‹ Traité de physique industrielle, production et utilisation de la chaleur (volume 2)Chapitre 46 sur 182 · EAU ENTRAINEE PAR LA VAPEUR · texte numérisé non relu

EAU ENTRAINEE PAR LA VAPEUR

|)uissaiice vive, continue son mouventenl descendant et vienne Se mélanger à celle qnt est au bas de J'appareil, tandis que la vapeur plus légère se sépare de l'eau entraînée.

Pour que cet appareil puisse fonctionner d'une manière effîcace, il faut qu'entre le point d'arrivée de la vapeur el le niveau de l'eau il y ait une distance suffisante. SI cette dernière élail trop faible, le courant de vapeur pénétrerait dans la masse d'eau, et il se produirait une sorte de barbotage qui augmenterait la proportion d'eau entraînée au lieu de la diminuer.

847. M. Vlnpotte, ingénieur en chef de l'association belge pour la surveillance des chaudières h vapeur, a fait codstniire un appareil dans lequel la séparation de l'eau entraînée s'effectue par l'action de la force centrifuge. Ce séparateur, représenté figure 49^) est formé d'un récipient cylindrique pourvu d'un tuyau central, autour duquel est disposée une surface hélicoïdale.

La vapeur chargée d'eau arrive par le haut du récipient, tourne en descendant dans l'appareil el s'échappe en remontant par le tuyau central. Par suite de ce mouvement de rotation , l'eau est projetée contre la paroi intérieure du cylindre et y ,3

se réunit au fond de celui-ci après avoir dans certains appareils traversé une toile métallique. L'eau séparée peut, selon les cas, rentrer directement dans la chaudière ou être extraite par un purgeur automatique.

Primitivement l'appareil séparateur comportait trois spires, mais M. Vinçotte a reconnu qu'une seule suffll. On coule d'une seule pièce le tube central, rbélice et son cylindre-enveloppe, car il est essentiel qu'il n'existe pas de fuites le long de la paroi intérieure de ce dernier.

848- M. de Naeyer installe parfois à l'intérieur du dôme de vapeur de ses chaudières un séparateur d'eau et de vapeur représenté figure 49^- Cet appareil se compose de deux enton-

noirs concenlriques dont la pointe plonge dans une petite capsule contenant de l'eau. Ces entonnoirs pénètrent dans des cloches également concentriques, de l'axe desquelles part le tuyau de prise de vapeur, aboutissant à la valve de distribution.

Lorsqu'on ouvre cette valve, la vapeur et l'eau suivent le chemin sinueux indiqué parles flèches, l'eau est projetée dans le réservoir inférieur et retombe dans la chaudière; la vapeur épurée sort par le tube central pour être utilisée.

849. Appareil Ehlers. — Cet appareil est composé alternativement d entonnoirs ou troncs de cône et de cônes placés à la suite les uns des autres dans un même cylindre (lig, 497)- La vapeur arrive dans le sens de la flèche et vient frapper sur le premier cône. Les veines fluides divergent et se retournent ensuite pour passer entre l'entonnoir et l'iotérieur du cône ; elles pénètrent dans le second entonnoir et ainsi de suite.

fig ia~. Les changements brusques

de direction dans le mouvement des fluides font que l'eau se dépose à l'intérieur des entonnoirs. Des gouttières circulaires la retiennent et l'amènent au has de l'enveloppe du séparateur. Un tuyau collecteur à trois branches recueille l'eau séparée et l'envoie soit dans ia chaudière, soit dans un purgeur automatique.

Ce séparateur peut être placé soit horizontalement, soit verti-

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calemcnt. Dans ce dernier cas, le courant de vapeur doit être dirigé en sens inverse des flèches de la figure 497, sinon l*eau s'accumulant dans les cônes, il se produirait un barbotage.

850. On a cherché aussi à diminuer la quantité d'eau entraînée en la vaporisant après sa sortie du réservoir de vapeur. Dans beaucoup de chaudières on établit dans ce but des sécheurs de vapeur composés de tuyaux disposés eu serpentins et formant le ciel du fourneau. Les gaz chauds viennent passer au contact des tubes et tendent à vaporiser Teau tenue en suspension dans la vapeur. Ce moyen ne donne pas toujours le résultat recherché, car les irrégularités qui se produisent dans la marche du foyer peuvent rendre les sécheurs inefficaces.

Certains constructeurs n'ont pas craint de relever le blocage des carneaux de fumée au-dessus du niveau de Teau, afin de surchauffer la chambre de vapeur et de vaporiser ainsi tout ou partie de Teau entraînée. Ce moyen est dangereux et absolument contraire aux prescriptions des décrets sur les chaudières à vapeur; en l'employant on s'expose h des poursuites correctionnelles. Nous verrons plus loin qu'on explique certaines explosions de chaudières par le surchauffement de la chambre de vapeur.

On peut produire le surchauffement sans danger en faisant passer le tuyau de vapeur dans les carneaux de fumée, mais la visite et Tenlretien de ce tuyau étant, dans ces conditions, à peu près impossibles, on a rarement recours à ce procédé.

En somme, pour diminuer la quantité d'eau entraînée mécaniquement, il faut éloigner autant que possible du niveau de l'eau, l'ouverture du tuyau de prise de vapeur, augmenter la surface d'évaporation ainsi que le volume de la chambre de vapeur, et répartir la prise sur toute la longueur de celle-ci. Il faut éviter l'emploi de certaines eaux, qui ont une tendance à mousser et à se soulever en produisant des émulsioris. Enfin, il est surtout important de ne pas surmener les chaudières, c'està-dire de ne pas exiger d'elles une production de vapeur trop supérieure à celle qu'elles peuvent normalement fournir.

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