MATIÈRES EN DISSOLUTION ET EN SUSPENSION DANS L'EAU
856. L'eau ordinaire de source, de rivière ou de puits renferme toujours en dissolution une certaine quantité de sels dont la proportion et la nature sont très variables suivant les terrains que le liquide a traversés. Ces sels, sous l'action de la chaleur et de la concentration produite par la vaporisation, se précipitenl
dans les chaudières et forment contre les parois des dépôts ou incrustations qui constituent un embarras sérieux pour la bonne marche des générateurs et souvent même un danger.
Parmi ces sels, se trouvent presque toujours du carbonate et dn sulfate de chaux, qui forment la plus grande partie du résidu de Tévaporation.
Les autres sels sont des sulfates de soude et de magnésie, du carbonate de magnésie, des chlorures de calcium, de magnésium et de sodium, des azotates alcalins et des traces de sels de potasse. On y constate aussi la présence de la silice, deTalumine, de Toxyde de fer et de matières organiques, surtout dans les eaux des rivières traversant les villes.
Les proportions de ces diverses substances sont excessivement variables suivant les pays, la nature des terrains, et comme ces proportions ont la plus grande importance au point de vue des incrustations et du fonctionnement régulier des chaudières, il est indispensable, lorsqu'on veut établir des générateurs de vapeur, (le s assurer, par des analyses et des essais, de la qualité des eaux dont on dispose pour Talimentation. On pourrait citer des industries qui ont échoué dans certains pays pour avoir négligé celle précaution.
Voici les résultats de quelques analyses sur les eaux qui se consomment à Paris. Tous sont rapportés à un volume de 1000 litres d*eau.