeur sur sa faCe supérieure se referme.
La course du piston auxiliaire est limitée par un épaulcmenl qui vient buter contre une bague de guidage vissée sur des supports venus de fonte avec le couvercle de l'appareil.
Bien que la soupape et le piston soient établis avec un certain jeu pour faciliter les mouvements, on peut craindre que des incrustations ne se déposent sur la tige du piston et ne l'empëcbent de se mouvoir en temps utile.